Lecture suivie 4 : « La Passe-miroir » de Christelle Dabos – Épisode 3 : Livre 2 : « Les diparus du Clairdelune »

Titre : La Passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune

Auteur : Christelle Dabos

Éditeur : Gallimard Jeunesse éditions

Couverture de Laurent Gapaillard

560 pages – Prix : 19€00 – Deuxième tome d’une quadrilogie

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adolescents, Jeunes adultes, Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Si vous souhaitez lire les épisodes précédents de ma lecture suivie, ce que je vous conseille, rendez-vous ICI pour le premier et ICI pour le deuxième. Tous ces écrits sont garantis sans spoilers.


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

« Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions des personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d’une redoutable vérité. »


Voici à présent mes sentiments sur ce deuxième tome : (Juste une petite précision, j’ai écrit cet article le 24 novembre 2020. Aujourd’hui, je me décide enfin à le publier presque en l’état ; avec tout de même quelques petites corrections.)

Alors voilà, nous sommes plus tard. Mais plus tard de pas longtemps, vu que j’écris cet article le lendemain de ma rédaction de l’épisode 2, que ce dernier n’est même pas relu ni corrigé, et donc qu’il n’est même pas publié. Entre nous, ce sera bien la première fois que j’aurais de l’avance dans une chronique sur mon blog, peut-être même la seule avance de toute ma vie ! Enfin, si j’écris cet article si vite, c’est que tout est encore frais dans ma tête, que je ne veux rien oublier et que les tomes suivant me seront livrés dans la journée et je souhaite écrire ma chronique avant de commencer le suivant et de potentiellement me perdre dans mes sentiments. Je souhaite que tout ce que j’ai ressenti dans ce deuxième tome soit dans un coin de mon coeur et qu’il y ait de la place pour le tome suivant.

Donc hier, je finissais ce livre. Environ quatre heures plus tard et après avoir entendu mon chéri me dire des tonnes de fois « tu sais, tu vas devoir le poser un jour », je le lachais enfin. Ça peut paraître idiot dit comme ça, mais non, j’étais incapable de le poser. Je ne voulais pas que ce lien disparaisse. Et je ne vous parle même pas de l’état dans lequel j’étais. J’ai ressenti tellement de choses différentes dans cette lecture, qu’en plus de ne pas vouloir le lâcher, j’ai mis une heure à sécher ces larmes sileucieuses qui ne s’arrêtaient de couler. J’étais dans un état second. Un état dans lequel je n’avais jamais été auparavent. Le sentiment le plus fort qui règnait dans mon esprit était celui-là : j’étais époustoufflée ! Rappelez-vous, dans l’épisode précédent de cette lecture suivie et quand j’ai terminé le premier tome, j’avais peur de voir J.K. Rowling et son fabuleux Harry Potter se voir détrôner de la première place dans mon coeur. Même si j’espèrais, juste un peu, pouvoir de nouveau ressentir ce genre d’émotion lors d’une lecture, je n’imaginais ça pas vraiment possible. Et voilà… oui, voilà que cette chère Christelle Dabos et son Ophélie viennent de prendre la première place du podium ! Je ne doute plus. La Passe-miroir est l’histoire la plus Tout que j’ai jamais lu ! La plus belle, la plus triste, la plus tendre, la plus travaillée, la plus discrète, la plus secrète, la plus changeante, la plus mystérieuse, la plus sombre, la plus délicate, la plus rustre, la plus charmante, la plus sincère, la plus réelle, la plus imaginaire, la plus… la plus… la plus… J’en aurais encore tellement à vous en donner ! Mais si je continue, d’une vous ne me croierez pas ; de deux, vous vous demandez dejà depuis longtemps ce qu’il peut bien clocher dans ma tête ; alors je n’ai pas envie d’en rajouter ; et de trois, je ne veux pas vous spoiler.

Bon, à part toutes ces bonnes paroles, qu’est-ce que je pourrais vous dire qui ne vous en révèlerait pas trop, qui vous donnerait envie de lire ces livres ou qui vous donnerait envie de découvrir l’auteur. En fait, après tout ça, je ne vois pas vraiment ce que je pourrais vous dire de plus. Je vais quand même rajouter ça, une prouesse que peu d’auteurs sont capables de faire. Depuis le premier tome, et surtout dans ce deuxième, il y a une intrigue principale comme dans tous les livres, mais je n’ai pas souvent vu des romans avec autant d’intrigues secondaires si bien étudiées. Des histoires, beaucoup d’histoires, qui sont ultra-complémentaires au récit principal, qui auraient pu permettre à l’auteur d’écrire beaucoup plus de tomes, mais gérées d’une telle main de maître que Christelle Dabos a parfaitement réussi l’épreuve en n’en faisant qu’un tome, grâce à la légèreté de sa plume,.


Finalement, encore maintenant, encore un peu, j’ai peur. Même si je me doute que je ne serais pas déçue par les tomes suivants, je me demande s’ils seront à la hauteur des deux premiers. Le premier ayant été excellent, le deuxième encore plus, qu’est-ce qui m’attend avec le troisième… Peut-on vraiment faire mieux ? La réponse au prochain épisode.

