Les roses noires de la Seine-et-Marne de Pierre Lepère

Les roses noires de la seine et marneTitre : Les roses noires de la Seine-et-Marne

Auteur : Pierre Lepère

Nombre de pages : 224

Format : Poche – 11,5*19 cm

Première publication le 12 Mars 2015 chez les éditions « La Différence » ; Collection  : Noire/La Différence

ISBN  : 978-2-7291-2158-7 ; Prix : 18€

Couverture de Jean Mineraud

Lectorat : Adultes

Genre : Roman policier

Site et présentation du livre par l’éditeur ICI


Citation :

« Julien Varennes s’appuya contre le mur. Il se tenait le ventre pour s’empêcher de vomir. Puis, il se remit d’aplomb et s’enfonça dans le labyrinthe de ces couloirs qui menaient nulle pat, de ces escaliers raides aux tournants imprévus, de ces paliers déserts, de ces portes toujours fermées de l’intérieur. » – Chapitre 20, page 132.

Pourquoi avoir choisi cette citation ? Pour vous montrer que l’auteur écrit bien. Certes, c’est peu pour se faire une idée, mais voyez sa façon de passer d’une phrase à une autre et de jouer avec les « fausses répétitions ».


Résumé de l’éditeur :

Crimes et suicides se succèdent à Crayencourt, une commune résidentielle de Seine-et-Marne, qu’on appelle aussi « la ville des roses ». Est-ce parce que le Club Minos, boîte de plaisir et de jeu, vient d’être acheté par un mafieux russe exilé ? Est-ce en raison de la guerre intestine que se livrent le maire et son premier adjoint, PDG de la société de surveillance Ibis Sécurité ? Qui tire les ficelles ? Qui sont les tueurs à l’œuvre ? Pourquoi les services secrets s’intéressent-ils à cette petite ville autrefois paisible ? Autant de mystères que la commissaire Annie Pasture aura à démêler avec l’aide d’un jeune journaliste audacieux.


Petit mot avant-garde :

Je souhaite remercier encore une fois les éditions de La Différence. Autant pour leur confiance, que pour l’amour qu’ils ont pour les livres, mais surtout pour la gentillesse qu’ils ont envers leurs partenaires blogueurs. J’ai rarement vu des maisons d’éditions qui offrent le livre papier aux chroniqueurs alors qu’il n’a pas apprécié le livre qu’il a lu. Ils ont un respect hors du commun pour leurs partenaires, et pour ça je les salue et les remercie de tout mon cœur.

Autre chose, effectivement, je n’ai pas apprécié ce livre. Mais attention, je ne dis pas qu’il est mauvais. Les goûts et les couleurs sont différents pour chacun et il se trouve que ce roman policier n’a pas su m’atteindre. Mais vous verrez vite dans ma chronique que ce livre et très bon !


Ma chronique :

Il y a une question que je me suis posée durant toute ma lecture de ce livre : qu’est-ce qui fait que l’auteur écrive de cette façon ? En effet, je suis restée très interloquée par le style de Pierre Lepère. Ce monsieur a une plume qui est très proche du genre polar – ouf me direz-vous ^^ -, mais qui a dont de demander aux lecteurs « Tu me suis là ? » ou « Et là, tu sais où on se trouve dans l’histoire ? ». Je dois avouer que cette écriture m’a posé soucis. Je ne suis pas habituée à ne pas savoir suivre l’auteur, ni savoir où il veut aller. Et là, j’étais vraiment perdue. Il m’a très souvent laissé en arrière pour me retrouver plus tard dans le commissariat ou dans une maison quelconque. Le plus difficile était de ne pas comprendre où il voulait en venir. L’explication la plus logique et la plus censée à cette énigme est que je ne suis pas de tout familiarisée à ce genre littéraire. Pour tout vous dire, je n’ai du lire que deux polars avant celui-là, et je n’avais pas accroché. Mais j’ai grandi, j’ai mûri et j’ai voulu ré-essayer. Manque de bol, je pense que ce genre ne me convient toujours pas (mais c’est toujours un plaisir de découvrir de nouvelles plumes). Sinon, je pense avoir senti autre chose sur le style d’écriture de l’auteur. Le fait qu’on ai du mal à le suivre et qu’il faille chercher pour voir où il veut emmener le lecteur me rappelle le genre littéraire qu’est la Poésie. On sent très bien que Pierre Lepère joue avec nous grâce aux mots qu’il utilise et aux phrases qu’il tord de multiples façons. Encore une fois, dommage pour moi, mais je ne suis pas fan de ce genre non plus (et là, c’est avéré), mais les personnes qui lisent ces deux embranchements de la littérature devraient être plutôt comblées. Par contre attention, il faut aussi aimé la politique (j’y reviendrais plus tard). Je pense avoir fait le tour quant à la plume de Pierre Lepère. Passons maintenant à la dynamique et au rythme. Ici, je n’ai pas grand chose à dire. L’histoire est menée plus par la politique que par le meurtre, du coup l’effet produit est plutôt lent. Que se soit pour la dynamique mais aussi pour le rythme.  Il y a bien un moment où le rythme du récit prend toute sa vivacité, mais c’est de courte durée. Je trouve que l’auteur à fait un choix judicieux sur cela : ça rend sa plume véritable et renforce le côté poétique. De plus, il a décidé d’utiliser un minimum de dialogue. Donc forcément le rythme n’en ai pas plus vif. Après, la dynamique aussi a été faite pour que le lecteur s’imprègne de cette sensualité poétique. Par contre, elle, elle ne bouge pas. Elle est très linéaire. Encore un point pour appuyer mes dire, les répétitions ne sont pas forcément présentes. Par là, je veux dire qu’il y a des semblants de répétitions. Vous me suivez ? En fait, il vous semble qu’il y a des répétitions, mais en fait, il n’y en a pas. Pour mieux comprendre, relisez la citation et ça vous paraîtra plus clair. Et enfin, pour en finir avec la partie « remarques sur l’écriture » de ma chronique, je dirais juste que la narration à la troisième personne m’a paru très correcte pour un texte tel que celui-là.

