Lecture suivie 2 : « Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages » de Elen Brig Koridwen – Épisode 1 : résumé + ancienne chronique du premier livre

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Titre : Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages

Auteur : Elen Brig Koridwen

Éditeur : Auto-édition

Couverture de Elen Brig Koridwen

824 pages – Prix : 4€99 (uniquement en e-book) – Premier tome d’une série qui en comptera neuf

Genre : Science-Fiction – Lectorat : Adultes

Site web de l’auteur ICI


Bienvenu pour mon deuxième épisode de Lectures suivies ! J’espère que ça vous plaira de me suivre en plein cœur de ces livres qui ont des choses profondes à dire. Bon suivi à tous !


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

« Le plus célèbre livre de toute l’Histoire, la Bible, renferme une « erreur » jamais divulguée.
Elle est le seul indice d’un incroyable complot, la clé d’un secret scellé depuis la nuit des Temps.
Alors que l’humanité court à sa perte, ce mystère sera-t-il enfin élucidé ?
Il peut changer la vie. Changer la mort. Sauver le monde.

Le thème :
Surpopulation, désastres écologiques, récessions, flambées de violence : allons-nous vers l’irrémédiable ? Saga d’aventures à suspense, mais aussi état des lieux décapant, Élie et l’Apocalypse dresse avec humour et tendresse le bilan de notre monde.

Le début :
Fin 2025. Dans un monde métamorphosé par l’hyper-technologie et où s’aggravent pénuries et tensions, la Fin des Temps est en marche.
Victime d’étranges événements, Élisabeth (« Élie »), jeune surdouée mal dans sa peau, apprend qu’elle est la future « MessiE pour tous » chargée d’empêcher l’humanité de s’autodétruire.
Pour échapper au Bras Armé d’une puissante alliance criminelle, Élie va devoir fuir Paris et se réfugier chez les trois Clairvoyants chargés de la préparer à son destin. Au cœur de la forêt de Huelgoat, elle découvrira parmi de fabuleux jardins le domaine des trois Sages, voués au culte de l’Équilibre et à d’énigmatiques travaux sur le paranormal.
Mais un traître et un assassin vont réussir à s’infiltrer dans son entourage. Survivre ne suffira pas : Élie va devoir apprendre à vivre… et peut-être à mourir. »


Petite précision :

Cette histoire est découpée en neuf tomes, qui comprennent chacun neuf livres, dont chacun est divisé en neuf chapitres. Ici, je vous parle du livre 1 du tome 1 : Élie et L’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages, livre 1 : La Révélation.


Je voulais vous présenter ce livre avec mon ancienne chronique que j’ai publié le 2 Juin 2012 sur mon ancien blog. Je vous préviens de suite, j’ai grandi, mes avis ont changés, mes goûts aussi et du coup, ma chronique n’est plus très valide (faut dire qu’elle n’est pas très objective ^^) et surtout, elle est très, mais alors très décousue ! Mais je trouvais ça sympathique de commencer cette lecture suivie en voyant l’évolution de mon avis.


Donc voici ma chronique d’il y a quatre ans. J’avais lu l’ancienne version à l’époque dont je vous donne l’ancienne couverture :

Elie et l'Apocalypse

« Bonsoir ! J’ai fini le premier livre de Élie et L’Apocalypse il y a deux jours, et je ne trouve pas trop les mots tellement ce livre est différent de ce que je lis d’habitude.

Ce sera une petite chronique, car le premier livre est juste une mise en place de l’histoire et du monde.

Je vais commencer par les mots qui sont présents dans l’histoire. Certains sont compliqués à comprendre. En effet, l’histoire se passe en 2025, donc de nouveaux mots ont été inventés. Mais l’écriture est tellement bien adapté qu’ils passent tout seul, ça nous permet de bien voir où on en est.