Lecture suivie 4 : « La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos – Épisode 2 : La seconde partie

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/A1RXvV-a53L.jpg

Titre : La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver

Auteur : Christelle Dabos

Éditeur : Gallimard Jeunesse éditions

Couverture de Laurent Gapaillard

528 pages – Prix : 19€00 – Premier tome d’une quadrilogie

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adolescents, Jeunes adultes, Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Ça fait un bail que j’ai terminé ce premier tome et je n’ai jamais continué de vous conter cette lecture suivie. Il est temps d’y remédier. Si vous souhaitez lire ou relire l’épisode un, c’est par ici.


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.»


Voici à présent mes sentiments sur la seconde partie appelée « Au Clairdelune » :

Je vous ai promis de faire mes lectures suivies sans spoilers, et je compte bien m’y tenir. Et pour tout vous dire, ça va être très facile avec cet épisode 2 vu que j’ai fini la lecture de ce roman il y a six mois déjà, et que même si je me souviens de beaucoup de choses, je n’ai pas une mémoire infaillible (loin de là) et je ne voudrais pas vous tromper. Alors que vais-je bien pouvoir vous dire ?
Que je ne suis qu’une égoïste qui a voulue garder le plus longtemps possible cette histoire pour elle toute seule, que je ne voulais pas la partager, que je voulais simplement qu’elle n’appartienne qu’à moi. Ha oui, je vous donne une belle image de moi. Mais en même temps… quel lecteur, parmis tout ce que nous sommes, n’a tout simplement pas voulu garder pour lui seul au moins une fois, un coup de coeur immense ? Je ne dis pas qu’on a jamais voulu les partager, mais qu’une part de chacun d’entre nous fait que nous voulons rester seuls dans nos histoires un moment de plus. Et pour ma part, ce moment, sur ce livre, a durée une éternité !
Mais pourquoi ? Pourquoi ai-je voulu garder ce livre pour moi aussi longtemps ? Pour ça :

« Je viens de finir un livre. Je crois que si ça continue à être aussi parfait, aussi intéressant, aussi bien écrit, aussi tout, cette série risque d’être de loin ma préférée. Le tome premier est plus qu’excellent ! Harry Potter a du soucis à se faire… va-t-il se faire détrôner ??? »
publication de ma page facebook du 9 juillet 2020

J’avais peur… J’étais effrayée… Je n’ai même pas répondu aux commentaires que j’ai reçu. Mais quel livre, quel auteur serait seulement capable de détrôner J.K. Rowling dans mon coeur ? Qui oserait me faire cet affront ? Comment seulement cela serait-il posible ! Et en plus de cette peur iracible qui me tenaillait, j’avais en moi tout un tas d’émotions qui m’avait sauté dessus, sans même prévenir, à la fin du roman. J’étais épatée. Par le style de l’auteur, la qualité de l’écrit et de l’histoire, par l’entièreté des personnages, par la complexité et l’immensité des lieux. Mais surtout, j’étais épatée par le fait que tout était parfait, que tout s’emboitait à la perfection, je n’avais rien, absolument rien à redire de quoi que ce soit. J’ai été transportée comme jamais, pour être redéposée dans mon monde si banal et bancal et de façon assez brutal.
Je devais réfléchir à tout ça, je devais remettre les pieds sur terre. Je devais lâcher les personnages, leurs humeurs, leurs histoires. Je devais redevenir moi.

Le fait est que redevenir moi a été trop rapide. Et j’avais de nouveau peur… Peur de reprendre l’histoire. Peur de ne pas être prête à retrouver les héros. Peur de voir Harry Potter au second plan, même s’il faut l’avouer, ça fait rêver de lire un jour un livre si puissant que même notre sorcier préféré se retrouve destitué. Oui, je l’ai rêvé mais jamais je ne l’aurais vraiment imaginé possible. Mais surtout, et finalement, j’avais peur d’être décue. Par l’auteur, que sa qualité d’écriture ne soit plus la même. Par les personnages, qu’ils aient changés au point de ne plus me plaire. Par l’histoire, qu’elle devienne moins complexe et moins intéressante.

Tous ces éléments regroupés ont fait que même si j’ai acheté le deuxième tome la veille de la fin de ma lecture du premier, je n’ai pas pu le lire, ni l’ouvrir avant six mois. Et que je n’ai pas pu vous écrire cet épisode plus vite.


Et nous en sommes maintenant là, six mois après ma lecture du premier tome. Moi à vous écrire – enfin ! – ce deuxième épisode de cette lecture suivie, et vous à me lire et à vous demander – certainement – ce que vous apporte de lire ce genre d’article qui n’a rien d’une chronique. Et pourtant, vous êtes encore là, ainsi que moi à vous raconter tout sauf l’histoire de ces livres. Et nous serons là, plus tard, encore ensemble je l’espère, pour l’épisode trois de cette lecture suivie qui arrivera très vite.

