Aux douze coups de minuit… de Emmanuel Delporte

aux douze coups de minuitTitre : Aux douze coups de minuit…

Auteur :  Emmanuel Delporte

Langue : Français

Format : Papier – Grand format – 13.97*21.59 cm

Première publication française le 22 Mars 2015 aux éditions «Otherlands »

ISBN  : 978-2-7973-004-4 ; Prix : 8€90 ; Nombre de pages : 176

Couverture de AKS

Lectorat : Adultes

Genre : Recueil de nouvelles – Fantastique/Horreur

Tome unique

Site de l’auteur ICI


Citation :

« 23 Janvier.

Papa a réparé la tablette. Le système de correction orthographique ne fonctionnait plus. Il est très fort en électronique, mon papa. Je lui ai demandé pourquoi les tablettes étaient interdites et il a répondu que c’était parce que l’énergie était strictement rationnée et que les risques d’interférence étaient trop grands. J’ai cherché la définition de tous ces mots compliqués dans le dictionnaire. » – Page 124 pour la nouvelle NRBC.

Pourquoi avoir choisi cette citation ? Parce que c’est ma nouvelle préférée, tout simplement.


Résumé de l’éditeur :

« Aux douze coups de minuit… les enfants dorment. La lune éclaire le pays des ombres et la mort rôde. Monstres évanescents, croque-mitaines, spectres égarés errent dans les contrées des rêves, prêts à tailler en pièces les voyageurs imprudents et à s’abreuver au comptoir de leurs âmes.

En douze textes, Emmanuel Delporte établit une cartographie du pays de l’horreur, empruntant les chemins du fantastique, de la science-fiction et du polar pour torturer ses personnages et secouer le lecteur. Douze récits imaginaires mais ancrés dans la réalité de vies fragiles, dans lesquels il traque les démons tapis dans les sombres recoins des maisons humaines. La devise de Stephen King n’a jamais semblé si vraie : Les monstres existent.

Mais aux douze coups de minuit, ils étalent un reflet terrifiant sur les miroirs brisés : le nôtre. »


Petit mot avant-garde :

C’est Emmanuel qui est venu me voir pour me proposer de lire son roman. On se connaît grâce à la maison d’édition qui nous a tous les deux publiés. Je suis super contente qu’il ai pensé à moi, ça fait vraiment plaisir ! Et surtout que je voulais le lire son recueil de nouvelles ^^. Du coup, merci Emmanuel pour ta confiance !


Ma chronique :

Je ne fais pas beaucoup de chroniques sur les recueils de nouvelles. La raison en est très simple : je ne sais pas trop comment les présenter. Dois-je faire une critique sur une vue d’ensemble ou parler de chaque nouvelle à la suite. En général, je me positionne sur la première option. Mais pour ce livre, je vais porter mon choix sur la seconde. Vu que ça fait un petit moment que je l’ai lu, et que je n’ai rien noté des points qui me sont venus lors de ma lecture, je vais relire en diagonale ces nouvelles et vous retranscrire mes ressentis. Du coup, je ne serai pas vraiment objective, à voir. Par contre, je me souviens très bien de ce que j’avais pensé de l’écriture de Emmanuel, donc là, vous aurez quand même une vue d’ensemble. Cessons le blabla inutile et parlons sérieusement ^^.

La cave : Cette courte nouvelle de trois pages m’a vraiment plu. Elle reflète l’attache qu’ont les parents sur leurs enfants, ce qu’ils peuvent devenir quand on est trop sur eux. Mais dans le côté vraiment morbide du thème, malsain et écœurant. C’est une histoire qui donne une bonne mise en bouche quant à la suite du recueil.

La chance des uns : Cette nouvelle m’a un peu moins plu. La comparaison entre les humains et les porcs n’est pas très originale mais à toujours son effet. Elle a une bonne construction, mais un peu banale qui fait qu’on s’attend à la suite. Cependant, ce fait relaté fait toujours réfléchir et est toujours bon à lire. Faisons attention à ce qui va se passer ensuite.

Les reflets brisés : Voici encore une histoire qu’on peut régulièrement lire dans les bouquins de ce genre. Cette maison est hantée, n’y entrez pas, vous n’en ressortirez pas. Et au final, vous faites quoi ? Un pari. Et la petite fille prend son courage à deux mains et y entre. Malgré son classicisme, cette nouvelle est très bien écrite, l’auteur ne retient pas ses mots, même si ce sont des enfants qui font office de personnages principaux.

Le portrait : « Je te quitte ». L’amour rend fou, vous le saviez ? Ben voilà, ça peut finir comme ça.

Baby sisters : Qui n’a jamais entendu parler de Baby sisters qui disparaissent ? Une histoire classique avec un très bon personnage principal. Et une vidéo qui doit vraiment faire flipper !

De vieux souvenirs : Une vieille maison, un malade, un fils asocial, une pièce cachée derrière un mur. Puis des disparitions…

Diplopie : Peut-être la meilleure histoire du livre. Elle est très bien écrite, très bien construite, très bien trouvée. J’ai haï ce personnage principal, j’ai eu peur pour les enfants, j’ai aidé la femme à crier. Tomber dans l’alcool et garder ses gosses complètement ivre, avoir de l’attirance pour son adolescente, tout ça parce que tu n’as pas réussi à te motiver dans la vie. Pour une fin parfaite ! Bravo !

Impasse : Quand on dit ne conduisez pas quand vous êtes fatigués ! Yann est papa depuis trois mois quand un gros client l’appel en urgence. Il prend la voiture et va donc le rejoindre. Mais c’est bizarre, il roule, il roule, il roule, voit ce calvaire, une fois, deux fois, trois fois, …

Amnésie, Les chroniques d’Ezequiel Derleth : Enfin une histoire digne des époques passées ! Un chasseur de prime, un démon, une gentille femme et le tour est joué.

NRBC : Celle-ci, c’est sur, c’est ma préférée ! Une nouvelle post-apocalyptique avec un enjeu du feu de Dieu ! J’ai adoré ! Tout est bien dans cette histoire, tout !

Les larmes amères : Les humains qui utilisent les humains. Un profit qui ne changera jamais et qui prendra de l’ampleur, mais pas forcément du bon côté.

Un jeu dangereux : Qui n’a pas envie d’inverser les rôles ? On me fait du mal, je vais me détendre en faisant semblant de faire du mal. Une très bonne dernière nouvelle, qui clôture avec brio le recueil.

En résumé, ce livre est un bon recueil, que je conseille fortement, qui m’a fait passer de très bons moments. Avec ses nouvelles plus ou moins originales, Emmanuel Delporte réussi son pari de publier un premier bouquin de qualité. Bien sûr, parfois, on ressent quelques imperfections où il hésite, mais franchement, il peut être fier de lui. C’est pas donné à tout le monde de réussir du premier coup !


Des qualificatifs ? Prenant et agréable

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s