Demain j’arrête de Gilles Legardinier

Titre : Demain j’arrête

Auteur :  Gilles Legardinier ; Lectrice : Ingrid Donnadieu

Langue : Français – Langue originale : Français

Format : Audio – Durée : 8h50

Publié le 22 Janvier 2014 chez « Audiolib » ; Publication originale le 10 Novembre 2011 chez « Fleuve Noir »

ISBN  : 978-2-35641-703-9 ; Prix : 20€90 pour le format physique (1 CD MP3 de 608 Mo)

Couverture de « Belle Mécanique »

Lectorat : À partir de l’adolescent

Genre : Roman – Comédie

Tome unique

Page internet de l’éditeur ICI


Extrait :

Vous pouvez écouter l’extrait ICI.


Résumé de l’éditeur :

« Et vous, quel est le truc le plus stupide que vous ayez jamais fait ? Comme tout le monde, Julie en a fait beaucoup. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu – obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier…
Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants.

Remerciements lus par l’auteur – Suivi d’un entretien avec l’auteur »

Vous pouvez écouter le résumé ICI.


Petit mot avant-garde :

Demain j’arrête est le tout premier livre du genre sur lequel je me penche. Je ne lis jamais de romance, ni de livres contemporains et encore moins de livres qui parlent juste de la vie de tous les jours. Les audios m’apportent les manques que j’ai en littérature ; c’est une façon pour moi de lire les genres que je ne lis pas habituellement. Et ce fut une merveilleuse découverte. J’ai su apprécié le roman que l’on m’a lu d’une façon très agréable et posée.


Ma chronique :

J’ai découvert les livres audios avec VDB éditions et les romans de Sire Cédric, dont les deux sont juste fameux. Ensuite, j’ai testé le premier tome d’Harry Potter de J.K. Rowling publié chez Gallimard qui m’a vraiment hyper déçue. Cette édition audio est vraiment désagréable à écouter, le lecteur n’articule pas, la lecture est sans vie et ce fut un coup dans le cœur d’entendre cette version de ma série fétiche. J’ai longtemps hésité avant de tenter les éditions Audiolib, suite à l’échec précédent. Mais ayant tellement entendu parler de Gilles Legardinier et de ses romans que tout le monde adore et attend, que j’ai fini par tenter le coup. Et quoi dire de plus que « Coup de cœur ! ».

Le livre audio, bien que ce soit toujours l’auteur qui imagine puis écrit les livres, est pour moi avant tout une – ou plusieurs – voix. Si la voix ne colle pas aux personnages, si le livre est mal lu, trop vite ou pas assez, ça ne peut pas marcher. Et ça peut vite vous dérouter et vous empêcher de lire la suite sur un autre support. Il ne faut donc pas se rater. La lectrice de Demain j’arrête a une voix qui colle parfaitement à l’histoire et à l’âge de l’héroïne du roman. Elle articule, prend le temps de prononcer chaque phrase avec l’intonation qu’il faut et fait vraiment vivre le récit. Contrairement à VDB éditions,  j’ai été étonnée qu’Audiolib n’utilise qu’un seul lecteur (ce qui est le cas pour ce livre, mais pas forcément pour d’autre que j’ai écouté depuis). J’avais peur que cela me dérange, mais finalement, la lectrice joue tellement bien le jeu des voix différentes que je m’y suis très vite habituée et j’ai même appris à reconnaître les autres personnages quand c’était eux qui s’exclamaient. Là où je sais que le pari est réussi pour la maison d’édition, c’est que j’ai vécu l’histoire à fond, autant que si je lisais un livre. J’étais vraiment prise dans le récit, que ce soit dans la voiture, à la maison, ou à la piscine, je m’esclaffais quand j’entendais une phrase drôle, je criais quand je n’étais pas contente, j’ai même éclaté de rire en plein milieu de la rue. À la façon dont la lectrice prononçait ses mots, je faisais des grimaces, et je n’étais pas contente, comme elle !
Et ça, c’est un point important : « je n’étais pas contente, comme elle ! ». Mais elle qui ? La lectrice, vraiment ? Ou l’héroïne ? Ou bien les deux… Parce que oui, la lectrice et l’héroïne ne forment plus qu’un ! C’est comme quand vous lisez un lire que vous adorez et que vous vous identifiez au personnage principal. Vous êtes le héros. Ici, le génie est d’avoir réussi à faire se superposer deux personnes différentes. Donc bravo à l’auteur (oui, un peu quand même, il l’a inventé ce personnage ^^), et bravo à la lectrice et à Audiolib pour leur travail.

Mais tout cela ne s’est pas produit uniquement grâce à la lectrice ou au travail qu’a produit Audiolib, mais aussi grâce à l’histoire et donc à l’auteur. Gilles Legardinier nous conte la vie de tous les jours. Ça pourrait être n’importe qui à la place de Julie, vous comme moi. Et je suis presque sûre que l’on serait tous intrigué par le nom de famille « Patratas », on se ferait autant de films que la jeune femme, moi la première ! Et puis, qui n’a pas pensé au moins une fois dans sa vie à changer de boulot parce qu’il en avait assez de cette journée banale et ennuyante à souhait ? Les chats sont-ils vraiment des extra-terrestres venus sur Terre pour nous étudier ? Et qu’est-on capable de faire pour prouver à un homme qu’on ne veut pas le perdre… Je pense que vous cernez à présent assez bien le personnage principal et le ton de l’histoire. C’était la première fois que je lisais/écoutais un livre du genre et j’ai d’abord été très étonnée d’accrocher autant. Je ne me rendais pas compte du temps que je passais à écouter le roman. Les heures défilées sans que je ne fasse rien d’autre. Et je passais mon temps à rire. Car oui, l’histoire est très drôle, et légère. Il y a bien sûr des parties qui m’ont rendues triste et inquiète, mais c’est juste ce qu’il faut pour ne pas couper à l’ambiance tendre du roman.