Lecture suivie 4 : « La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos – Épisode 1 : Le résumé et la première partie

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/A1RXvV-a53L.jpgTitre : La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver

Auteur : Christelle Dabos

Éditeur : Gallimard Jeunesse éditions

Couverture de Laurent Gapaillard

528 pages – Prix : 19€00 – Premier tome d’une quadrilogie

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adolescents, Jeunes adultes, Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Bienvenu pour mon quatrième épisode de Lectures suivies ! Cela fait très très longtemps que je n’ai pas écrit d’article sur mon blog et je ne me serais pas imaginée que je pondrais une lecture suivie. J’espère ne pas avoir perdu la main, et j’espère surtout vous avoir au rendez-vous. Bon suivi à tous !


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.»


Voici à présent mes sentiments sur la première partie appelée « Les Fiancés » :

La première fois que je suis allée aux Imaginales, il y avait une conférence avec l’éditeur de Bragelonne. Une des questions posée était « Comment choisissez-vous un livre parmi tous les manuscrits que vous recevez ? Qu’elle est votre façon de trier en premier lieu ? ». Il a répondu que tout ce faisait dans les premières pages d’un roman, dans les deux premières pages. Que si le style, l’histoire ou les personnages présentés ne lui faisaient rien ressentir, le manuscrit n’était pas lu. Un lecteur, quand il choisit de lire un livre ou de l’acheter, il lit en général le tout début. Si l’accroche se fait, le roman est acheté. Si non, il est reposé sur l’étagère.
Pour le coup, je suis entièrement d’accord avec monsieur Bragelonne. En librairie, ou même dans ma bibliothèque, quand je veux choisir un roman, je lis les deux premières pages. C’est là que je sais si j’ai envie de le lire ou de l’acheter. Je suis bien sûre consciente que parfois, l’auteur se révèle dans la moitié du roman ou même à la toute fin.
Enfin bref, tout ça pour dire que j’ai commencé ce livre il y a quelques jours et que je n’en ai pas parler tout de suite vu que je voulais égoïstement garder le début du roman pour moi.

Dès les premières phrases, les deux premières phrases, j’ai vu que ce livre était unique. Je cite : « On dit souvent des vieilles demeures qu’elles ont une âme. Sur Anima, l’arche où les objets prennent vie, les vieilles demeures ont surtout tendance à développer un épouvantable caractère. » Cela peut vous paraître bizarre, mais j’ai su imédiatemment que j’allais adoré ce roman. Déjà, les maisons ont une âme et un sale caractère. Non je rectifie, ce ne sont pas des maisons, mais des demeures. Oui, maisons et demeures, c’est la même chose. Mais si vous aviez lu « On dit souvent des vieilles maisons qu’elles ont une âme. Sur Anima, l’arche où les objets prennent vie, les vieilles maisons ont surtout tendance à développer un épouvantable caractère. », celà vous aurait-il fait le même effet ? Pour ma part pas du tout. Le mot maison a une connotation beaucoup plus familière que demeure. De plus, la répétition de maison se fait de suite remarquer alors que celle de demeure sonne plus discrêtement. J’étais donc déjà sûre que le style de l’auteur serait travaillé et vraiment agréable à lire. Ensuite, à la troisière phrase, on nous présente les sentiments du batiment des archives familliailes. Alors déjà il y a des archives, (oui, là c’est personnel, je rêve d’aller fouiller des archives et de découvrir pleins de secrets de famille), et en plus, ce batiment a des sentiments ! Non mais sérieusement, une maison des archives qui a des humeurs. J’adore ! Donc la première page nous décrit les sentiments des archives. Lors de la deuxième, on a la description d’un personnage entrant dans le lieu en traversant un miroir. Voilà, le tour est joué. En plus de commencer le livre en beauté en nous étonnant par l’originalité des faits, Christelle Dabos nous prouve en seulement deux pages qu’elle a un don pour les descriptions.

Je vous parle de don, je vous explique. Savez-vous comment ce roman a été choisi et comment il est arrivé sur le marché du livre ? Les éditions Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama ont organisé un concours intitulé Concours du premier roman qui visait à trouver un tout nouvel auteur, jamais publier, afin de donner sa chance à tout le monde. Les seules règles étaient d’avoir écrit un roman sur l’imaginaire et d’avoir un minimum de signes. Toujours grâce à une conférence lors d’une édition des Imaginales, Christelle Dabos a dit ne pas avoir voulu présenter son roman à la maison d’édition. Elle écrivait juste pour son plus grand plaisir, juste pour elle et pour quelques amis qui la lisait. Elle n’avait aucune intention de publication. Si mon chéri se souvient bien, car cela fait deux bonnes années que cette édition à eu lieu et que c’est lui qui a participé à la conférence et m’a rapporté les faits, elle a dit avoir tout de même envoyé son roman aux éditions Gallimard jeunesse pour le concours, car elle avait parié avec ses amis qu’elle ne serait jamais publiée. Le manuscrit est parti dans la boite lors des derniers jours du concours. Fort heureusment pour nous, ses amis ont eu absolument raison d’insister car ce livre promet d’être une belle pépite !

