King’s Game, tome 3 : [Origin]° de Nobuaki Kanazawa

king-s-game,-tome-3--originTitre : King’s Game, tome 3 : [Origin]°

Auteur :  Nobuaki Kanazawa

Langue : Français – Langue originale : Japonais – Traduction : Hana Kanehisa

Format : Papier – Broché – Format 22,5 x 3,5 x 14 cm

Publié le 17 Septembre 2015 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-37102-048-1 ; Prix : 15€00 ; Nombre de pages : 410

Couverture de Gaëtan Waquier

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes

Genre : Roman – Thriller horrifique sous le thème de la nouvelle technologie

Troisième tome d’une série – Quatre tomes sortis en France pour cinq au Japon

Page facebook de l’éditeur ICI


Citation :

« Sam. 13/08, 00:01.
Message: Tout votre village participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés dans la journée du 13 août. Aucun abandon ne sera toléré.
Ordre n°6 : Chaque villageois doit déposer la tête tranchée de l’un de ses voisins devant le panneau d’affichage de la grande place. Le gage en cas de désobéissance sera la mort par démembrement. » – Page 171, Ordre n°6.


Résumé de l’éditeur :

« 24h pour obéir, une seule sanction : La mort.
Avec King’s Game Origin, revenez aux sources mêmes de la malédiction !

Été 1977, village de Yonaki. Les adolescents de ce petit hameau de montagne ont enfin trouvé de quoi pimenter leurs longues journées de vacances : Yûji, le meilleur ami du jeune Kazunari Honda, a reçu dans sa boîte aux lettres une étrange enveloppe noire qui contient un message… plutôt effrayant. Les jeunes gens décident de se prêter au jeu de son mystérieux expéditeur, le roi, et de relever le macabre défit : ils doivent toucher avant la fin du jour un cadavre humain…
Mais ce que Kazunari et ses amis prenaient au départ pour un canular vire en un rien de temps au cauchemar. D’autres missives leur parviennent – des challenges de plus en plus insurmontables -, et les habitants de Yonaki succombent un à un aux châtiments attribués par le roi, sous les yeux de la police impuissante. Pour les 32 villageois, c’est le début d’une partie d’échecs mortelle contre un ennemi invisible et tout-puissant ! Combien survivront au carnage ?

Dans la saison 3 de King’s Game, découvrez comment tout a commencé ! Plongez dans les entrailles de Yonaki et remontez dans le temps avec cette préquelle terrifiante… »


Petit mot avant-garde :

Je tiens à remercier mille fois les éditions Lumen pour m’avoir permis de lire ce livre, de m’avoir fait confiance aussi, vu que je leur fais cette chronique longtemps après l’avoir reçu et lu. Et grâce à eux, je suis toujours aussi heureuse de pouvoir lire cette série que j’adore !

Pour retrouver ma chronique du tome 1, si le cœur vous en dit, c’est par ICI et celle du tome 2 ICI.


Ma chronique :

King’s Game [Origin]°… Disons plutôt « Les explications que vous attendez tant, avec de nombreux nouveaux ordres ». Avec le titre de ce tome 3, nous savons tous ce qui nous attend : nous allons enfin savoir d’où vient ce jeu malsain. Peut-être même qui est le roi et ce qui le maintient en vie. Même si nous avons eu quelques révélations ou explications dans le tome précédent, nous sommes vraiment restés sur nos faims.

