Lecture suivie 1 : « Je suis un monstre » de Keren Nott – Épisode 2 : du chapitre 4 au chapitre 8 inclus

je-suis-un-monstre-keren-nott.jpgTitre : Je suis un monstre

Auteur : Keren Nott

Éditeur : Underground éditions

Couverture de Érica Petit

350 pages – Prix : 19€90 – Tome unique

Genre : Thriller – Lectorat : Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Bienvenu pour mon deuxième épisode de Lectures suivies ! J’ai vu que le premier avait vraiment bien marché et j’en suis très heureuse ! Merci à tous !

Si vous avez raté le premier épisode, rendez-vous ICI. (Vous y trouverez également le résumé du roman.)


Mon avis à chaud :

J’ai donc continué ma lecture de ce roman. Pour tout vous dire, c’est la première fois que je me retrouve confronté à ce genre de sentiments. Je savais en ayant lu les dix premières pages que je m’attaquais à un livre très dur. Mais là, j’ai vraiment souffert. Je ne sais pas si je vais avoir les mots justes pour pouvoir vous expliquer ce que je ressens vraiment, mais je vais essayer. Par cette lecture, je me retrouve vraiment mal à l’aise. Je lis le livre presque chapitre par chapitre. Je suis incapable d’en lire plus de deux à chaque fois que je m’y plonge. Ce n’est pas que je ne veux pas, mais je suis tellement mal, que je ne peux pas continuer à lire. Cette narration à la première personne fait intervenir l’histoire en moi. Purée, je n’ai pas l’impression d’utiliser les bons mots, ni d’être assez clair, c’est super dur… Quand j’ai lu ces chapitres, j’ai eu l’impression d’être à la place de l’auteur. Il y a un je ne sais quoi qui me dit que Keren Nott se trouve à l’intérieur du roman, qu’elle est Edselias (le héros). D’habitude, le lecteur a tendance à être à la place du personnage principal. Ici, au vu de ce qu’a vécu le personnage, le lecteur ne peut avoir que du mal à s’identifier à lui, ou sinon, c’est qu’il a lui aussi vécu des choses affreuses et c’est lui même qui les écrits. Mais je vois mal une personne comme ça lire un roman de ce genre, puisque je pense que revivre ce genre de maltraitance doit être un supplice. Donc, c’est très dur pour une personne, qui comme moi, vit des choses difficiles dans sa vie mais bien peu tragique finalement,  de s’identifier à ce personnage. Par contre, je ne saurais expliquer comment, mais quand j’ai posé le livre à la fin du chapitre huit et que je me suis mise à réfléchir sur tout ce que j’avais lu, j’ai vraiment senti que l’auteur avait quelque chose à voir avec Edselias, qu’une part d’elle était lui. Mais alors, je n’ose même pas imaginer ce qu’elle a pu ressentir en écrivant ce livre. Maintenant, à travers Edselias, je ressens les pleurs et la rage de l’auteur quand je lis la suite du livre. Et ça donne un effet encore plus rude ; j’ai encore plus mal, je me sens encore plus embarrassée dans ma lecture. Et j’entrecoupe toujours ma lecture, fermant les yeux à chaque fin de chapitre. J’essaie de me calmer, mais c’est vraiment difficile. Je souffre. Et le pire dans tout ça, c’est que je me suis dit à un moment que j’avais tord, que l’auteur ne pouvait pas être autant le héros, ce n’était pas possible ! Jusqu’à ce que je lui pose la deuxième question du premier épisode de ce lecture suivie « Pourquoi avoir choisi d’écrire à la première personne » et qu’elle me réponde « Et il faut avouer aussi qu’il y a un peu de moi entre les lignes… D’ailleurs, le meilleur compliment qu’on m’ait fait était : « J’ai l’impression qu’Edselias, c’est un peu moi… »« . Purée ! Imaginez ma tête à ce moment là, ce moment où je me suis dit « C’est impossible ! ». J’en frissonne rien que d’écrire tout ça.

Ce qui naît de ce roman est sa Puissance. Une véritable présence, quelque chose de malsain qui vous rend si mal-à-l’aise.


Mini-interview de Keren :

Ton écrit est bien sûr basé sur l’histoire de Edselias, le héros. Mais dans ces premiers chapitres, tu joues beaucoup sur la maltraitance et toutes les formes qu’elle peut avoir. Pourquoi avoir choisi une situation telle que celle-ci ? Ce doit être si difficile d’écrire sur un sujet si dur. « Ma sœur et moi avons un intérêt commun pour les serial killers, et en nous informant sur le sujet, nous nous sommes vite aperçus que beaucoup d’entre eux avaient subi des abus lors de leur enfance. J’ai donc voulu pour Edselias une certaine logique dans son parcours. Il était important qu’il subisse pour ensuite faire subir. Outre la dimension réaliste, un des autres aspects de Je suis un monstre et de mon écriture en général est le côté exacerbé des émotions et des sensations. Je souhaitais, comme je l’ai dit précédemment, que le lecteur soit assailli par des sentiments très forts et pour moi, les émotions qui frappent le plus durement sont incontestablement la peur, la douleur et la rage. J’ai voulu que ce cocktail détonnant domine le livre et le personnage. Et il faut avouer que j’ai toujours trouvé au désespoir une certaine forme de noblesse.« 


Je vous retrouve très bientôt pour la suite !

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