Mais revenons-en à notre histoire. Je ne vais bien sûr rien spoiler, je ne vais même pas vous en dire beaucoup plus que : ce livre est une romance entre le lecteur et des descriptions écritent à la perfection qui vous feront voyager et vivre une histoire où il ne se passe quasiment aucune action. Une seule action en fait. Mais elle est écrite tellement subtilement que vous ne la verrait pas en tant que telle. J’avoue juste adorer les romans où il ne se passe rien. J’adore quand on peut ressentir avec les personnages. J’adore vivre à travers les lieux et les sentiments, la pluie et le beau temps. Durant toute la première partie de ce roman, je n’ai que deux questions qui me taraudent et dont je veux absolument savoir les réponses, mais pas trop vite, car je veux continuer à prendre ce plaisir de lire une plume si raffinée.


Voici la première mini-interview de Christelle Dabos :

Normalement, cette partie est une mini-interview, mais je n’ai pas pris contact avec l’auteur. Cela viendra sûrement, encore faut-il que j’en prenne le temps vu que je dévore son roman, et bien sur que Christelle Dabos soit partante. Je vais donc vous parler d’une autre annecdocte apprise lors de cette conférence aux Imaginales. (Encore une fois, c’était il y a deux ans pour la sortie de son troisième tome et je n’ai malheureusement pas moi-même participé à ce moment, ce que je regrette énormément, donc si mes propos sont faux, je vous mettrai une petite correction.)

Christelle Dabos a confié lors d’une question qui s’adressait à l’illustrateur des couvertures, Laurent Gapaillard, qu’elle s’aidait des illustrations dès elle en avait besoin. C’était des plans précieux qui lui permettaient de se retrouver géographiquement dans certaines des structures qu’elle imaginait.


Je vous retrouve très bientôt, j’espère, pour un deuxième épisode !

La route de Cormac McCarthy

Titre : La Route

Auteur : Cormac McCarthy

Langue : Français – Langue originale : Anglais (États-Unis)

Format : Papier – Lu en poche

Publié le 20 Mai 2009 chez « Points »

ISBN  : 978-2757811610 ; Prix : 6€90 ; Nombre de pages : 256

Photo de couverture de Marion Ettlinger pour l’affiche du film « Dimension Film »

Lectorat : Adultes

Genre : Roman – Science-fiction/Post-apocalyptique

Tome unique

Page du livre sur le site de l’éditeur ICI


Citation :

« (…) Il chuchotait : Papa ? Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ?
Il a été foudroyé.
On ne peut pas l’aider ? Papa ?
Non. On ne peut pas.
Le petit le tirait par sa veste : Papa ? disait-il.
Arrête ça.
On ne peut pas l’aider ?
Non. On ne peut pas l’aider. Il n’y a plus rien à faire pour lui.
Ils continuaient. Le petit pleurait. Il n’arrêtait pas de se retourner. Quand ils arrivèrent en bas de la côte l’homme s’arrêta et le regarda et regarda la route derrière eux. Le brûlé était tombé à la renverse et de loin on ne pouvait même pas dire ce que c’était. Je regrette, dit-il. Mais on n’a rien à lui donner. On n’a aucun moyen de l’aider. Je suis désolé de ce qui lui est arrivé mais on ne peut rien y changer. Tu le sais, hein ? Le petit gardait les yeux baissés. Il opina de la tête. Puis ils repartirent. Il ne se retournait plus. »

– Pages 50-51


Résumé de l’éditeur :

« L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un Caddie rempli d’objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l’humanité. Survivront-ils à leur voyage ? »


Petit mot avant-garde :

Si vous voulez être bluffés, si vous en avez assez de ces romans qui ne vous satisfont pas, ou tout simplement si vous voulez autre chose, lisez ce roman !


Ma chronique :

Je suis là aujourd’hui pour vous parler du livre La Route de Cormac McCarthy. Ça ne va pas être une mince affaire. Je ne sais pas si je vais pouvoir vous transmettre toutes les émotions que j’ai ressenties en le lisant. Pour tout vous dire, je ne sais même pas si je vais pouvoir trouver les mots. Mais je vais essayer.