Je n’ai pas tellement envie de vous en dire plus sur l’histoire, de peur de trop en dévoiler. Je vous conseille juste de la découvrir vous même. Depuis que j’ai écouté ce roman, c’est un cadeau que j’ai fais à beaucoup de personnes, et elles l’ont toutes adorés !
Alors que vous souhaitez le lire ou l’écouter, n’hésitez pas. Si vous n’osez pas lire l’auteur ou que vous avez peur de ne pas aimer le genre, écoutez-le. Si vous êtes curieux et que vous voulez savoir pourquoi tout le monde aime tant cet auteur, écoutez-le. Et si vous ne connaissez pas les livres audios, que vous avez envie de vous y plonger, ce livre est parfait pour une première fois. Il rentre parfaitement dans la catégorie : livre à lire en mode « cocooning ».


Des qualificatifs ? Tendre, léger, drôle

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Lecture suivie 3 : « L’œil d’Abaddon » de Keren Nott – Épisode 1 : le résumé et le premier chapitre

Titre : L’œil d’Abaddon

Auteur : Keren Nott

Éditeur : Underground éditions

Couverture de Camille Alquier

384 pages – Prix : 19€90 – Tome unique

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Bienvenu pour mon troisième épisode de Lectures suivies ! J’espère que ça vous plaira de me suivre en plein cœur de ces livres qui ont des choses profondes à dire. Bon suivi à tous !


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

« C’est la fin du monde. Pas de doute, nous y sommes.
J’avais appris à craindre les catastrophes naturelles, l’ire légitime de la Terre que nous détruisons chaque jour un peu plus. Perdu.
C’est autre chose qui causera notre perte à tous, quelque chose de plus grand, quelque chose de plus beau encore que la planète nous vouant au néant, excédée par nos dernières conneries, lassée du nucléaire, de la pollution, de la consommation à bâtons rompus.
La lumière… Nous qui de tout temps avons craint les ténèbres, c’est son antithèse que nous redoutons aujourd’hui.
Il est l’heure pour nous, Terriens, de nous résigner. Rien ne sert d’avoir peur, de se plaindre, de se battre. La fin est proche, et elle n’épargnera personne.
Il ne nous reste plus qu’à saluer l’apocalypse. »


Voici à présent mes sentiments sur le premier chapitre du livre :

Je ne voulais pas forcément faire une lecture suivie pour ce livre. Mais dès le premier chapitre, bien qu’il fasse moins d’une page, j’ai eu envie de partager ma lecture avec vous et de poser des questions à Keren sur son univers. Donc me voilà en train de taper des petits mots afin de vous faire découvrir de nouveau cette fabuleuse auteur.

Je ne vais pas vous dire grand chose sur ce premier chapitre, car il est tout petit et il est presque identique au résumé, à quelques mots près. Mais il est bien plus percutant. La première chose que je me suis demandée en le lisant c’était « Mais comment moi j’imagine la fin du monde ? Comment va-t-elle arriver, si peu qu’elle arrive vraiment ?! » car c’est bien là le premier sujet du livre : la fin du monde. J’ai plus tendance à dire qu’il y aura une apocalypse zombies, ou quelque chose du genre, créée par une guerre nucléaire ou par un remède médical qui fera l’effet inverse de celui voulu. Pour moi, c’est l’humain qui va détruire l’humanité, pas la Terre comme le pensais le premier personnage du livre, Kir. « Il ne nous reste plus qu’à saluer l’apocalypse. » dit-il. Et à nous, lecteurs, il ne nous reste plus qu’à tourner les pages.

Alors dites-moi, chers lecteurs, comment imaginez-vous l’apocalypse ? Et d’ailleurs, pensez-vous qu’il va y en avoir une ?


Voici la première mini-interview de Keren :

Coucou Keren ! Alors, dis-moi comment s’est passé l’écriture de ton second roman ?  »Eh bien, l’écriture de l’OEil d’Abaddon n’a rien eu de commun avec celle de Je suis un monstre. Elle a pris beaucoup plus de temps et a été assez houleuse. J’ai traversé de longues périodes sans écrire, et on peut dire que ce roman ne m’apparaissait jamais assez bien. J’étais éternellement insatisfaite. Une certaine pression s’était installée malgré moi, un stress « post-monstre ». Je voulais faire au moins aussi bien que ce premier roman mais c’était difficile pour moi de me départir tout à fait d’Edselias et d’Aiden… Néanmoins, grâce au travail des Éditions Underground, j’ai réussi à faire de L’OEil d’Abaddon un livre qui me contente aujourd’hui ! »

Comment imagines-tu l’apocalypse ? Penses-tu qu’il va y en avoir une ? Si oui, t’y es-tu préparé ? « Apocalypse est peut-être un grand mot. Il porte en lui quelque chose d’inéluctable et de terrible qui fait que ce terme est difficile à employer… Mais je ne nous pense pas à l’abri de certains conflits. Selon moi, l’apocalypse revêtirait l’aspect d’une pandémie, un virus que rien ni personne ne parviendrait à enrayer. Malgré les considérables avancées du monde scientifique et médical, l’humain reste tout de même particulièrement vulnérable face à ce type de menaces… Et je trouve qu’il n’y a rien de plus effrayant, au fond, que ce type d’ennemi insaisissable. Un autre scénario qui me vient aisément à l’esprit repose davantage sur la condition humaine. Je ne pense pas l’Homme bon par nature, et je suis persuadée qu’on finira par s’entre-tuer… Je sais, c’est d’un affreux pessimisme !
Et je n’y suis pas du tout préparée ! Je suis nourrie à la littérature horrifique et aux jeux vidéo de type survival horror depuis mon adolescence mais je ne suis pas sûre que cela suffise à me tirer d’affaire ! »

Un petit mot pour les lecteurs afin de leur donner envie de lire ton roman ? « L’OEil d’Abaddon a été un projet difficile pour moi. Je suis sortie de ma zone de confort avec ce roman. J’aurais aisément pu écrire un second Je suis un monstre, un livre qui sentirait le réchauffé, mais je ne pouvais m’y résoudre. Ils ont cependant des points communs : on y retrouve un certain pessimisme vis-à-vis de la part d’ombre qui réside en l’Homme, ainsi qu’une utilisation du gore et de sentiments violents qui heurtent et interrogent. Alors, si vous avez envie de me suivre pour cette nouvelle aventure, n’hésitez pas ! »


Je vous retrouve très bientôt pour un deuxième épisode !