Ce troisième tome de King’s Game nous transporte dans le passé. Nous suivons Kazunari, jeune homme qui correspond en tout point à Nobuaki (héros des deux premiers tomes), qui se retrouve avec les habitants du village entraîné dans le tout premier jeu du roi. Les téléphones n’existant pas, le roi donne ses directives par lettres manuscrites. Et le temps étant bien différents, les ordres ne sont pas les mêmes. J’ai trouvé ce tome vraiment agréable. Autant par les ordres que par les personnages. Comme je l’ai dit, Kazunari est le portrait craché de Nobuaki, il pourrait être sont père. C’est bien sûr agréable de retrouver un personnage auquel on est attaché, mais j’aurais aimé parfois avoir un plus par rapport à ce que l’on connaît. Je me dis que l’auteur n’avait pas envie de voir disparaître son héros. Mais d’un autre côté, je pourrais tout aussi bien faire le rapprochement entre les autres personnages des trois tomes. J’ai eu l’impression d’avoir tout simplement vu des sosies. On a le gars qui va tout faire pour tous les sauver, la Vipère (ou garce, à vous de voir), le mec qui aime tout le monde, … Si vous voulez, vous prenez les héros des tomes un et deux, vous changez leurs noms et hop voilà de nouveaux personnages. Je ne suis pas très convaincu du système. Pour le caractère principal, je veux bien, mais pour tous… Est-ce un choix de l’auteur ? ou est-ce qu’il n’a pas fait exprès, pensant créer des personnages dignes d’une suite ? L’inconvénient c’est que vous n’y trouvez pas de nouveautés. Mais le gros avantages, c’est que vous rentrez de suite dans l’histoire, sans vous poser de questions. Vu que ce roman cerne davantage un lectorat adolescents/jeunes-adultes que adultes, je trouve que c’est mesuré et vraiment bien trouvé (si comme je l’ai dit plus haut l’auteur l’a voulu). Je ne suis pas en train critiquer les lecteurs adolescents, loin de moi cette idée, vu que j’aime beaucoup lire les romans plus jeunesse. Mais il est vrai que quand on en lit, on n’a pas envie de se poser trop de questions ou de chercher midi à quatorze heures. Et le public visé apprécie sûrement de ne pas se prendre la tête non plus, surtout que c’est souvent par ce genre de lecture que l’on commence à aimer lire. Alors je pense que c’est vraiment bien senti comme façon de « créer » de nouveaux personnages. Nobuaki Kanawaza nous montre encore sa facilité à écrire à la troisième personne. Dans ma chronique du tome deux, j’avais signifié une grande amélioration de son style littéraire : écriture plus fluide, plus mature, plus lisse. Dans ce tome, j’ai retrouvé cette qualité d’écriture et j’ai pu vraiment profiter de ma lecture. Cependant, je dirais qu’elle était un poil trop la même et que du coup, je n’ai pas réussi à me positionner en tant que personnage aux côtés de Kazunari, comme j’avais eu tant de facilité à le faire dans les deux premiers tomes. Je soupçonne l’auteur de nous pondre le quatrième tome à la première personne.
Pour ce qui est des personnages, bien que Kazunari ressemble énormément à Nobuaki, il n’est pas Nobuaki. Le héros des tomes un et deux était mon héros plein d’amour, il est très difficile pour le lecteur de le remplacer par un autre. Il faut aussi mettre en avant que l’on sait dès le départ comment fini l’histoire, cela m’est donc une certaine distance entre le personnage principal et le lecteur. On sait qu’on ne le retrouvera plus. Il y a un autre personnage dont j’ai très envie de vous parler : Mitchiko Hinaro. Cette jeune fille me fait énormément penser à Natsuko Honda, héroïne du tome deux. Elle a plein de colère en elle, est une sale garce et est prête à tout pour vivre. Mais contrairement  Natsuko, elle va vraiment au bout de ses idées. Et surtout, elle fait tout par elle-même, elle n’attend pas qu’un autre se décide à le faire pour elle. Elle va dans le tas et frappe là où ça fait mal. Il y a particulièrement un ordre que j’ai aimé où Mitchiko est mise en avant est fait une chose atroce. Mais je n’ai absolument pas réussi à lui en vouloir. Elle a sauvé sa peau et franchement fallait y penser. C’est de loin le personnage que j’ai préféré du tome, et le plus profond. Il est créé, de part ce héros, une ambiance malsaine et vibrante qui te fait vivre le récit avec passion. Avec Mitchiko, l’auteur a su donner de la nouveauté à son histoire. Et pourtant, ce n’était pas le choix le plus évident à faire.

Hormis la ressemblance des personnages avec ceux des deux premiers tomes, on peut dire que l’auteur aime bien les coins perdus, un peu glauque et sombre. Dans le tome deux, il fait aller les élèves aux ruines de Kamegakubi, lieu rempli de pierres et d’arbres entremêlés ; dans les tomes un et deux, ils vont faire un petit tour au village de Yonaki qui est complètement abandonné et très lugubre. Dans ce troisième livre, l’histoire se passe dans ce même village. On découvre Yonaki tel qu’il était : pauvre, avec une trentaine d’habitant, entouré de forêts et de montagnes. J’ai bien ressenti une nouvelle fois la proximité des ombres et l’éloignement de la civilisation. Quand j’ai lu certains passages, notamment celui de la grotte, je me suis crispée. Le temps que les personnages y arrivent, avec la folie qui commençait à les gagner, je n’étais pas du tout à l’aise. L’ambiance dans ce troisième opus est bien plus pesante, plus prenante, on est beaucoup plus réceptif à ce qui nous entoure. J’ai vraiment aimé cette façon de pré-sentir le malaise continuel du roman.

Je ne vais pas vous parler beaucoup plus de l’intrigue, vous savez bien que le roi tue tous ceux qui lui désobéissent. On sait juste que l’on va avoir le fin mot de l’histoire : qui est le roi, comment c’est arrivé la première fois et pourquoi. Mais il y a un ordre que j’ai vraiment détester lire. J’ai une peur bleue des guêpes et des frelons, c’est même pire qu’une peur… Et voilà un ordre que nous a pondu l’auteur : « Vous devez attraper vivants autant de frelons géants qu’on compte de villageois. (…) ». Mais bien sûr ! J’allais te le dire ! Vas-y toi chercher les frelons et les retenir vivants ! Je vous laisse imaginer mon état lorsque j’ai lu toute cette partie… Et encore, dans le manga, ils sont carrément dessinés ! Vous l’avez remarqué, entre cette citation et celle choisie en présentation, on a affaire à de tous nouveaux ordres et c’est vraiment super ! J’étais là, en train de lire, et n’arrêtant pas de me demander quel ordre allait nous pondre le roi ensuite. Un régal ! Sans compter la présence des policiers, qui rajoute un petit côté intéressant à l’histoire.

Bon, je ne vois pas ce que je pourrais vous dire de plus sans vous spoiler l’histoire. Sachez que pour moi, même si j’ai préféré le deuxième tome, celui là est vraiment super. Mais je suis tout de même super impatiente de lire le quatrième qui vient de sortir et qui à mon avis va tout exploser !


Des qualificatifs ? Prenant, sanglant et bien dérangeant !

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