Quand vous vous plongez dans La Route, vous ne vous attendez pas du tout à ce genre de lecture. Vous êtes remplis de préjugés. Pas sur ce que pourrait être l’histoire – bien que l’on essaye toujours, même sans le vouloir, d’imaginer ce qui peut se passer – mais sur le format du texte lui-même. Pour nous lecteurs, quand nous commençons un livre, nous nous attendons à avoir des chapitres, des virgules, peu de répétitions. Quelque chose de bien structuré et dans les normes. Je vous dirais bien « Non, pas moi, je sais très bien que chaque auteur à son style et qu’un livre peut être différent des autres. » Et je ne suis sûrement pas la seule à vouloir dire ce genre de chose. Mais croyez-moi, même si nous savons qu’un livre peut être différent, même si nous savons que chaque auteur à son propre style, je vous promet que nous ne nous attendons pas du tout à celui de Cormac McCarthy ! Cet auteur casse tous les préjugés que vous pouvez avoir. Il ne se joue pas de vous comme feraient certains. Il utilise sa plume pour vous transporter dans son histoire, pour vous faire ressentir un maximum de chose. Cet auteur a un don incroyable !
Dans ce livre, il n’y a pas de chapitres, que des paragraphes, pas de pages blanches, pas de nom. Peu de virgules, des « et » partout et des répétitions à foison, pas d’introduction, un épilogue qu’il faut éplucher pour le comprendre – bien qu’il ne soit pas un épilogue -, beaucoup de phrases nominales. Pas de guillemets ni de tirets ni de retours à la lignes pour les dialogues, certains étant écrits en plein milieu des descriptions. J’en suis venue à me demander, si ce sont vraiment des dialogues, mais parfois plus des monologues. Le personnage principal pensent-ils qu’il parle vraiment ou parle-il vraiment ? L’impression est donnée qu’il parle à voix haute alors que les mots ne sortent pas forcément de sa bouche. Le contraste entre ce qui est vraiment dit en discussion et ce que le héros pense dire est très subtil. Ça s’ajoute à l’univers pesant et à la profondeur des personnages. Et ça démontre la qualité d’écriture de l’auteur.
Dans ce livre, il y a de la souffrance, de l’amertume, de la tristesse et du malheur. Des moments précieux de joie, de bonheur et des sourires. Englobés dans un condensé de malaises, de tension, de fatigue et de larmes.
En lisant ce livre, vous coupez votre respiration. Vous suffoquez. Vous vous mordez les lèvres à vous en faire mal. Vous stressez. Vous pleurez. Vous souriez, un peu. Vous profitez de chaque rare moment de bonheur. Pour ensuite vous mettre dans un état d’angoisse qui vous prend à la gorge.

Mais alors, que vaut l’histoire. Est-elle comme le style de l’auteur ? Toute aussi originale et cassante de préjugés ? Et bien elle est toute simple… en premier lieu : un père et un fils – qui ont survécu à l’apocalypse – vont marcher vers le sud afin d’échapper au froid du nord qui devient de plus en plus glacial en poussant un caddie. Alors oui, dans cette histoire, vous suivez un père et un fils qui marchent en poussant un caddie. Mais c’est bien plus profond que ça. Cette histoire de marche est là pour faire avancer les choses. C’est grâce à elle et au caddie que vous allez découvrir les personnages, ce qu’ils sont au fond de leur coeur, au fond d’eux, ce qui les définissent. C’est grâce à eux que vous allez vous y attacher. Sans eux, qui font office de décors, il n’y aurait pas de vie dans ce récit, pas d’attaches. Sans cette histoire de voyage, les personnages ne sont rien. Parce que c’est ce voyage qui a déterminé leur caractère.
Ces deux personnages sont tout ce que j’aimerais être s’il y avait une apocalypse de ce genre. Des personnes aimantes, courageuses, avec une envie de survivre extrêmement forte et un amour père/fils à couper le souffle. Mais cet amour ne devra en aucun cas être divisé par qui que ce soit. Il sera protégé à en mourir.
J’allais vous dire que certaines scènes sont très violentes dans le livre. Mais ce n’est pas de la violence telle que nous l’entendons dans le sens classique du terme. Ce sont des scènes qui sont tellement malaisantes que vous les ressentez de façon violente. Je me suis vraiment sentie très mal à l’aise après avoir lu certains passages. J’en retiens notamment un qui m’a fait pleurer et qui m’a donné mal au ventre. (Et j’ai très mal dormi la nuit suivante.) À savoir qu’il n’y a pas que la scène en elle-même qui m’a rendue si mal, c’est aussi le style d’écriture de l’auteur et l’ambiance ultra pesante qu’il a réussi à maintenir durant tout le long de son récit. Sans cette ambiance, si bien amenée, si bien installée et constamment présente, le livre aurait peu d’intérêt. Il faut dire que le paysage monotone, terne et oppressant ajoute à tout ce malaise une pointe de trouble supplémentaire.

Ce roman n’est pas un coup de coeur. Ce roman, c’est plus que ça ! J’en ai pris plein la tête ! Ce roman est un chef d’oeuvre. L’auteur a un don, tout simplement.


Des qualificatifs ? Malaisant, percutant, parfait.