Projet Léthé, tome 1 : Érèbe de Chris Rigell

Titre : Projet Léthé, tome 1 : Érèbe

Auteur :  Chris Rigell

Langue : Français – Langue originale : Française

Format : Papier – Lu en EBook

Publié le 31 Octobre 2017 chez « Underground éditions »

ISBN  : à venir ; Prix : 19€90 ; Nombre de pages : 320

Couverture de Amaryan

Lectorat : Jeunesse et plus

Genre : Roman – Fantastique/Science-fiction

Premier tome de la trilogie Projet Léthé

Page du livre sur le site de l’éditeur ICI


Citation :

« À cette pensée, le cœur de Keneda se serra. Avec effort, il dénoua ses doigts crispés et effleura la poignée de la porte. Une migraine obligeait Aloïs à fuir la lumière. Quant à Albin, il travaillait sur leur itinéraire. Il allait donc devoir affronter leur père seul, lui cacher leur projet insensé et briser une promesse vieille de neuf ans. » – Page 10, Chapitre 01 : L’ombre du passé


Résumé de l’éditeur :

« Dix ans… Dix ans que le monde a sombré dans le chaos. La viridis, cette peste surnaturelle, la météo aberrante, la faune monstrueuse, les morts qui refusent de le rester sont devenus notre quotidien. Au prix d’une existence recluse, nous survivons à Bouïan, bastion d’ordre et de paix. Ça ne pouvait pas durer. Notre père adoptif a attrapé à son tour la viridis. Mon frère, ma jumelle et moi-même décidons alors de quitter la sécurité de Bouïan pour le sauver. Accompagnés de nos amis, nous n’avons d’autre choix que de nous lancer dans un voyage risqué à travers les terres sauvages. Au bout de notre périple, nous espérons trouver ce que les guérisseurs affirment être le remède à tout. Mais nous ignorons encore ce qui nous attend… Peut-être la réponse à notre passé dont je n’ai gardé que peu de souvenirs. Et quelles sont ces marques noires sur mon corps et mes mains ? »


Petit mot avant-garde :

Je ne peux rien refuser aux éditions Underground. Bon, rien, ou presque. Mais il suffit qu’ils me disent « Ce livre a été un coup de cœur ! Et on serait ravis d’avoir ton avis dessus », pour que je me laisse avoir ! Bien sûr je passerais tous les autres mots adorables que l’on se dit, ils restent bien secret dans nos petits cœurs.


Ma chronique :

Cette petite maison d’édition a beau être une de mes préférées, les éditeurs savent très bien que je suis hyper difficile au niveau de mes lectures et que je ne laisse rien passer. Mais ils me font tout de même confiance – à savoir pourquoi ^^ – au risque d’avoir une chronique négative (on sait tous qu’une critique n’est jamais objective). Je vous dis cela car le livre n’est pas un coup de cœur comme il l’a été pour les éditeurs : j’ai remarqué pas mal de choses qui m’ont dérangées pendant ma lecture. Mais il y a vraiment du bon dans ce premier tome et je comprends parfaitement leur point de vue. Je pense même que ce livre fera fureur ! Mais quand je lis, j’analyse tout. C’est un gros problème, croyez-moi ! Au lieu de me poser, de profiter de ma lecture et de me détendre, je vérifie les fautes de syntaxe ou d’orthographe, les cohérences de l’histoire, si les personnages ont une psychologie qui tient la route, et cetera. Mais ce qui est étonnant par rapport à ce livre, c’est que mon cerveau a réussi à se déconnecter, il a mis sur pause ses analyses et m’a laissé profiter à fond de certains passages. La chose improbable ! Et je peux vous assurer que ça fait du bien d’avoir ce genre de pauses ! Donc, Merci Cerveau !

Ma chronique. Je tiens à démarrer par un élément essentiel : les fautes d’orthographe. Pour que ce soit clair, je ne suis pas contre les fautes d’orthographe (ni de syntaxe d’ailleurs), à partir du moment où elles sont essentiels au récit, aux jeux des personnages, ou aux contextes dans lesquels elles sont présentes. Il va donc de soi que si un texte n’a pas besoin d’avoir des fautes pour apporter quelque chose au livre, elles doivent être inexistantes (ce qui est aussi une obligation pour mes chroniques !) ! C’est le cinquième livre que je lis de cette maison d’édition, et c’est toujours un plaisir immense de ne voir aucune fautes quelles qu’elles soient ! C’est un régal de pouvoir lire sans remarquer qu’il manque un espace, ou qu’il manque un « s » ou un « e ». Ce livre a reçu une correction parfaite ! Et je ne dis pas ça juste pour faire plaisir aux éditeurs et à l’auteur, mais parce que c’est mérité.
Parenthèse fautes finie, je n’ai pas grand chose à vous dire sur tout ce qui est dialogues, vocabulaire, narration, répétitions. Tout est mesuré. Plutôt que d’utiliser la première personne pour la narration, l’auteur a décidé de tout mettre à la troisième, ce qui lui évite d’être limitée à un seul et unique personnage. Elle a réussi son pari, vu que le lecteur se retrouve à être très proche du personnage principal, tout en gardant un œil extérieur pour le voir évoluer.
Le roman se lit très vite. Pour preuve, moi qui lit très lentement, je n’ai mis qu’une semaine pour le dévorer, d’autant plus que j’ai été occupée et que je l’ai lu au format epub. Et je déteste lire en numérique ! Le livre se lit très vite avant tout grâce à un rythme et à une dynamique très soutenus. Vous n’avez pas forcément le temps de souffler : tous les éléments s’enchaînent à la suite les uns des autres. Ce qui n’enlève pas pour autant le plaisir de lire. C’est juste agréable de lire un roman de plus de 300 pages en peu de temps. Et ce n’est pas une écriture en taille 14 comme on peut en trouver chez d’autres éditeurs.
Il me reste un dernier sujet à évoquer pour finaliser la partie écriture : le style de l’auteur. Chris Rigell a écrit un premier roman que je n’ai pas encore lu – Le marchand d’âmes, toujours chez Underground éditions. Je ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre. Nouvelle auteur, nouvelle lecture. C’est toujours un plaisir de découvrir un nouvel auteur et de lire un nouveau style – certains découverts lors de mes dernières lectures m’avaient laissés sans voix. Pour ce qui est de Chris, j’ai remarqué qu’elle n’avait pas forcément de propension à mettre en avant un style bien à elle. C’est plus du côté de l’histoire et sa façon d’en présenter les événements qui la différencie des autres. Elle reste sur une écriture simple et très efficace qui va permettre de faire évoluer certains éléments de son récit et qui va amener le lecteur là où elle veut. Pour le coup, c’est vers les tomes suivants qu’elle nous envoie.