Autre point, certains diront qu’il y a beaucoup de détails. Pour ma part, je trouve que c’est faux car l’auteur nous permet de nous situer en 2025 avec beaucoup de fluidité. Du coup, ces détails sont parfaits. Et j’avoue que moi, j’ai adoré savoir à quel point le monde sera très certainement surveillé et dépendra autant de la technologie (et j’espère que cela n’arrivera jamais !).

Autre chose, le façon de jouer de l’époque est géniale ! On crée les personnages par la voix (tout est fait grâce à la voix ^^) et on joue ! C’est vraiment la classe.

On s’attache de suite au personnage principal, on ne peut pas faire autrement ! Mais franchement, vous avez déjà vu une gamine de 9 ans en terminale S ??? On ne peut que l’aimer.

Un dernier point, on est dans un monde totalement surveillé, et pourtant il existe encore des terroristes et des attentats, alors à quoi sert la surveillance ?

Il me tarde de lire la suite, car le premier livre s’arrête sur une action importante !

Je donne à ce livre un 19/20 bien mérité !

Un roman complet, intéressant et qui fait réfléchir ! »


Outch ! Ça fait tellement bizarre de relire ses anciens avis ^^. Pour le coup, il faut vraiment que je vous donne ma nouvelle chronique assez vite ! À très bientôt !

Les éditions L’Homme Sans Nom : Une maison d’édition qui publie seulement aux coups de cœur

couverture HSNVoici mon troisième article «  Maisons d’édition  ». J’ai décidé de le dédier aux éditions de L’homme Sans Nom, maison d’édition que je suis depuis ses débuts. Cette maison est un de mes plus gros coup de cœur. Je la chérie, ainsi que toutes les personnes qui sont en lien avec elle. Dimitri, l’éditeur est vraiment adorable, j’adore cette personne ! Grâce à lui, j’ai pu lire, et lirai encore, des romans magnifiques écrits par des personnes formidables.


Un petit récapitulatif  :

Les éditions de L’Homme Sans Nom ont été créé en 2011 par Dimitri. Il a tout créé seul. Il ne publie que les histoires qui lui fondent le cœur, c’est pourquoi il n’y a aujourd’hui que très peu de livres publiés dans sa maison. Mais cette sélectivité fait que les romans proposés sont d’une très grande qualité. Je vous donne le lien du site  ICI. Dimitri ne publie que sous une seule collection : celle de l’Imaginaire. Il y a aujourd’hui treize livres dans  cette maison d’édition, dont un en précommande. (Je sais qu’il y en a quatre de plus de prévu avant la fin de l’année, mais je n’en dirai pas plus ^^.) Leur premier titre paru est Iluvendan, tome 1 : Rencontre avec Gaeria de Nicolas Debandt et Marc-Antoine Fardin publié le 15 Avril 2011 et leur dernier titre en date est Le miroir de Peter de John Ethan Py prévu pour le 9 Juin 2016. Tous les livres sont parus en papier, le numérique étant tout neuf chez eux.


Voici les romans en image :

Xenome

25e-heure

le sang des princes


La maison d’édition publie sept auteurs (pour l’instant, je sais qu’une huitième arrivera très bientôt, elle se cache d’ailleurs dans la photo !) : Sébastien Peguin, Nicolas Debandt qui écrit en collaboration avec Marc-Antoine Fardin, Feldrik Rivat, John Ethan Py, Oren Miller, Romain Delpancq – il se trouve qu’il y a un petit intrus/doublon dans le lot, je vous laisse chercher qui ^^. Ils ont tous une plume magnifique ! Sans mentir ! Je suis toujours ébahie par la qualité des ouvrages, autant dans le style que dans les histoires. Sans parler de la qualité des livres : papier de qualité, très bonne présentation et aucune faute d’orthographe !brochette d'auteur

Que serait des auteurs sans des illustrateurs de talents ? Simon Goinard, Émile Denis, Julien Delval, Arsenic & Boule de gomme, Alexandre Dainche et Magali Villeneuve les accompagnent en mettant leur grain de sel et en livrant des dessins sublimes. Mon préféré va à Simon pour Le miroir de Peter. Je suis amoureuse de cette couverture ! Juste après vient celle de La 25ème heure par Arsenic et Boule de gomme.miroir-peter


Pour contacter la maison d’édition, rien de plus simple. Il vous suffit d’aller ICI et de remplir le formulaire. Vous pouvez aussi les trouver sur Facebook via leur page.