Reviviscences de Maxime Morin et Anthony Lipari

Titre : Reviviscences

Auteur :  Maxime Morin ; Photographe : Anthony Lipari

Langue : Français – Langue originale : Français

Format : Papier – 166 pages

Publié le 15 Mai 2018 chez « Underground éditions »

ISBN  : 979-10-92387-74-2 ; Prix : 23€90

Couverture de Anthony Lipari

Lectorat : À partir de l’adolescent

Genre : Livre photo-texte – Biographie

Tome unique

Page internet de l’éditeur ICI


Extrait :

« Il n’y aura jamais de Nous. Lui est resté Il, tandis que Je n’est plus rien. Il y a eu un On le temps d’un soir. Tout juste m’a-t-il dit Tu. Pour moi, il avait l’image d’un Vous, et pourtant, celui-ci ne s’est révélé qu’un Ils.
Je ne suis même plus un Elle. Je suis un pronom impersonnel, une voix passive qui subit l’action. La passé est devenu un présent sans futur, j’étais un singulier imparfait, devenu pluriel à cause d’un faute d’accord. Une erreur de syntaxe. […] Je suis perdue, guère d’impératif, ma vie se conjugue désormais au conditionnel. Il n’y aura jamais de plus-que-parfait, la souffrance est mon nouvel indicatif. Et le désespoir mon attribut. »
Chapitre 10 : Mise en abîme ; Pages 50-51.

J’ai choisi cette citation parce que c’est la première que j’ai gardé dans un coin de ma tête. J’ai adoré la lire et je la relirais encore et encore.


Résumé de l’éditeur :

« Mon corps vit ses derniers instants, quand mon âme se remémore cette destinée hors du commun. Yeux fermés, sourire aux lèvres, j’ouvre mon esprit, et me laisse bercer de ces instants inoubliables.
Reviviscences tout autour de moi, je dois affronter des décisions qui ont bouleversé mon existence comme les mentalités. Des instants de joie aux grandes souffrances, éprouvés avec l’innocence de l’enfance. Dans l’attente du jugement.

Un livre photo-texte né d’une collaboration photographe auteur. Une multiplicité de genres littéraires mises en valeur par des photographies aux compositions singulières, incarnations de ces moments qui comptent. Le subtil équilibre du lisible-visible, qui vous désignera comme le témoin unique d’une personnalité en avance sur le temps comme sur la vie.« 


Petit mot avant-garde :

J’ai hésité à vous faire une chronique du genre : « Est-ce qu’il y a vraiment besoin de faire une chronique ? Ce livre est une pépite. Lisez-le ! ». Franchement, je n’ai pas forcément besoin d’en dire plus ^^. Alors, merci, du fond du coeur, aux éditions Underground pour cette merveille que vous m’avez offerte ! ❤


Ma chronique :

Biographie, poésie, théâtre, contemporain, romance, fantastique, fantasy, conte, horreur, suspense, angoisse, guerre, historique, je ne crois pas en avoir oublié, ils sont tous là. Ce livre est un assemblage de genres, de mots, de moments qui entourent toute une vie. Ce livre va vous pousser dans vos retranchements pour vous en faire sortir plus fort, plus grand. Ce livre va vous faire découvrir et aimer des choses que vous n’imagineriez même pas accepter. Ce livre n’est pas un livre, mais une présence dont vous ne vous lasserez pas.