Un petit interlude (je fais aussi un rappel sur mon côté collectionneuse qui me fait quasiment lire et aimer que des grands formats). J’ai lu ce roman en format e-book, et comme dit plus haut, l’attachée-presse a été géniale et m’a offert le format papier. Au vu du prix, je me suis dit que ce livre devait être un très grand format vu le nombre de pages (rappel : 18€ et 224 pages). Mais quand je l’ai reçu, j’ai été très étonné de voir un format poche ! Je me suis d’abord indignée qu’un petit livre soit si cher. Mais ! Oui mais, quand j’ai vu la qualité de l’ouvrage, j’ai de suite changé d’avis. La couverture est d’une qualité rare et le travail produit par l’éditeur pour la mise-en-page, la correction, la couverture, et cetera est impressionnant. Alors certes, ça reste cher, 18€ c’est un peu osé, mais franchement, ça vaut quand même le coup.

Il est temps, passons au côté « histoire » de ma chronique. Comme vous le savez déjà, ce livre ne m’a pas du tout transporté, principalement à cause du fait que l’histoire est trop longue. Hors polar, hors poésie, hors politique, je m’attendais vraiment à un côté noir, vu que ce livre est publié dans la collection « Noire/La Différence ». Pour la différence, il est clair que ce roman est très bien placé, autant dans la plume que dans l’intrigue. Mais j’ai été incapable de voir ce côté noir. Et c’est bien dommage, parce que je suis sûre que si l’auteur l’avait voulu, il aurait pu rendre son histoire beaucoup plus percutante. Pour ce qui est de l’intrigue, le résumé de l’éditeur en quatrième de couverture dit « Crimes et suicides se succèdent ». Non, ne vous attendez pas à des meurtres en série, à des meurtres à tout bout de champs, ni à plusieurs suicides. Il y en a très peu et qui arrivent plutôt loin dans l’histoire, hormis le premier meurtre qu’on sous-entend au bout de 55 pages. Donc vous comprendrez de ceci qu’il y a très peu d’action du genre. En fait il y a très peu d’actions tout court. Même les descriptions sont peu présentes. En fait, l’auteur nous décrit beaucoup la politique de la ville, à tel point que s’en est dès le départ le thème du roman. Donc attendez-vous beaucoup plus à une histoire politique qu’un policier. De plus, il faut apprécier de tout savoir sur les personnages qui sont très profonds et pour la plupart qui sont très intéressants. L’auteur a du poser leurs vies devant lui, de A à Z, avant de commencer à écrire. Rien n’est laissé au hasard. L’intrigue, les personnages, les lieux, tout est très bien développé. Je dis bravo à l’auteur pour tout ça ! Bon après, c’est très prévisible, mais c’est voulu. Par contre, je ne parierai pas sur l’originalité du récit, vu que je ne lis pas beaucoup de livre de ce genre, je ne me prononcerai pas à « haute voix ». Mais mon instinct me dit que c’est plutôt banal. Mais qu’y a-t-il de mal à écrire quelque chose de banal ? Rien ^^. Un autre point que je ne peux pas vraiment argumenter concerne l’ambiance. Vu que je n’ai pas apprécié l’histoire, je n’ai pas ressenti grand chose. Sauf pour la scène du premier meurtre qui m’a fait du mal, vu que je mettais vraiment attachée à ce personnage. Et d’ailleurs, j’en veux à l’auteur de l’avoir tué si vite. C’est frustrant, mais bon on s’y fait. Mais du coup, je n’ai pas réussi à m’intéresser à un autre humain. Sinon, les décors sont simples, vu que l’histoire se déroule en temps réel, l’auteur ne pouvait (et ne voulait sûrement pas) faire des extravagances.

En conclusion de cette longue chronique (désolée, je crois que je ne sais plus écrire court, mais j’essaierai sur la prochaine, promis !), ce livre est un bon livre, qui peut trouver bon nombre de lecteurs, mais qui peut tout de même en rebuter certains. Ceci dit, je le conseille, ne serait-ce que pour la plume délicate de Pierre Lepère.


Des qualificatifs ? Différence

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s