À bientôt pour un prochain article «  Maison d’éditions  »  !logo hsn

Les éditions Mythologica : une maison d’édition dédiée aux cultures de l’Imaginaire

couverture 1Voici mon deuxième article «  Maisons d’édition  ». Cela fait presque un an que j’ai publié l’article Les Éditions du Riez : Une maison d’édition aux couvertures sombres et ça fait un bail que j’aurais dû vous faire cet article, j’ai honte ^^. Enfin, maintenant, je m’y mets enfin ! J’ai choisi de vous faire ce numéro deux sur les éditions Mythologica pour la simple et bonne raison que c’est la toute première maison d’édition qui est venue me voir d’elle-même pur me proposer de chroniquer leurs livres. Et c’est un plaisir fou d’avoir une proposition de ce genre. Je leur ai promis depuis longtemps, alors m’y voilà =D !


Un petit récapitulatif  :

Les éditions Mythologica ont été créé en 2013 par Thomas et Thomas, et oui, le hasard fait bien les choses ^^. Je vous donne le lien de leur site  ICI. Ils publient sous cinq collections qui sont  :
•    Alternative (parution numérique uniquement de romans et nouvelles à tous petits prix)
•    Classique (parution de roman au format papier et parfois numérique)
•    Artbook (livres illustrés au format papier uniquement)
•    Revue Mythologica (magazine en format papier et numérique)
Leur premier titre publié est la revue Mythologica n°0 – Spécial Fantasy  publié en 2013 (il est gratuit : rendez-vous ICI !), et leur dernier titre en date est La chair sous les ongles de Brice Tarvel en Avril 2016, pour un total de 91 livres édités ! Certains sont des exclusivités, mais vous pouvez aussi trouver des ré-éditions, principalement sur le numérique, ce qui permet de trouver le livre en cas de rupture en papier (ex : Aliénations de Jean-Michel Calvez anciennement publié chez Asgard). Ils ont un large choix d’univers, bien que centré sur l’imaginaire, vous trouverez certainement votre bonheur ! Élodie, l’attachée-presse, saura très bien vous conseiller si vous hésitez entre plusieurs titres.


Maintenant les collections en détails  :

Pour Alternative, ils ont presque 50 livres de publiés.

Pour Classique, ils en ont 9 romans et anthologie de publiés.

Pour Artbook, 3.

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Pour Mythologica revue, 5.


La maison d’éditions publie plus de quarante auteurs dont Julien D’Hem, Nathalie Dau, Anthony Boulanger, Ophélie Bruneau, et bien d’autres. Ils tous connu pour leur plume travaillée, sensuelle parfois et un vocabulaire recherché. De quoi vous envelopper dans des mondes somptueux (ou fatals ^^). Il sont bien sûr accompagnés par trois illustrateurs de talents, Mathieu Coudray, Philippe Jozelon et Yogh. Ils ont tous trois un coup de crayon fantastique, qui vous transporte dès que vous portez les yeux sur leurs couvertures.


Pour les contacter, rien de plus simple. Il vous suffit d’aller ICI et de remplir le formulaire. Vous pouvez aussi les contacter sur Facebook via leur page.


Ils ont aussi un blog où ils nous parlent d’actualité littéraire, de jeux vidéos, de films, de musiques, … Je vous invite à y jeter un coup d’œil par .


Et voici donc mes quelques chroniques que j’ai faites pour eux : Aliénations de Jean-Michel Clavez, L’ombre double de Clark Ashton Smith et Sorcerêve de Julien d’Hem.