« Magnifique », « Super fort en émotion », « Brio », « Encore une fois, c’est parfait », « Une prouesse » ! Ce sont tous les superlatifs que j’ai noté quand j’ai lu les pages du roman. Ceux-ci ne concernent pas en premier lieu l’histoire, mais bien le style d’écriture. J’ai été bluffée, durant tout le long du livre, par la plume que je pouvais lire et de l’aisance avec laquelle l’auteur en faisait ceux qu’il voulait. Il peut utiliser n’importe quel genre littéraire, il va savoir écrire de manière époustouflante et va vous transmettre toutes les émotions qu’il veut.
Sa plume est délicate même dans les actions les plus étouffantes. Elle reste fluide malgré les répétitions (qui sont toutes voulues). Elle permet une immersion totale. Je suis Moi ? Je suis Elle ? Je suis Elle et Moi ? Ou Moi et Elle ? Je suis qui pour juger ! Je suis qui pour prendre part au récit ! Je suis la correspondante ; elle le souhaite, elle veut que je le sois. Je suis l’attentionnée héritière de son histoire. Quand l’héroïne en racontait certains épisodes, j’étais Elle. Quand elle m’a parlé à la fin, j’étais l’enfant pendant quelques secondes, pour redevenir correspondante. Je me suis vue en elle. On peut tous s’y retrouver. On a tous vécu, ou on vivra tous, une partie de son histoire. Je ne lui donne pas de nom, tout simplement parce qu’elle n’en a pas. Une idée de génie qui fait que l’on se met à sa place sans même s’en rendre compte. On s’identifie au personnage, de façon subtile, pour en sortir et lui en vouloir quand elle prend des décisions qui ne nous plaisent pas. Et là, on réagit. Que penserai-je si j’étais à sa place ? Sûrement la même chose, que ça me plaise ou non. Et on reprend notre immersion. L’auteur se sert de vos sentiments pour vous imprégner d’Elle, afin que vous ne l’oubliez jamais.
Le mélange de genres ne vous paraît pas incohérent à l’histoire, l’auteur les utilise afin de vous immerger dans le récit d’une façon différente à chaque fois. Le contemporain, qui définit principalement la plume de l’auteur, va vous permettre de lire librement. Les mots vont glisser, les phrases vont s’additionner, et vous allez vite vous retrouver aux côtés de l’héroïne. Afin de la suivre dans son histoire, un style légèrement différent va parfois être ajouté au contemporain. Vous allez trouver des chapitres complets avec des figures de style changeantes, comme dans la citation énoncée plus haut ; ou encore comme dans le chapitre 19 : Pierre qui roule n’amasse pas mousse qui est garnie d’expressions que nous connaissons par coeur : « Oui je vivais de passion. Un coup de foudre qui nous avait pris tous les deux, Lui et moi, nous faisant voir la vie en rose. L’erreur est humaine dîtes-vous ? Non, il suffit de voir les choses en grand. L’espoir fait vivre, qui ne tente rien n’a rien, qui vivra verra. Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, la peur nous donnait des ailes, et nous avions faim de bonheur, les yeux plus gros que le ventre. Nécessité fait loi. Mieux vaut tard que jamais. » (p.90) ; ou encore d’autres choses et d’autres encore, que vous remarquerez au fil de vos lectures et qui vous apporteront un enseignement bien meilleur que celui que l’on nous donne en cours de français ou de philosophie. À cela vont s’ajouter un chapitre dont le genre sera le théâtre et un autre qui sera la poésie. Le premier m’a apporté un décors, des mouvements de lèvres, des haussements d’épaules, des exaspérations, des pas, des soupirs… Je voyais très bien la scène devant moi, c’était comme si j’étais dans un théâtre à regarder la pièce. Là, je me suis imaginée Elle : son visage, ses yeux, sa taille, ses cheveux, sa carrure. Pour le second, je suis nulle archi nulle en poésie ! Mais j’en ai très bien compris le sens principal ainsi que certains sens cachés. Et j’en ai raté, c’est sûr ! Mais c’était vraiment bien fait. Ce livre qui est une biographie va vous enseigner l’histoire : la seconde guerre mondiale, la politique, le mouvement hippie, comment il prend fin, et surtout la guerre du Vietnam. Vous ressortez avec une nouvelle connaissance que vous pouvez très bien utiliser aujourd’hui.
J’ai eu trois coups de coeur dans le livre, chacun correspondant à un chapitre. Le premier est consacré au chapitre 18 : Conte de fées. Il nous transcrit toute une période de l’héroïne sous forme de conte, de la fantasy pur. En plus d’être émouvant, vous y trouverez un château, une princesse, un chevalier, des dragons (ça ne peut pas être autrement), du romantisme, et une très belle morale. Ce chapitre est fait pour vous faire rêver. Le deuxième coup de coeur est celui qui a reçu le « Une prouesse ». Je ne donnerai pas le titre vu que je risque de vous gâcher la surprise. Mais il s’agit d’un cauchemar, tellement bien écrit que je ne me suis demandée qu’à la fin si c’était réel ou non. Je ne l’ai absolument pas vu venir. Et le troisième est dédié à l’épilogue, qui a tout simplement fait tomber mes toutes premières larmes pour un livre.
Les chapitres sont très courts et les pages se tournent très vite. Mais vous verrez, vous ralentirez votre lecture pour profiter entre un peu de la plume de l’auteur.

Je ne vais pas vous faire de partie spécialement dédiée à l’histoire. Je vous en ai dit beaucoup précédemment et vous en dire plus serait trop en dire. Et le résumé de l’éditeur est vraiment parfait. Je vous le remets ici :
« Mon corps vit ses derniers instants, quand mon âme se remémore cette destinée hors du commun. Yeux fermés, sourire aux lèvres, j’ouvre mon esprit, et me laisse bercer de ces instants inoubliables.
Reviviscences tout autour de moi, je dois affronter des décisions qui ont bouleversé mon existence comme les mentalités. Des instants de joie aux grandes souffrances, éprouvés avec l’innocence de l’enfance. Dans l’attente du jugement. »