Mais comment fait l’auteur pour vous convaincre de lire la suite s’il n’y a rien de spécial dans son écriture ? Et bien elle vous rend accroc à  l’histoire. Elle vous donne des éléments importants et vous fait des révélations à presque tous les chapitres. Mais sans trop en dire. Il faut que le suspens perdure, que vous ayez envie d’en savoir plus. Et quoi de mieux qu’un personnage principal complètement perdu qui apprend les choses au même rythme que vous et qui essaye de recoller les morceaux dès qu’il y a un brin de révélation qui lui tombe sous le nez pour vous rendre accroc à une histoire ? Mais attention ! Tout comme lui, vous n’en saurez jamais assez pour tout comprendre. Il y aura toujours une zone d’ombre. Le puzzle dans cette histoire ne fait pas seulement mille pièces, mais bien cinq mille. Et vous n’aurez pas le fin mot de l’histoire avant le tout dernier chapitre, je peux vous l’assurer !

L’histoire. J’ai été très étonnée, agréablement, de lire un livre où l’histoire se déroule dans le futur, mais tellement dans le futur que tout ce que nous pouvons imaginer de nos jours est présent. Je vous explique. L’humanité a bel et bien été comme elle l’est aujourd’hui. Puis elle a évolué avec tous les robots et les expériences ultra-scientifiques qu’on attend (ou pas) avec impatience ; puis elle a de nouveau évolué pour atteindre un stade final en apothéose : l’humain à détruit la Terre (oh ben tiens !). L’histoire se passe après la destruction. Dans ce nouveau monde, les forêts sont rougeoyantes (les décors manquent de descriptions, mais de ce que j’ai pu en imaginer, c’est juste sublime !), les humains ont des dons exceptionnels, les monstres ont remplis la Terre, les morts se relèvent et l’humanité est toujours aussi fière… Il y aurait des licornes et des sirènes dans le prochain tome que je n’en serais pas étonnée et que je trouverais ça hyper intéressant. C’est comme si l’auteur avait poussé l’histoire de la Terre au plus loin pour pouvoir laisser vaquer les envies de son imagination et que cela semble plausible. J’ai eu l’impression d’être transportée dans un monde de Fantasy. Que ce soit par rapport aux décors, aux personnages, au monde créé et surtout à l’évolution du récit : les héros ont une quête et vont faire tout ce qui est en leur pouvoir pour arriver au bout. Ils vont braver des océans (ici des Diabilis), des montagnes, combattre des géants (des Liocéros), manger du pain rassis parce qu’il n’y a rien d’autre et se supporter alors qu’ils ont tous un caractère bien trempé ! Mais ils vont aussi se soutenir contre vents et marées. Oui, ce livre pourrait très bien relever de la Fantasy. De même pour l’ambiance. J’ai retrouvé dans cette lecture tout ce concentré d’information et de décors que je pouvais voir dans les livres de Fantasy jeunesse que je lisais avant. Il manque juste les dragons ^^. Cependant, l’omniprésence de la Terre vous fait vite revenir à la réalité et au monde de science-fiction/Fantastique que l’auteur a créée. De mon point de vue, c’est une réussite : je ne lis plus de Fantasy et ce roman aurait presque pu me réconcilier avec le genre.
Pour les personnages, je vais me porter principalement sur le héros : Keneda. Les autres sont tous pour moi des personnages secondaires, y compris la sœur jumelle Aloïs, qui bien qu’elle soit très importante, se trouve de plus en plus en retrait au fur et à mesure que l’histoire avance. Keneda est un adolescent qui ne se souvient pas de la partie de sa vie la plus importante et nous, en tant que lecteurs, on doit supporter cette absence. On va le suivre dans ses caprices et ses incompréhensions, et évoluer à ses côtés. La narration, comme je vous l’ai énoncé plus haut, nous pousse vers lui et on s’attache vraiment à ce petit être. J’avoue, j’ai une grosse préférence pour Petit Frère, l’ancien nom du héros et sa personnalité lorsqu’il était plus jeune. Il est fragile et n’a pas le temps d’être idiot. En grandissant, Keneda m’a souvent énervé avec ses réflexions et sa façon d’être totalement buté. J’avais envie de le secouer un bon coup. Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer Keneda et sa sœur à la fratrie dans le manga L’attaque des titans. Si vous voulez connaître leurs caractères et savoir quelle relation ils ont entre eux, lisez cette BD japonaise et vous aurez l’exemple parfait. Donc, Keneda est surprotégé par sa sœur, ce qui l’empêche de faire la part des choses. J’ai aimé le voir évoluer et devenir moins borné. Non, oubliez. Il est toujours aussi borné, voire même plus, mais un peu moins idiot.
Je passe certains détails qui risquent de spoiler, mais je peux vous dire que tous les personnages ont leur importance dans le récit, il n’y a pas de personnages lambda.
Précédemment, je vous ai dit qu’il y avait des révélations à presque chaque chapitre. Que s’en soit des grosses ou des petites, elles sont très présentes et aident à avancer dans l’histoire. Autant qu’elles servent à Keneda pour qu’il puisse comprendre les liens existants. Elles sont toutes importantes. Et pourtant, bien que vous lisiez ces retournements de situation, vous ne cesserez de vouloir en savoir plus. Ça en devient un besoin. À la fin, l’auteur vous explique deux choses très importantes qui vous auront triturées l’esprit tout le long du roman. Mais il y a tellement de points d’ombre restants que vous ne pourrez vous empêcher de vouloir lire vite la suite !
Juste un dernier petit point, les fervents amateurs de mythologie grecque seront ravis de lire ce titre. Pour les autres, il va falloir vous accrocher, comme je l’ai fait. Je connais les histoires principales de cette croyance, mais là, certains éléments étaient beaucoup trop recherchés et précis pour moi, et ils n’étaient malheureusement pas expliqués. Je n’ai pas réussi à accrocher sur toutes ces parties de l’histoire, ce qui est dommage vu que ça a une place importante. J’espère trouver plus d’explications dans le tome suivant, qui pourraient venir du fameux livre.

