La Balafre de Dieu de Francis Jr. Brenet

la-balafre-de-dieuTitre : La Balafre de Dieu

Auteur :  Francis Jr. Brenet

Langue : Français

Format : Papier – Broché – Format 15cm x 24cm

Publié le 1er Mai 2015 chez « Underground éditions » – Première édition

ISBN  : 979-10-92387-09-4 ; Prix : 19€90 ; Nombre de pages : 404

Couverture de Sényphine

Lectorat :  Adultes

Genre : Roman – Pur OVNI !!!

Tome unique

Site de l’éditeur ICI


Citation :

« Comme à tant d’autres avant eux, nous leurs souhaitons à tous une vie sans histoires, et les laissons avec le proverbe du jour :

Il faut battre  la belle-mère tant qu’elle est encore chaude. »– Page 206.


Résumé de l’éditeur :

« « Dieu m’a assassiné… »

Et si ces quelques mots griffonnés sur un papier ébranlaient l’Armonésie ? Comment décrire ce pays ? Un Armonésien le ferait en ces termes : « Berceau de la perfection ! Si nous connaissons aujourd’hui des vies sans histoires, c’est grâce au Conseil des Sages – loué soit-il ! – qui nous a purgés de ces maudits rêves et de ces parasites de sentiments… »

Mais quels secrets se cachent derrière cette perfection ? À travers les destinées croisées d’un croquemort immortel, d’une prostituée, d’un médecin du label Mochitude, d’une Dame Pipi, d’un inspecteur de la Karma Police et d’un serial killer, les indices vont peu à peu s’imbriquer comme les pièces d’un puzzle.

Mais peut-être la véritable solution se terre-t-elle en vous, vous qui porterez cette histoire jusqu’aux frontières de la réalité, de l’imaginaire et de la folie ?

Oui, bienvenue en Armonésie, un pays dont vous ne pourrez plus partir… »


Petit mot avant-garde :

Je tiens de tout cœur à remercier les éditions Underground, ainsi que Francis, pour ce moment passé à leurs cotés. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas autant aimé un livre, plusieurs mois que j’accumulais des lectures banales, sans richesses, et que je n’arrivais tout simplement pas à lire facilement. Certes je ne dis pas que cette lecture a été facile, vous le verrez par vous même ensuite, mais un pur bonheur ! Alors merci pour ce moment si présent, intense et délirant !

Maintenant chers lecteurs, je tiens à vous prévenir. Si vous aimez les livres sans prises de têtes, pas compliqués, simples à lire, avec des styles faciles, sans mots bizarres, avec un vocabulaire classique et pas recherché, passez votre chemin, ce roman n’est pas fait pour vous. Par contre, si vous cherchez un vrai livre adulte, avec un vocabulaire riche et complètement imaginé, des personnages hors du commun, un auteur, un récit et un style « What the fuck ! », ce livre est fait pour vous. Je vais vous plonger ici dans un véritable ovni littéraire, un livre qui ne plaît pas à tout le monde, un livre qu’il faut manipuler avec soin. Je vais vous faire entrer dans le monde de l’auteur, qui croyez-moi, est bien attaqué aussi, mais qui est si touchant que même sans l’avoir rencontré, je l’aime déjà. Mais comme je dois être aussi folle que lui, j’ai décidé de vous faire ma critique en empruntant à l’auteur son monde, son univers, en rajoutant quelques personnages et en écrivant ma chronique à partir de son style d’écriture si différent de tous. Gros, gros, gros challenge. Du coup, je vous souhaite à tous une bonne lecture, espérant que ces minis nouvelles vous plairont à tous.


Ma chronique :

Partie I : Causerie prononcé par Monpère Gus en direct de la Sermonerie.

