Aliénations de Jean-Michel Calvez

AliéntionsTitre : Aliénations

Auteur : Jean-Michel Calvez

Langue : Français

Format : E-Book – e-pub

Première publication en 2014 chez les éditions « Mythologica » – Collection : Alternative ; Publiée le 2 Mars 2015 pour la présente édition

ISBN  :  979-10-930-0474-7 ; Prix : 2€99 ; Nombre de pages : 407

Couverture de Michel Borderie

Lectorat : Adultes

Genre : Science-Fiction

Tome unique

Site et présentation du livre par l’éditeur ICI


Citation :

« Je me souvenais, de tout. Moi, à l’orée du sommeil fœtal, pétri d’appréhension malgré l’arsenal de chimies compensatrices. Immersion lente dans le plasma de vapeur saturée, puis silence sensoriel absolu, bruit blanc immense, infini, mais aussi fugitif qu’une microcoupure d’énergie de mes circuits mémoriels, qui aurait été rattrapée in extremis par une unité-tampon électrostatique. J’avais l’impression, subjective, d’en être resté à un battement de paupières de distance dans le temps ou, moins que cela, à cycle d’horloge du GemmNet. C’était faux, incommensurablement faux. Et je savais, très exactement, quelle serait l’étape suivante : réapprendre à parler. » – Pages 13 et 14.

Pourquoi avoir choisi cette citation ? Parce que c’est quasiment le début de l’histoire et que j’aime bien cette pensée.


Résumé de l’éditeur :

« Sur le vaisseau Gemme, cinq membres de l’équipage ont été éveillés avant le terme du voyage vers Orion, un objectif prioritaire annulant leur mission initiale. Ordre leur est donné d’aborder l’objet inconnu vers lequel on les a redirigés, et de se préparer à ce qui serait le « premier contact extraterrestre » de l’histoire humaine. »


Petit mot avant-garde :

Je tiens de nouveau à remercier les éditions Mythologica qui sont venues me proposer de chroniquer leurs livres. C’est la première fois qu’une maison d’édition vient me voir d’elle-même, et ça m’a beaucoup touché. Merci !


Ma chronique :

J’étais très emballée à l’idée de pouvoir lire et chroniquer un livre de science fiction et de découvrir cet auteur dont beaucoup de monde parle. Du coup, j’ai sauté sur l’occasion quand les éditions Mythologica m’ont proposé de lire ce roman. Malheureusement pour moi, mon histoire avec cet e-book à vite tournée aux soupirs. Ma liseuse n’étant plus très jeune, j’ai du mal à lire certains e-pub dessus. J’ai donc commencé cette histoire avec un nombre de 1096 pages au compteur et certaines manquantes. Je finissais par désespérer quand j’ai pensé à transformer le format E-pub en PDF. Et là, miracle ! Avec un total de 1185 pages et une écriture ÉNORME, j’ai enfin pu me concentrer sur ma lecture !

Dès le départ, j’ai remarqué que Jean-Michel Calvez connaissait vraiment bien son sujet. Son style est vraiment, mais alors vraiment très concis, précis et parfois difficile à suivre. Les phrases de cette histoire sont remplies de vocabulaire scientifique, de mots complexes, de termes inconnus au bataillon pour les personnes comme moi. Je trouve que sa plume est vraiment super intéressante. Il sait utiliser les bons mots, aux bons moments et avec tact. Par contre, si comme moi on n’y connaît pas grand chose aux nouvelles technologies et aux avancées scientifiques, on est vite laissé dans le compartiment inférieur du vaisseau. Cette lecture a été une lecture difficile. Au départ, je cherchais la définition de tous les mots que je ne connaissais pas. Mais passé une trentaine de page, j’ai vite arrêté et essayé de comprendre les mots dans l’ensemble. Et ma lecture est devenue plus souple, mais pas encore assez pour que mon esprit se laisse porter par l’histoire. Pourtant, tout était là : une narration à la première personne mesurée, un rythme lent et assez immersif, des dialogues intéressants et aucune répétition. C’est donc ce vocabulaire compliqué constant qui m’a interpellé et bloqué. Par conséquent, j’ai eu du mal à suivre les personnages dans leurs réunions, leurs discussions, leurs théories. Les sentiments qu’ils ressentaient me laissaient indifférentes. Mais j’ai persisté. Une part de moi voulait finir ce livre, une autre voulais arrêter nette. J’ai donc fait un compromis avec mon esprit.

L’histoire m’intéressait bien : pour une fois que ce sont des humains qui vont faire la découverte d’extra-terrestres et non l’inverse, j’ai accroché au récit. Je voulais absolument savoir ce qui aller se passer, voir sur quoi ils allaient tomber, comment ils allaient s’en sortir, etc. J’ai fini par lire le roman à vitesse grand V, en omettant les descriptions. Oui, je sais, ce n’est pas bien du tout. Mais je pense que je relirai ce livre dans quelques années, quand j’aurais mûri encore un peu et que je pourrai me faire un avis plus poussé. Si on me demandait de faire une seule critique sur l’intrigue, je dirais qu’elle est trop préparée. Pour les personnages, j’ai beaucoup aimé la psychologue, c’est une femme intelligente, qui a du sang-froid, mais qui au bout d’un moment, éclate comme une pastèque qu’on fait tomber. Elle m’a paru réelle. Par contre, le personnage principal ne m’a pas convaincu. Je pense que j’aurais été plus proche de lui si je n’avais pas connu absolument toutes ses pensées. En fait je pense l’avoir trouvé un peu trop stéréotypé, ou peut-être trop masculin pur et dur, mais vous me direz que c’est exactement la même chose ^^. Pour ce qui est des ambiances dans le livres, j’ai vraiment, mais alors vraiment aimé la toute première scène, celle du réveil, qui est superbement écrite et qui vous met dans le bain de suite. Il y a aussi la première mise en scène du vaisseau extraterrestre. Elle est frappante à souhaits, sombre, et le décors est vraiment dégoûtant. Bref de quoi passer de bons moments angoissants. Ah, et j’ai beaucoup aimé une des critiques du livres : Les humains peuvent être très intelligents, mais ça ne les empêche pas d’être très très stupides. Ben oui, pourquoi continuer la mission qui peut sauver l’espèce humaine alors qu’il y a un vaisseau extra-terrestre à porter de main ? « Je suis le chef des chefs et je dis que les humains peuvent attendre ! » Ahahah, les gros bonnets politiciens…

Bref, vous l’aurez compris, ce livre a été une lecture saccadée et assez difficile. Mais je suis certaine qu’elle trouvera son lot d’amateurs, il suffit juste d’être cultivé, d’avoir envie de savoir beaucoup de choses sur la science de l’espace ou d’être ingénieur, comme l’auteur ^^. Et puis même si vous n’êtes pas de tous ceux que je viens de citer, tentez quand même votre coup, on ne sait jamais si un coup de cœur littéraire ne vous tend pas les bras !


Des qualificatifs ? Instructif

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