Ah et encore un chose. À la fin du roman, une petite surprise vous attendra ^^.

Voilà, j’ai enfin fini, je suis vraiment désolée pour la longueur de la chronique mais je ne peux m’en empêcher. Un dernier petit mot pour remercier une nouvelle fois les éditions Underground et l’auteur pour m’avoir fait confiance et pour avoir pu lire ce livre en avant première ! C’est toujours un plaisir de travailler à vos côtés.


Des qualificatifs ? Prenant, intéressant

Bilan 2016

Mais qu’à donc donnée cette fameuse année 2016 ? Et bien niveau lecture, pas grand chose… Cet article va être très court, au vu du peu de lectures que j’ai faites, du peu d’articles publiés et du manque de temps que j’ai.


Je n’ai lu que 44 livres en 2016, dont seulement 18 romans ! J’étais vraiment en manque de temps et cela va continuer jusqu’au milieu de nouvelle année.

Voici donc mon flop/top de l’année dernière :
Mon flop, sans ordre précis : chlorophylle-et-le-monstre-des-trois-sources-756511-264-432 crueler-than-dead-638547-264-432 dragon-de-glace-677389-264-432

Pour le premier, j’ai été déçue par la fin et la simplicité de l’histoire, ou plutôt la tournure qu’elle a prise, mais j’ai bien aimé les dessins (à oublier tout de suite si vous pensez le montrer à des enfants !). Pour le deuxième, je ne m’en souviens même plus tellement ce manga m’a marqué… Tout ce dont je me rappelle, c’est « Mais qu’est-ce que c’est nul ! ». Et pour le dernier, c’est bourré de fautes d’orthographe et de syntaxe et à part les dessins, rien ne vaut le coup dans cette histoire. Donc non, je ne conseillerai ses livres à personnes et je n’essaie même pas d’être objective pour une fois, vu que pour moi, ils ne valent pas la peine que je perde du temps dessus.

Mon top :
Numéros 4, 5, 6, 7 et 8 : gilles-legardinier

Une révélation ! Une merveille ! Autant les éditions Audiolib que l’auteur et ses histoires tant prenantes et poignantes. Si je devais les classer par ordre de préférence : Et bien non, vous ne saurez pas tout de suite, je vous prépare un article qui arrivera dans quelques jours, ou quelques mois… Donc patience ! Bon tout de même, mon préféré est le tout premier que j’ai lu Demain j’arrête !

Numéro 3 :Innocent,tome 1

J’ai fini cette série de mangas coup de cœur de l’année dernière et je suis plus qu’heureuse de savoir qu’il y aura finalement une saison 2 Innoncent Rouge dont le premier tome sortira en avril. Ces dessins ! Cette texture ! Cette histoire ! Charles Sanson ! Je suis tombée amoureuse de cet homme, d’un amour peu commun. Il a traversé tant d’épreuves… Charles…

Numéro 2 : sanson-t2

J’ai lu les deux premiers livres des Mémoires des Sanson. Je… Charles… Oui, j’aime cet homme. Je vous donnerai beaucoup plus de détails sur les Sanson dès j’aurais rédigé mon article, ou plutôt mes articles. Parce que oui, il va y en avoir plusieurs. Cette famille m’a profondément touchée.

Numéro 1 :je-suis-un-monstre-keren-nott.jpg

LE livre de cette année 2016. Celui qui m’a bouleversé, j’en ai pleuré, plus d’une fois. J’ai… non… Je suis encore dans cette histoire, peut-être même que je n’ai pas envie d’en sortir. Je ne vous en dis pas plus ici, mais vous pouvez consulter mes épisodes de lectures suivies (le premier, le deuxième, le troisième et le quatrième. Attention, livre est violent !). D’ici peu (j’espère), les épisodes suivant arriveront.


Pour le reste, j’ai publié très peu d’articles et ça ne risque pas de s’améliorer, je risque même de mettre mes lectures en pause. Je passe mon BTS en mai et j’ai beaucoup de cours en retard, j’avais donc un choix à faire, et il s’est imposé tout seul. Mais ne vous inquiétez pas, dès les oraux passés, je reviendrai en force ! Du moins, je l’espère ^^.

Je vous retrouve donc bientôt pour une chronique, si je trouve le temps de l’écrire, sinon, je vous dis à dans quatre mois !

Stalingrad de Emmanuel Delporte

stalingradTitre : Stalingrad

Auteur :  Emmanuel Delporte

Langue : Français – Langue originale : Française

Format : Ebook – Epub

Publié le 16 Septembre 2015 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-36892-306-1 ; Prix : 3€99 ; Nombre de pages : 147

Couverture de Vael Cat

Lectorat : Adultes

Genre : Roman – Fantastique/Horreur

Tome unique

Page du livre sur le site de l’éditeur ICI


Citation :

« La forme se matérialisa très lentement. Le ciel déjà gris s’obscurcit davantage. Des traits surgirent de manière anarchique et brutale en travers des nuages et de la brume, comme si un peintre traçait de grands sillons nerveux sur une toile vierge. es chiens semblèrent fous. Ils tournaient sur eux-mêmes en hurlant à la mort. Le sifflet d’Evgeny se réchauffait à mesure que les traits noirs se multipliaient et dessinaient une silhouette. Plus aucun canon ne tonnait, aucun char d’assaut ne faisait grincer ses chenilles ni rugir ses moteurs. Le ciel était vide d’avions et d’oiseaux. Même la fumée des incendies passait au ralenti. » – Page80, Chapitre 9 – Troisième partie : La danse des crocodiles.