À bientôt pour un prochain article «  Maison d’éditions  »  !couverture 2

 

Lecture suivie 1 : « Je suis un monstre » de Keren Nott – Épisode 4 : Chapitres 11 à 16 inclus

je-suis-un-monstre-keren-nott.jpgTitre : Je suis un monstre

Auteur : Keren Nott

Éditeur : Underground éditions

Couverture de Érica Petit

350 pages – Prix : 19€90 – Tome unique

Genre : Thriller – Lectorat : Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Bienvenu pour mon quatrième épisode de Lectures suivies ! Il sera court, mais intense ! J’espère qu’il vous plaira tout autant que ceux d’avant.

Si vous avez raté le premier épisode, rendez-vous ICI. (Vous y trouverez également le résumé du roman.) Vous trouverez ICI le deuxième épisode et ICI le troisième.


Mon avis à chaud :

La découverte du premier amour, la découverte de l’orientation sexuelle, la découverte du sexe, tant de passions opposées au plaisir de faire du mal, le tout mêlé à l’amour maternel porté à une tante. Tout cela peut paraître compressé, brouillon, désordonné. Mais tout cela est si lié ; tout cela s’enchaîne si facilement ; tout cela rend les choses si clair. Edselias profite de sa jeunesse, vit comme tout le monde ; c’est si court… Il découvre des choses sur lui qu’il ne pouvait comprendre. C’est un enchaînement d’actions, de décisions et de sentiments… La montée en puissante de ses sentiments… Ce cher personnage que j’ai voulu protéger comme mon petit frère dès le début de l’histoire n’a plus vraiment besoin de moi. Il a grandi, il se découvre, découvre ses passions, ses folies. Il aime le sexe, il aime agresser, il aime le sang. Il lui suffit juste de trouver le juste milieu et tout se passera bien. Si intense, sensuel, délicat…  Si lui-même… Si monstre…

Bonheur, malaise, rage, délivrance, acceptation. « C’était le début d’un nouvel Edselias. C’était le début d’une nouvelle ordure. » (chap. 16 page 112)


Mini-interview de Keren :

Ta famille et tes amis t’ont-ils lu ? Qu’elles ont été leurs réactions face à ton écrit ? « En effet, mon entourage a pu lire le Monstre. J’ai rencontré beaucoup d’encouragements de la part de ma famille et de mes amis, et je les en remercie. C’est vrai que certains ont été surpris de la violence de Je suis un monstre. Il faut dire que je suis quelqu’un qu’on pourrait qualifier de doux, et que ce déferlement de rage et de sang pouvait jurer avec mon caractère. Après, ceux qui me connaissent vraiment n’ont pas été choqués et ont reconnu mon attrait pour le  »déviant  ».« 

Edselias découvre et accepte enfin ce qu’il est devenu. Est-ce que cela a changé quelque chose pour toi aussi ? « Edselias qui prend conscience qu’il est un monstre, je pense que ça peut parler à tout le monde. Personnellement, je suis persuadée qu’un monstre sommeille en chacun de nous. Et accepter la violence de mon personnage, l’alimenter même, ça m’a aidée à assumer des sentiments comme la colère. Ce livre a vraiment été une catharsis pour moi.« 


Je vous retrouve très bientôt pour la suite !

King’s Game, tome 3 : [Origin]° de Nobuaki Kanazawa

king-s-game,-tome-3--originTitre : King’s Game, tome 3 : [Origin]°

Auteur :  Nobuaki Kanazawa

Langue : Français – Langue originale : Japonais – Traduction : Hana Kanehisa

Format : Papier – Broché – Format 22,5 x 3,5 x 14 cm

Publié le 17 Septembre 2015 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-37102-048-1 ; Prix : 15€00 ; Nombre de pages : 410

Couverture de Gaëtan Waquier

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes

Genre : Roman – Thriller horrifique sous le thème de la nouvelle technologie

Troisième tome d’une série – Quatre tomes sortis en France pour cinq au Japon

Page facebook de l’éditeur ICI


Citation :

« Sam. 13/08, 00:01.
Message: Tout votre village participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés dans la journée du 13 août. Aucun abandon ne sera toléré.
Ordre n°6 : Chaque villageois doit déposer la tête tranchée de l’un de ses voisins devant le panneau d’affichage de la grande place. Le gage en cas de désobéissance sera la mort par démembrement. » – Page 171, Ordre n°6.