Il y a un dernier point vraiment très important dans le livre. Un point sans lequel il n’aurait pu exister : les photographies.
Les photographies sont complémentaires à l’histoire. Les photographies font parties de l’histoire. Que vous les voyez comme les photos prises par le photographe, ou comme celles prises par l’héroïne, ou encore celles prises par vous-même quand vous être à Sa place, elles sont faites pour vous conter le récit. Elles sont présentes à chaque début de chapitres, mais elles vont avoir un double effet. Vous allez les regarder en lisant le titre du chapitre, et de nouveau en arrivant à la fin du passage. Vous allez y retourner afin de voir ce que vous avez raté, d’analyser l’image par rapport au récit que vous venez de lire. Le récit va éclairer l’analyse de la photo tout comme la photo va compléter le récit. L’un ne pouvant pas vivre sans l’autre.
J’ai remarqué des grains sur les photos qui m’ont d’abord rebutés. Mais au fur et à mesure de ma lecture, j’ai trouvé ça vraiment intéressant. Déjà parce que ça leurs donne un côté ancien temps, comme si elles avaient été imprimé à l’ancienne via les premières pellicules, ce que fait notre héroïne. Ensuite, ça m’a fait penser au bruit blanc, ce bruit significatif des vieilles télévisions cathodiques quand elles ne captaient pas et que vous aviez une image faite de points blancs et noirs avec ce bruit assourdissant. Le bruit blanc correspond parfaitement l’état mental de l’héroïne. Il va être très prononcé quand elle sera fâchée, triste, et moins présent quand elle sera heureuse. Mais il est constamment là. Tout comme tout ce qui lui pèse sur le coeur. Elle ne peut s’en débarrasser. Le fait que ces grains soient présents sur les images corrobore cette sensation de poids sur l’esprit.
Il y a une deuxième chose que l’on ne peut s’empêcher de remarquer : toutes les photos (hormis deux) ne représentent que des enfants. Je ne peux que faire le lien avec l’enfance de l’héroïne qui s’est arrêtée bien trop tôt. Cela se retrouve dans le récit, Elle ne prenant que des photos d’enfants. Elle a besoin de se voir à travers eux. Elle a besoin de leurs tristesses et de leurs joies. Elle a besoin d’eux.
Ma photo préféré est celle de la couverture (je ne vous dirais pas de quel chapitre elle est tirée, sans quoi, vous en saurez trop). Sur cette image, on aperçoit un enfant et un adulte devant un simple et magnifique paysage. Ce que j’aime, c’est que l’on ne sait pas ce que fait l’enfant. S’énerve-t-il contre l’homme ? S’accroche-t-il à son pantalon ? S’approche-t-il de lui afin de l’enlacer ? Joue-t-il ? Une multitude de questions qui représentent à la perfection le chapitre.
Les photos et le récit ne font qu’un.

J’arrive à la fin de ma chronique et je crois qu’il ne me reste que très peu de choses à vous dire. Je me suis demandé tout le long de ma lecture « Mais pourquoi les éditions Underground ont-elles décidé de publier ce livre ? Ça ne correspond pas à de la littérature de l’imaginaire, alors pourquoi ? ». Et la réponse est simple. Quand on a un coup de coeur, on a un coup de coeur. Et puis, Underground publie de la littérature alternative, et ce livre en est à cent pour cent.


Des qualificatifs ? Si fort en émotions !

Bilan 2017

Après le flop de l’année 2016 où je n’avais lu que 44 livres dont 18 romans, je vous présente l’énorme flop de l’année 2017 ! J’ai hésité à écrire cet article, mais il fait parti de ma vie de lectrice et de blogueuse. Et cette année 2017 fut vraiment une année sans.


Donc, j’ai lu 27 livres dont seulement 10 romans ! Et je n’ai rien lu du tout durant les mois d’avril et de septembre… Bref oui, c’est une catastrophe !

Voici donc mon flop/top de l’année dernière :

Mon flop, sans ordre précis :

Roman qui ne m’a pas plus, mais qui peut plaire à beaucoup de monde. Une lecture avec des défauts, mais qui passent. Une lecture juste pas à mon goût :

Des dessins magnifiques mais l’histoire est trop bateau et manque de profondeur.

Mon top, avec un seul coup de cœur :

Numéro 5 : Dracula, enfin je lis un classique ! J’ai adoré ma lecture, mais je ne m’en souviens quasiment pas. Quel dommage !

Numéro 4 : Un manga qui m’a laissé sans voix ! Une histoire originale qui promet. Et les suivant ne sont vraiment pas décevants. J’adore !

Numéro 3 : Achat compulsif, lu de suite et un véritable bonheur à lire. Un conte avec une forte morale mais une histoire avec une douceur sans nom.

Numéro 2 : Quel plaisir de retrouver la plume de notre cher Philip Pullman ! Un livre qui sert de détente et d’apprentissage. Cet auteur a un dont pour l’écriture !

Numéro 1 : Faire une année sans coup de cœur ? C’est sûrement possible, mais pas temps que Shin’Ichi Sakamoto sera présent pour nous écrire la suite des mémoires des Sanson. Ce manga est toujours aussi beau, je suis toujours autant amoureuse de Charles-Henri et j’adore toujours autant suivre ses aventures et celles de sa sœur.


Au niveau des articles, je n’en ai publié que 3, encore une catastrophe ! Le bilan 2016, la critique de Projet Léthé, tome 1 : Érèbe de Chris Rigell et la lecture suivie 3 : L’oeil d’Abaddon de Keren Nott – épisode 1 : le résumé et le premier chapitre.


Pour 2018, je me suis prévue deux petits challenges personnels, des marathons de temps à autre, et de lire et de chroniquer quand j’en ai envie ! Pour l’instant, je suis motivée et en suis à ma neuvième lecture de l’année ! J’espère de tout cœur que ça va continuer comme ça. Et j’ai déjà écrit une chronique Demain j’arrête de Gilles Legardinier. Cette année s’annonce plutôt bien ^^.


Je vous souhaite une excellente année 2018, pleine de belles lectures !