Résumé de l’éditeur :

« Été 1942. La domination nazie sur l’Europe atteint son apogée. L’état-major du Troisième Reich expédie plus de 900 000 soldats à l’assaut de la ville de Stalingrad. Cette bataille ne ressemble à aucune autre. Le froid intense, le volume des destructions, la présence de civils, les atrocités commises de part et d’autre, expliquent la fascination qu’elle exerce encore aujourd’hui.
Mais ses souterrains recèlent en outre les reliques d’un secret terrifiant, protégé par d’anciens rites et d’indicibles créatures.
Comme les cinq branches d’un pentagramme, cinq récits se croisent et forment la trame de ce roman épique, dans lequel la réalité historique se confond avec les figures mythiques de Raspoutine ou Baba Yaga.

Emmanuel Delporte signe son premier roman, récit historico-fantastique, uchronie spectaculaire dans laquelle il vous invite à une réflexion sur le poids du passé et de la guerre.»

Petit mot avant-garde :

C’est une nouvelle fois un plaisir de lire un roman de Emmanuel. Merci à toi, et à Lilian, de m’avoir fait découvrir cette histoire !


Ma chronique :

La seconde Guerre Mondiale et ses allemands contre ses russes. On l’a tous étudié au collège et au lycée et si vous êtes comme moi, vous l’avez bien oublié ! Je n’ai pas envie d’apprendre l’histoire avec des manuels. Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec cette période. Je ne suis tout simplement pas intéressée par les guerres mondiales. Alors vous me direz, pourquoi avoir lu ce roman ? Pour plusieurs raisons. Et bien déjà, c’est un roman ! Pas un documentaire ou un manuel de cours. Ensuite, c’est Emmanuel qui l’a écrit, et je ne pouvais tout simplement pas passé à côté d’un de ses livres. C’est son tout premier roman ! Oui, celui qui lui a fait découvrir l’écriture, donc je voulais voir ce que ça donnait. Et enfin, Je connais bien les genres de prédilections de l’auteur : l’horreur et le fantastique. Pile poil ce dont j’avais besoin ! Voilà déjà pas mal de points qui font que vous devriez vous lancer. Mais attendez de lire la suite !

Ce livre fut pour moi une magnifique découverte. Je connaissais la plume d’Emmanuel grâce à son recueil de nouvelles Aux douze coups de minuit… dont certains récits m’avaient énormément plu. Là, vu que ce roman est le tout premier qu’il a écrit, j’étais curieuse de voir l’évolution qu’il a eu. J’ai pris une sacrée claque ! Ce livre est cent fois mieux écrit que l’autre, alors qu’il y avait déjà du niveau. Mais là, tous les mots sont pesés, pensés, réfléchis, ajustés. Ils englobent l’histoire, qui est quand même assez difficile, pour la rendre poétique. J’adore ce style de plume. C’est fluide, très agréable à lire, et ça permet de profiter au maximum du récit. J’ai aussi été impressionnée par le rythme et la dynamique qu’il a réussi à donner à l’histoire. Tout est très calme, puis tout d’un coup, tout s’accélère. J’ai facilement pu retrouver ces moments que l’on appelle « Le calme avant la tempête » pendant les temps de guerre sans oublier le soupçon d’angoisse incessant ! Le tout façonné dans un récit quasiment sans dialogue ! Et en prime, ce roman est écrit sous forme de nouvelles ! Car oui, on y lit cinq nouvelles qui forment l’histoire en question.

L’histoire est contée sous différents points de vue et sous différentes façons. Vous allez découvrir un personnage, que vous ne suivrez plus ensuite, afin que ce qu’il s’est passé pendant qu’il était là soit revu par une autre personne. Mais ce n’est pas répétitif vu que tout n’est pas redit, juste des parties de l’histoire, juste des minutes précises, pour que tout soit agrémenté d’éléments et donne un sens au récit. Vous allez avoir une partie racontée au présent, une autre au passé ; avoir une partie épistolaire, une autre à la troisième personne ; ainsi de suite. J’ai juste un seul regret par rapport à l’histoire. Je la trouve vraiment très bien construite, mais j’aurais aimé avoir une partie de plus. Ce récit, hormis à être classé dans Fantastique/Horreur et un peu un Ovnis. Du coup, j’aurais bien aimé que l’écriture soit poussée encore plus loin en y lisant des coupures de journaux qui expliqueraient ce qui s’était passé pendant l’ellipse entre la partie 4 et la 5. Et là, mon coup de cœur n’aurait pas été un presque coup de cœur. C’est mon seul regret, parque j’ai adoré l’histoire, surtout la façon de découvrir ce qu’il se passe dans cette ville !

Je ne vais pas vous raconter grand chose de plus vu que ça fait un moment que j’ai lu ce roman et que je ne me souviens pas de tout. Mais vous avez ici les points les plus importants. Et pour ceux qui aiment les zombies, n’hésitez pas !
Emmanuel, pour un tout premier roman, tu as vraiment géré ! Mais attention, maintenant, je t’attends au tournant ! Le suivant à intérêt d’être aussi bien, voir mieux que celui-ci !


Des qualificatifs ? Fluidité, guerre, zombies, malaise

Lecture suivie 2 : « Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages » de Elen Brig Koridwen – Épisode 3 : les six derniers livres

ELEA couv t1Titre : Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages

Auteur : Elen Brig Koridwen

Éditeur : Auto-édition

Couverture de Elen Brig Koridwen

824 pages – Prix : 4€99 (uniquement en e-book) – Premier tome d’une série qui en comptera neuf

Genre : Science-Fiction – Lectorat : Adultes

Site web de l’auteur ICI


Bienvenu pour mon deuxième livre de Lectures suivies ! J’espère que ça vous plaira de me suivre en plein cœur de ces livres qui ont des choses profondes à dire. Bon suivi à tous !