Résumé de l’éditeur :

« 24h pour obéir, une seule sanction : La mort.
Avec King’s Game Origin, revenez aux sources mêmes de la malédiction !

Été 1977, village de Yonaki. Les adolescents de ce petit hameau de montagne ont enfin trouvé de quoi pimenter leurs longues journées de vacances : Yûji, le meilleur ami du jeune Kazunari Honda, a reçu dans sa boîte aux lettres une étrange enveloppe noire qui contient un message… plutôt effrayant. Les jeunes gens décident de se prêter au jeu de son mystérieux expéditeur, le roi, et de relever le macabre défit : ils doivent toucher avant la fin du jour un cadavre humain…
Mais ce que Kazunari et ses amis prenaient au départ pour un canular vire en un rien de temps au cauchemar. D’autres missives leur parviennent – des challenges de plus en plus insurmontables -, et les habitants de Yonaki succombent un à un aux châtiments attribués par le roi, sous les yeux de la police impuissante. Pour les 32 villageois, c’est le début d’une partie d’échecs mortelle contre un ennemi invisible et tout-puissant ! Combien survivront au carnage ?

Dans la saison 3 de King’s Game, découvrez comment tout a commencé ! Plongez dans les entrailles de Yonaki et remontez dans le temps avec cette préquelle terrifiante… »


Petit mot avant-garde :

Je tiens à remercier mille fois les éditions Lumen pour m’avoir permis de lire ce livre, de m’avoir fait confiance aussi, vu que je leur fais cette chronique longtemps après l’avoir reçu et lu. Et grâce à eux, je suis toujours aussi heureuse de pouvoir lire cette série que j’adore !

Pour retrouver ma chronique du tome 1, si le cœur vous en dit, c’est par ICI et celle du tome 2 ICI.


Ma chronique :

King’s Game [Origin]°… Disons plutôt « Les explications que vous attendez tant, avec de nombreux nouveaux ordres ». Avec le titre de ce tome 3, nous savons tous ce qui nous attend : nous allons enfin savoir d’où vient ce jeu malsain. Peut-être même qui est le roi et ce qui le maintient en vie. Même si nous avons eu quelques révélations ou explications dans le tome précédent, nous sommes vraiment restés sur nos faims.