« Mes très chers et biens aimés conpartisans. Moi. Monpère Gus. Père idolâtré. Appartenant au Conseil des Sages – loué soit-il ! -. Ai une merveilleuse nouvelle à vous annoncer. Après cette guerre que nous avons tous vécu contre les Moches – cette guerre qui n’a duré que fort peu de temps à mon goût -, soyez heureux d’apprendre que nous, Pères du Conseil des Sages – loué soit-il ! -, avons déclarés la guerre à tous ces hérétiques d’auteurs qui ne savent déblatérer que des inepties. » Un brouhaha approbateur sortit de la foule en transe. « Oui, oui, je sais, chers conpartisants, quoi demander de plus pour être heureux ! Et bien j’ai une nouvelle encore plus réjouissante à vous partager. » Un « hooooo » interrogateur et impatient se fit entendre. « Nous avons capturé le plus vicieux, le plus perfide, le plus talentueux de ces auteurs. Il se trouve dans nos locaux depuis ce matin même. Et nous avons déjà commencé à le punir. » Là, ce fut les applaudissements les plus prestigieux qu’entendit Monpère Gus de toute sa vie. Il avait tenu à dire par sa propre bouche ces nouvelles juteuses à souhait. Le voilà devenu Haut Cardanal à présent. « Conpartisants ! Continuez d’utiliser le crève-jour, il est fait pour vous, il est fait pour vous libérer. Conpartisants, continuez de croire au Conseil des Sages – loué soit-il ! -, il vous le renvoie bien assez. »

Partie II : Locaux de la Karma Police, sous-sol :

« Mon cher Franis Jr Brennet, vous êtes coupable :

  • D’être né dans un Butternut ;
  • D’avoir monté un « événement social contre-gouvernemental »
  • En ayant écrit un roman totalement indécent envers la société actuelle.

Dites-moi, qu’elles étaient réellement vos intentions ? Oui, oui, oui… Je sais :

  • Vous ne souhaitez pas que les moches soient traités de cette façon. Pourtant, vous ne faites pas parti de cette classe, qu’est-ce qui fait que leur sort vous importe ? hein ? Une idiotie pareil, j’avais encore jamais entendu. ;
  • Vous voulez être reconnu, tout comme votre héros « Yoyoman », d’ailleurs, un tueur au yoyo !? ;
  • Vous voulez être libre de dire ce que vous souhaitez ! Mais mon ptit gars, les sentiments, c’est pour les faibles ! Le crève-jour aura vite fait de vous remettre les neurones en place… ;
  • Vous voulez rêver ??? Sérieusement ??? Je note : double dose de crève-jour, non, triple. ;
  • Vous voulez que les gens ressentent quelque chose quand ils vous lisent. Ben tien ! Summum !

Et parlons un peu du gars qui a sorti votre livre ? Il veut montrer qu’un livre peut être un objet, c’est ça ? Mais mon ptitpère, vous êtes en Armonésie ici ! Si vous voulez mettre tout plein de petits dessins trop mignon et tout beau et ne pas suivre les règles de conduites dictées par le Conseil des Sages – loué soit-il ! -, il faut aller en Grande Bretagne, il parait que là-bas, ils aiment bien les froufrous en tout genre.

Enfin, je ne vois pas ce que je peux faire pour vous, votre cas est désespéré, vous avez :

  • Une plume qui dépasse tous les styles que l’on eu trouver ici ;
  • Un don pour l’écriture tragique ;
  • Un don pour inventer des histoires hors-du-communs ;
  • Un don pour utiliser des époques diverses ;
  • Un don pour inventer des personnages dramatiques ;
  • Un don pour perdre votre lecteur ;
  • Un don pour utiliser du vocabulaire compliqué ;
  • Un don pour faire plaisir ;
  • Et votre éditeur a publié un livre magnifique…

Bref, franchement, je ne vois qu’une seule solution : vous injecter du crève-jour jusqu’à ce que votre organisme ne vive plus que de ça. Et encore, j’ai bien peur que ça ne suffise pas… »


Des qualificatifs ? Pépite !

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2 réflexions sur “La Balafre de Dieu de Francis Jr. Brenet

  1. Tout d’abord, un grand merci et mes félicitations pour cette superbe chronique. À l’instar de ce roman, notre folie n’est pas passagère. La seule différence réside dans le fait de pousser le bouchon pour publier des livres atypiques. Néanmoins, le travail collaboratif avec l’auteur reste primordial pour toute maison d’édition.
    En éditant Francis Jr Brenet, nous avons bien alimenté notre démence.
    Donc, encore merci Péléane de nous suivre, de nous encourager et plus encore de reconnaître le travail bien fait.
    Mais attention, ce livre est plus qu’un objet, car il est « révoltemment » addictif 🙂

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