Pour voir l’épisode 1 de cette lecture suivie ainsi que le résumé du roman, c’est par et pour l’épisode 2, c’est par ICI.


Petite précision :

Cette histoire est découpée en neuf tomes, qui comprennent chacun neuf livres, dont chacun est divisé en neuf chapitres. Ici, je vous parle des livres 4 à 9 du tome 1 : Élie et L’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages, livre 4 : Le Franc-jardinier, livre 5 : L’alchimiste, livre 6 : Le Grand Maître, livre 7 : L’école des Pouvoirs, livre 8 : Sacrifices et livre 9 : La bataille des Transes.


Mon avis à chaud/mon avis final :

Je connais l’auteur de ce roman depuis plusieurs années, c’est une personne que j’apprécie beaucoup, mais son premier tome n’a pas su me convaincre, malheureusement. Je vous explique tout ensuite, en commençant par mon avis à chaud sur les six derniers livres de ce tome un et ensuite en vous faisant une synthèse sur la totalité de l’histoire.

Pour mon avis à chaud, j’ai fini il y a deux jours le bouquin. Je voulais vous faire un épisode sur les livres 4, 5, et 6 qui sont appelés Les Maîtres des Transes, mais je n’en ai pas vu l’utilité : je n’ai pas vu de coupures ou de choses s’en rapprochant. J’ai donc fini l’histoire dans le but de vous donner du concret. Pour moi, les livres 4, 5, 6, 7 et 8 sont les mêmes. Ce que je veux dire, c’est que s’il n’y auvait pas de chapitres ou de livres les séparant, je n’aurais pas vu la différence. En effet, la trame de cette partie est la suite directe des livres 2 et 3 : les cours que va recevoir le personnage principal et la somme des informations que le lecteur va devoir accumuler. Je vous en avais déjà parlé dans l’épisode 2, ici, c’est exactement la même chose. Élie, notre héroïne, est surdouée. À neuf ans, elle va passer son bac. Le fait qu’elle soit le messie n’arrange pas les choses pour le lecteur. Les cours que la petite fille reçoit sont hyper approfondis, et quand ils ne le sont pas assez selon Élie, elle pose dix milles questions pour en savoir plus. Comme précédemment, je me sens perdu. Sur les sujets qui ne m’intéressent pas ou que je ne connais pas, je n’arrive tout simplement pas à suivre. Par contre, pour les sujets que je connais ou qui m’attirent, j’adore vu que j’apprends énormément de choses. Mais, par rapport à l’histoire ou plutôt par rapport à la trame que suit l’histoire, je ne vois pas l’utilité d’en dire autant maintenant. Je suis persuadée que toutes ces informations ne sont pas utiles présentement, mais je me doute que pour les tomes suivant, elles seront très importantes. Ce qui en ressort, c’est que le livre est beaucoup trop gros. Il y a trop de longueurs et le lecteur à tendance à lâcher prise sur les personnages, sur l’histoire à plusieurs moments. Et puis on ne peut pas tout retenir, c’est juste impossible. On fait donc un tri, ce qui n’est pas forcément la bonne solution vu qu’on ne sait pas ce qui est important ou non. Par contre, je reste encore une fois ébahie par la culture qu’à l’auteur, les recherches qu’elle a du faire, le savoir qu’elle doit avoir. Sans oublier son côté visionnaire qui ressort à chaque chapitre. Petit bémol au niveau du style littéraire que je n’ai pas forcément trouvé très fluide, sûrement à cause du flot d’information donné qui gâche le reste.
Il y a un moment où j’ai vraiment décroché par rapport à l’histoire. Rappelez-vous, j’avais dit que ce livre était un mélange de livres sains, d’encyclopédies, de documentaires. Le tout dans une réalité qui ne peut être une fiction. Tout est fait pour que l’histoire paraisse la plus réelle possible. Mais mon esprit n’a pas pu accepter une chose. J’ai réussi à m’habituer à à peu près tout, sauf un fait : la résurrection. Attention, ce n’est que moi là ! Je n’arrive tout simplement pas à me dire que c’est possible. Et donc, à partir de cette page là, j’ai carrément décroché et n’ai plus pu accepter la suite de l’histoire. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder l’eau du vase. Le trop plein qui restait sagement dans son espace a fini par éclater. Désolée Elen, mais là, je n’y suis vraiment pas arrivée ^^.
Hormis ça, j’ai vraiment apprécié un personnage plus que les autres, le bras-armé, même si dès le départ j’avais deviné qui c’était et comment l’histoire aller se goupiller. J’ai trouvé ça dommage que ce ne soit pas plus discret, de façon à ce que la révélation ne soit dévoilée qu’à la fin. Élie, le héros est attachante, mais seulement comme on aime une enfant de son âge. Je n’ai pas eu plus de sentiments pour elle que nécessaire. Par contre, j’ai adoré le personnage de Pat, son caractère et sa façon de parler surtout.
Pour terminer cet avis à chaud, je vous parle rapidement du dernier livre : de la première grosse bataille. Je la trouve bien faite, bien écrite, bien décrite, bien ficelée. Peut-être encore un poil longue, comme le reste. Mais elle reste visuelle à souhait.

Je suis très contente d’avoir lu ce bouquin, ou pavé, faut se le dire (824 pages pou le format Kindle et 753 pour mon format PDF, donc du texte dactylographié sur des feuilles A4). Le gros point noir de ce livre est qu’il est vraiment beaucoup trop long. Il serait excellent avec moins d’informations et donc moins de pages. Il aurait fallu adapter les points importants au premier tome et mettre le reste sur les suivants, trouver un juste milieu.

En tout cas, si vous êtes avide de connaissances, ce livre est vraiment fait pour vous ! Et encore une fois, bravo Elen, même si j’ai pas vraiment apprécié ma lecture, tu m’as épatée !


