Danse de sang de Frédéric Livyns

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 Titre : Danse de sang

Auteur : Frédéric Livyns

Nombre de pages : 154

Première publication en Septembre 2013 chez Val Sombre Éditions ; ISBN : 9791090623088 ; Prix : 16€

Préface écrite par JB Leblanc ; Couverture de Cécile Guillot

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes


Résumé de l’éditeur :

Un décès accidentel.
Une présence persistante par-delà la mort.
Une cérémonie dangereuse qui tourne mal.
Autant d’éléments qui vont mener à l’horreur.
En cherchant des réponses à ses questions, Véronique va libérer « Le Dévoreur », un démon aussi ancien que le monde lui-même.
Elle seule peut mettre fin à la vague de meurtres, aussi violents que cruels, qui s’abat sur la ville.
Mais le temps lui est compté car, à chaque âme absorbée, le monstre devient plus puissant.
Entraînée malgré elle dans un maelström de souffrances, elle devra affronter cette abomination avant que l’horreur ne s’étende au monde entier.

« Danse de sang est un roman sans concession qui n’épargne rien. »
Jean-Baptiste Leblanc


Citation : (page 117)

« …

Ses bras étaient tordus comme s’ils étaient en plasticine, le dos faisant face au plafond et sa tête pendait mollement. Elle les regardait fixement. Des bouts de chair sanguinolents pendaient de son ventre en un mobile sordide, s’agitant à chacun de ses pas. Sa bouche se déforma en ce petit rire monstrueux.

– Venez, putain de merde ! rugit l’inspecteur en la poussant devant lui.

Retrouvant l’usage de ses membres, Véronique courut comme une folle jusqu’à la porte d’entrée. Elle agita frénétiquement la poignée, mais le battant refusa de bouger.

– C’est bloqué ! cria-t-elle.

– Et merde ! jura l’inspecteur.

… »


Ma chronique :

Frédéric Livyns est un auteur avec qui je corresponds beaucoup et que j’apprécie énormément. Ce fut un plaisir pour moi de le retrouver dans un nouveau titre, ou plutôt de retrouver sa plume si attachante. Frédéric a une façon d’écrire qui vous fait vivre ses romans intensément. Le rythme et la dynamique sont lents, mais lents, au début de l’histoire ! De quoi tomber dans la dépression du personnage principal. Et puis pouf, l’espoir commence à naître ; et pouf, l’espoir est là ; et pouf, tout s’affole ; et pouf, c’est déjà fini… Enfin bref, tout ça pour démontrer que le rythme et la dynamique ne sont pas bloqués dans l’histoire, au contraire, ils évoluent ensemble, ne font qu’un avec le récit. De cette façon, tout s’accélère, tout prend vie. Le lecteur peut donc suivre l’héroïne dans ses sentiments mitigés. C’est aussi pour ça qu’il ne pourra pas lâcher le livre. Intensité ! Par contre, si j’ai un petit conseil à donner à Frédéric, c’est de faire attention aux répétitions dans les chapitres 3 et 4. J’adore les styles où les chapitres sont très courts (une à deux pages maximum), mais le plus gros défaut de ces plumes, c’est que quand il y a des erreurs, elles se remarquent très vite. Donc dans ces deux chapitres, le pronom « elle » revient constamment, et en devient lassant. Donc Fred, si tu passes par là et qu’une ré-correction est possible, pense à modifier un peu ces passages (conseil d’amie ^^). Juste un dernier petit point négatif, car ma chronique se doit d’être honnête, j’ai trouvé aussi des coquilles qui m’ont fait frémir. J’ai eu l’impression que la correction a été très bien faite au début de l’histoire puis qu’elle a ensuite été bâclée. C’est dommage, ça bloque un peu la lecture ; mais chers lecteurs, ne vous arrêtez pas à ça, sinon vous allez rater une très bonne histoire, et ce n’est vraiment pas le style de Val Sombre Éditions de publier des livres vite corrigés, au contraire, en général, la correction est très soignée (la correctrice habituelle n’a pas pu s’occuper de ce livre car elle était surbookée). Donc nous avons une narration à la troisième personne qui est plutôt bien choisie, même si parfois je me suis dit que la première personne aurait été sympa aussi, surtout pour les sentiments que ressent l’héroïne. Et puis l’écriture au « Je » permet une meilleure insertion dans le récit pour le lecteur, mais j’avoue que Frédéric c’est très bien débrouillé pour ça. Pour finir la partie écriture de ma chronique, un petit mot sur la mise en page de livre qui est plutôt bien faite. J’ai un gros défaut, j’aime quand tous les chapitres démarrent du côté droit des doubles pages, quitte à laisser un page blanche dans le recueil. Mais avec ce style concis et ces parties très courtes, tout mettre à la suite n’est pas dérangeant, au contraire. Et puis ça se lit très bien. J’ai aussi apprécié le fait que les chapitres n’aient pas de titres, j’en reviens encore au style condensé de l’écriture.

