L’ombre double de Clark Ashton Smith

l'ombre doubleTitre : L’ombre double

Auteur : Clark Ashton Smith

Langue : Français

Format : E-Book – e-pub

Première publication en 2014 chez les éditions « Mythologica » – Collection : Mythologica Revue, magazine n°2 ; Publiée le 2 Mars 2015 pour la présente édition – Collection : Alternative

ISBN  : 979-10-930-0499-0 ; Prix : 0€99 ; Nombre de pages : 16

Couverture de Mathieu Coudray

Lectorat : Jeunes Adultes – Adultes

Genre : Fantastique

Tome unique

Site et présentation du livre par l’éditeur ICI


Citation :

« Puis, un bel après-midi d’été nous trouva marchant sur la terrasse de marbre derrière la maison, comme était notre habitude. Vêtus de robes pourpres, nous cheminions entre les arbres agités par le vent et leurs ombres biscornues ; et là, sur le marbre, suivant nos pérégrinations, je vis l’ombre bleutée d’Avyctes et la mienne ; et entre elles, une vague esquisse noirescente qui n’était pas due aux arbres. Malgré ma surprise, je n’en parlais pas à Avyctes, et observai le phénomène avec circonspection. » – Page 9.

Pourquoi avoir choisi cette citation ? Parce que c’est bien écrit, tout simplement.


Résumé de l’éditeur :

« Deux sorciers vont découvrir qu’on ne s’introduit pas impunément dans le torrent des siècles, de peur d’en ramener une entité plus ancienne que le temps lui-même… »


Petit mot avant-garde :

Je tiens à nouveau à remercier les éditions Mythologica qui sont venues me proposer de chroniquer leurs livres. C’est la première fois qu’une maison d’édition vient me voir d’elle-même, et ça m’a beaucoup touché. Merci !


Ma chronique :

C’est pour moi une première de lire un livre du genre Lovecraftien. J’ai dans ma bibliothèque le Necronomicon qui m’attend bien sagement. Et pourtant, avant même de connaître le maître du genre, j’ai voulu essayer de lire une nouvelle de ce style si différent. Je pense que j’ai bien fait, car ça me donne une bonne idée de ce que pourrait être les œuvres de Lovecrat. Ce style est très éloigné de tout ce que je lis habituellement. En fait, tout est dans la plume très réfléchie, très posée et très bizarroïde. C’est difficile de lire un livre comme celui-ci, parce que si vous n’accrochez pas, ça ne sert à rien de continuer la lecture. Pour ma part, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire vu que la plume ne m’était absolument pas familière. Elle était un peu rebutante. Mais finalement, je m’y suis vite fait. Mais jusqu’à la fin, j’ai trouvé ça bizarre. Le rythme de cette histoire est marqué par la conjugaison. Elle est classique vu que c’est écrit au passé. Donc passé simple ou imparfait. Mais l’auteur a choisi d’écrire à la première personne du pluriel. Donc on n’a pas un personnage principal, mais deux. Même si un prend les devants et nous conte les événements. Du coup, il y a un côté original et originel dans le récit. J’ai eu l’impression de lire un livre d’ancien temps. Un livre écrit au tout début du genre Fantastique. Et pourtant, la plupart des œuvres de l’auteur ont été écrite entre 1929 et 1935. Donc l’époque de rédaction ne correspond pas à l’époque des récits. Et c’est pour moi ce qui fait la différence, ce qui donne ce côté intéressant à la nouvelle. Clark Ashton Smith a réussi à faire complètement abstraction de la situation dans laquelle il vivait et du courant littéraire qui était maître à cette époque pour se focaliser dans des mondes de sorciers et de magies noires. Et cela avec l’aide de son  grand ami Lovecraft. J’ai aimé aussi la dynamique du récit. On la sent, on sait qu’elle est présente, mais elle est pesante. Elle est là pour appuyer l’effet bizarre du genre. Elle approfondi encore plus le récit. Le vocabulaire accentue cette sensation. Il y a eu pas mal de mots que je ne connaissais pas. Et pourtant, je n’ai pas eu besoin d’ouvrir un dictionnaire et d’en chercher les définitions. Les sens des phrases étaient bien suffisant pour que j’en comprenne l’intégralité.

Pour l’histoire, j’en ai déjà dit pas mal. Mais je tiens à rapporter que l’originalité n’est pas dans le récit, mais bien dans le style. Deux hommes trouvent un parchemin, font un rituel, et paf, il se passe des choses ! Vous l’aurez compris, ce n’est pas très surprenant. Par contre, j’ai bien aimé les personnages, surtout Avyctes qui a une personnalité très curieuse, quitte à prendre de gros risques. Et le personnage mis en avant est aussi très touchant dans sa façon d’avoir peur et de vouloir comprendre les choses. Autre point, l’ambiance du récit est très pesante. L’histoire est racontée de façon épistolaire, donc elle nous est contée. Et cette façon de voir les faits, de se les rappeler en même temps que le personnage principal, approfondie vraiment l’histoire. Du coup, on ressent vraiment les angoisses et les peurs, mais aussi l’espoir et le soutien. J’ai vraiment adoré ! Ça contraste avec les décors qui sont suffisamment décrit. Je n’ai pas eu besoin d’en lire beaucoup. Savoir qu’il fait noir, ou sombre, que les lumières de la rue donnent aux ombres un effet gluant, etc. me suffit entièrement !

En bref, j’ai beaucoup aimé cette nouvelle et j’ai passé un bon moment de lecture. Mais je ne relirai pas de suite un autre livre de ce genre, à voir selon mon humeur. Il faut être vraiment dans une ambiance précise pour se lancer dans une lecture comme celle-là. N’oubliez pas d’éteindre la lumière et d’allumer les bougies.


Des qualificatifs ? Différent/Intrigant/Intéressant

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