ELEA couv t1-0Mini-interview de Elen :

Tu sais exactement où tu vas dans ce récit. Mais penses-tu que c’est vraiment nécessaire de donner toutes ces informations dès le premier tome ? Les autres vont-ils être aussi complets, faire autant de pages et avoir autant de détails ? « En fait, ce premier tome était un peu particulier.
Pour commencer, comme dans toute saga je devais fournir beaucoup d’éléments pour présenter un contexte assez complexe, de nombreux personnages, et préparer la suite. Surtout, EELA possède une spécificité par rapport à la fantasy, par exemple, ou à la SF qui se situe dans un futur lointain.
En fantasy, l’on peut se contenter d’esquisser un univers plus ou moins cohérent, un simple décor peint en trompe-l’oeil, comme au théâtre, sans pour autant déranger les lecteurs. En hard SF, l’on se soucie de rendre l’aspect technique aussi vraisemblable que possible, mais pour le reste, on peut laisser libre cours à son imagination.
Or, j’avais pris le parti délicat – un véritable pari – de situer l’histoire dans un futur très proche, et de l’ancrer dans la réalité. Je devais donc brosser un tableau non seulement très vraisemblable, mais faire en sorte que le lecteur se sente complètement impliqué, comme si je l’emmenais dans ce que serait son propre monde moins de 20 ans plus tard (j’ai écrit le premier jet d’EELA en 2007).
Cela nécessitait beaucoup d’explications historiques, scientifiques, etc, pour que tous les changements apparaissent logiques et cohérents, et que la continuité avec la réalité actuelle soit fluide et assez naturelle, en dépit du fait que le monde d’EELA comporte pas mal de changements, comme l’usage de pouvoirs psychiques. Tu vois que c’était une entreprise très ambitieuse, voire un peu folle, qui m’a obligée à beaucoup plus entrer dans les détails que je ne l’aurais fait pour un univers purement imaginaire.
Il y a aussi un autre aspect. En 2007, j’étais très malade et je pensais ne jamais ressortir vivante de mon lit. J’ai écrit Les trois Sages pour mes enfants, comme une sorte de testament, en y mettant tout ce que j’avais à leur transmettre comme connaissances et convictions. Et j’ai d’autant plus chargé ce premier tome que j’étais persuadée de ne jamais avoir l’occasion d’écrire la suite…
La saga est désormais découpée en volumes de 3 Livres (1/3 de tome) chacun. Les Livres seront peut-être aussi longs, mais il y aura beaucoup moins de documentation (ce que déplorent déjà certains lecteurs) et davantage d’action. C’est sensible dès le dernier tiers du volume 4 « L’Arbre des Mondes » (autrement dit, le Livre III du tome 2), lorsque Élie et son Escorte atterrissent en Afrique pour une longue tournée qui donnera lieu à des aventures très mouvementées.
Les deux premiers Livres ont été employés à restituer le contexte et les personnages (la parution du tome 1 remonte tout de même à 4 ans…) et à poser les bases de l’intrigue ésotérico-métaphysique (le sens de la vie et de la mort) qui sert de fil conducteur à la saga. Par la suite, tout sera plus fluide, chaque tome (3 volumes désormais, pour plus de légèreté) se déroulera dans un nouveau pays, donc il y aura beaucoup de voyages et d’aventures ! Cela, même si la saga revendique un côté « découverte et réflexion »: EELA n’est pas, c’est certain, le genre d’histoire que l’on peut lire pour se vider la tête.
»

Je vais te demander de nous donner envie de lire la suite. À toi de jouer ! Attention, aucun spoiler. « À partir du volume 4, Élie entame une tournée qui va la conduire dans toutes les régions du monde, à la découverte d’autres cultures, de nouveaux Maîtres et de nouveaux alliés. Du dépaysement, donc, mais aussi d’innombrables péripéties, car les dangers se multiplient et le monde sombre peu à peu dans le chaos. Les volumes 4 à 6 se déroulent en Afrique, où Élie se retrouvera en pleine zone de guerre, puis dans une situation encore plus extravagante et périlleuse, où le profil de son avatar dans le jeu en réseau « WOB » prendra tout son sens 🙂 Je n’ai pas trop spoilé, là ? »

Petit mot supplémentaire de l’auteur pour ses lecteurs : « J’ajoute que EELA peut déconcerter les lecteurs d’aujourd’hui, habitués à des histoires conçues exclusivement pour distraire : nous sommes à une époque où la culture est devenue un produit industriel, qui doit être vite consommé afin que le lecteur passe à l’achat suivant dès que possible. EELA – et c’est ce qui fait son succès auprès d’un public exigeant, quel que soit son âge – combine une trame ludique « normale » incluant de l’action, de l’humour, du suspense, avec une masse d’informations et de réflexions. C’est un roman qui tente de faire le tour du monde, au sens propre et figuré ; une sorte de vade mecum qui contiendrait « tout sur tout », ou du moins qui essaie de s’en approcher autant que possible. Bref, le livre que, personnellement, j’aurais aimé emporter sur une île déserte, parce qu’on peut le relire sans fin pour ses multiples aspects, ses différents niveaux de lecture, et l’étendue des thèmes qu’il aborde. Je l’ai dit plus haut : c’est un peu mon testament… Il contient ma vision du monde, mais aussi la tienne et celle de tous ses lecteurs. Je suis d’ailleurs navrée de voir que tant de chroniqueurs y voient surtout une histoire sur les religions – sans doute parce qu’il traite entre autres du péril terroriste, une donnée géopolitique incontournable, et de la montée des extrémismes religieux – alors qu’en vérité, c’est un livre du type « ce que je sais/ce que je crois » au sens large du mot « croyance » : ce à quoi nous sommes attachés, ce qui nous fait avancer, ce qui transforme les uns en assassins et les autres en « médecins des âmes », comme dit Vaast Van Voornaam… Si je devais résumer, je dirais « un livre sur la vie. Et sur la mort, bien sûr, puisqu’elle fait partie de la vie. » »


À bientôt !