Passons maintenant au côté histoire du livre. D’abord l’intrigue. Je ne vais pas vous dire grand chose, car elle est condensée, mais juste un petit résumé : un rituel vaudou qui tourne très mal, Hahahaha… Vous avez reconnu le méchant démon derrière ce rire qui fait flipper ? Quoi non ? bon ok, j’arrête, repartons sur du sérieux. L’intrigue de ce roman est bien faite,agréable à lire et prenante. Prévisible juste quand il le faut : si vous avez deviné ce qu’il va se passer juste après et ben vous avez sûrement raison. Mais attendez-vous à être surpris ensuite. Pour ceux qui l’ont lu, osez me dire que vous saviez que …, hein ? Ben non, bouche-bée ! Frédéric se débrouille vraiment bien sur ça, presque un génie. Il te laisse deviner un petit truc de l’histoire qui te semble important et paf, il t’en met plein la tête ensuite, il t’occupe l’esprit pour que tu ne puisses pas voir venir l’événement futur qui changer la donne… Donc c’est original, enfin, le côté « devine-devine pas » est original, pas le côté histoire. Je ne dis pas que c’est mauvais, au contraire, mais je parle du fait que les récits sur les rituels vaudous, c’est plutôt courant. Maintenant les personnages… Ma très chère Véronique, l’héroïne de ce livre, que tu m’as mise hors de moi ! Je suis forte, je vais y arriver ; mais non, j’y arriverai jamais ; allez courage, tu peux le faire ; je sombre dans la nuit, je suis inutile ; … Ah mais, aaaaaahhhhhhhhh ! Frédéric sur ce coup là, tu as très bien joué, je l’aime bien ma petite Véro, sensible, attachante, mais j’ai envie de la bouffer aussi, de la bouger. Un personnage bien manier dans la presque totalité du récit, sauf pendant cette partie (tu sais déjà laquelle) où elle se relève vraiment trop vite, où ses sentiments disparaissent à la vitesse de l’éclair. Il aurait fallu un passage descriptif prononcé, qu’elle prenne le temps de se rendre compte de ce qui vient de lui arriver. Le personnage que j’ai préféré, c’est Myriam. Elle se fiche des aprioris, vie sa vie tranquille. Toujours là pour aider Véronique, sa meilleure amie. Du peps, de l’amour, de la joie, de la tendresse, tout ce que j’aime ! Il y a aussi beaucoup de personnages secondaire que j’ai aimé,comme Dajan, Faraa et Père Gonzague. Sans eux l’histoire serait rien, l’univers non plus, car c’est grâce à Dajan qu’on découvre le côté fantastique de notre monde. Bon ok, aussi à cause de Véronique qui fait l’idiote lors du premier rituel (le moment où j’avais envie de l’assommer pour la co****ie qu’elle a faite)… Comment faire venir un démon sur Terre ? Et pas le plus bas dans l’échelle de l’enfer hein ? Il suffit de demander à Véro, elle est trop forte pour ça ! N’y connaissant rien sur les rituels vaudous et leur religions, je ne peux pas vous préciser si les références sont respectés. Mais connaissant Frédéric, je suis presque sûre qu’il n’a pas écrit cette histoire à la légère, et que du travail de recherche a été fait. Derniers points : l’ambiance et les décors. Petite déception pour le côté ambiance. Durant toute l’histoire, j’ai été triste, dégoûtée, choquée parfois, mais je n’ai pas ressenti autant de peur que j’aurais souhaité. Je trouve que ça manque de descriptions sur les scènes angoissantes. Je voyais bien que Véronique flippait comme jamais, mais ça ne m’atteignait pas vraiment. C’est dans ces moments là que la narration à la première personne aurait été bienvenue, pour un ressenti plus pur, plus intense. Par contre, lors des scènes finales, à partir de la voiture, woua ! Là, c’était intense. Tellement bien écrit que j’étais dedans, avec Véro et l’inspecteur, à regarder constamment derrière moi pour voir où c’était. Là, j’ai eu peur, là, j’étais angoissé ! Et que j’ai aimé ça ! Dans cette scène, c’est ici que les décors ont le plus prie vie ! Dans ma tête, je voyais tout ! Mais bon, les scènes de crimes étaient aussi très bien imagés.

Après tout ça, je ne peux que vous conseiller ce livre, et cet auteur qui continue à me plaire. Si vous avez une folie à faire, là, maintenant, tout de suite, c’est sur ce roman que votre choix doit se poser. En plus c’est un tome unique, alors pas besoin d’attendre la suite. Et puis, ça fait toujours plaisir d’acheter un livre à une petite maison d’édition. Merci Frédéric pour cette nouvelle découverte de ta plume et à Val Sombre Éditions pour t’avoir publié. Merci à vous deux pour ce charmant service de presse, de m’avoir une nouvelle fois fait confiance en tant que chroniqueuse. Merci Fred pour cette charmante dédicace et pour les remerciements, ça me touche énormément. J’espère t’avoir rendu l’appareil avec cette chronique qui vient du cœur ^^.

Une dernière chose : depuis ma lecture de ce livre, une nouvelle version a été préparée pour la ré-édition. Donc vous pourrez lire sans vous occuper des coquilles qui auront étés bannis ! Un livre comme je l’aime ^^. Mais pour cela, il faut que les derniers exemplaires sont vendus, alors je compte sur vous, car il faut quand même se dire que les premières éditions, c’est de l’or ! ^^


Qualificatifs : Intense, prenant, passion, vivre (ou mourir ^^)

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