Ce troisième tome de King’s Game nous transporte dans le passé. Nous suivons Kazunari, jeune homme qui correspond en tout point à Nobuaki (héros des deux premiers tomes), qui se retrouve avec les habitants du village entraîné dans le tout premier jeu du roi. Les téléphones n’existant pas, le roi donne ses directives par lettres manuscrites. Et le temps étant bien différents, les ordres ne sont pas les mêmes. J’ai trouvé ce tome vraiment agréable. Autant par les ordres que par les personnages. Comme je l’ai dit, Kazunari est le portrait craché de Nobuaki, il pourrait être sont père. C’est bien sûr agréable de retrouver un personnage auquel on est attaché, mais j’aurais aimé parfois avoir un plus par rapport à ce que l’on connaît. Je me dis que l’auteur n’avait pas envie de voir disparaître son héros. Mais d’un autre côté, je pourrais tout aussi bien faire le rapprochement entre les autres personnages des trois tomes. J’ai eu l’impression d’avoir tout simplement vu des sosies. On a le gars qui va tout faire pour tous les sauver, la Vipère (ou garce, à vous de voir), le mec qui aime tout le monde, … Si vous voulez, vous prenez les héros des tomes un et deux, vous changez leurs noms et hop voilà de nouveaux personnages. Je ne suis pas très convaincu du système. Pour le caractère principal, je veux bien, mais pour tous… Est-ce un choix de l’auteur ? ou est-ce qu’il n’a pas fait exprès, pensant créer des personnages dignes d’une suite ? L’inconvénient c’est que vous n’y trouvez pas de nouveautés. Mais le gros avantages, c’est que vous rentrez de suite dans l’histoire, sans vous poser de questions. Vu que ce roman cerne davantage un lectorat adolescents/jeunes-adultes que adultes, je trouve que c’est mesuré et vraiment bien trouvé (si comme je l’ai dit plus haut l’auteur l’a voulu). Je ne suis pas en train critiquer les lecteurs adolescents, loin de moi cette idée, vu que j’aime beaucoup lire les romans plus jeunesse. Mais il est vrai que quand on en lit, on n’a pas envie de se poser trop de questions ou de chercher midi à quatorze heures. Et le public visé apprécie sûrement de ne pas se prendre la tête non plus, surtout que c’est souvent par ce genre de lecture que l’on commence à aimer lire. Alors je pense que c’est vraiment bien senti comme façon de « créer » de nouveaux personnages. Nobuaki Kanawaza nous montre encore sa facilité à écrire à la troisième personne. Dans ma chronique du tome deux, j’avais signifié une grande amélioration de son style littéraire : écriture plus fluide, plus mature, plus lisse. Dans ce tome, j’ai retrouvé cette qualité d’écriture et j’ai pu vraiment profiter de ma lecture. Cependant, je dirais qu’elle était un poil trop la même et que du coup, je n’ai pas réussi à me positionner en tant que personnage aux côtés de Kazunari, comme j’avais eu tant de facilité à le faire dans les deux premiers tomes. Je soupçonne l’auteur de nous pondre le quatrième tome à la première personne.
Pour ce qui est des personnages, bien que Kazunari ressemble énormément à Nobuaki, il n’est pas Nobuaki. Le héros des tomes un et deux était mon héros plein d’amour, il est très difficile pour le lecteur de le remplacer par un autre. Il faut aussi mettre en avant que l’on sait dès le départ comment fini l’histoire, cela m’est donc une certaine distance entre le personnage principal et le lecteur. On sait qu’on ne le retrouvera plus. Il y a un autre personnage dont j’ai très envie de vous parler : Mitchiko Hinaro. Cette jeune fille me fait énormément penser à Natsuko Honda, héroïne du tome deux. Elle a plein de colère en elle, est une sale garce et est prête à tout pour vivre. Mais contrairement  Natsuko, elle va vraiment au bout de ses idées. Et surtout, elle fait tout par elle-même, elle n’attend pas qu’un autre se décide à le faire pour elle. Elle va dans le tas et frappe là où ça fait mal. Il y a particulièrement un ordre que j’ai aimé où Mitchiko est mise en avant est fait une chose atroce. Mais je n’ai absolument pas réussi à lui en vouloir. Elle a sauvé sa peau et franchement fallait y penser. C’est de loin le personnage que j’ai préféré du tome, et le plus profond. Il est créé, de part ce héros, une ambiance malsaine et vibrante qui te fait vivre le récit avec passion. Avec Mitchiko, l’auteur a su donner de la nouveauté à son histoire. Et pourtant, ce n’était pas le choix le plus évident à faire.

Hormis la ressemblance des personnages avec ceux des deux premiers tomes, on peut dire que l’auteur aime bien les coins perdus, un peu glauque et sombre. Dans le tome deux, il fait aller les élèves aux ruines de Kamegakubi, lieu rempli de pierres et d’arbres entremêlés ; dans les tomes un et deux, ils vont faire un petit tour au village de Yonaki qui est complètement abandonné et très lugubre. Dans ce troisième livre, l’histoire se passe dans ce même village. On découvre Yonaki tel qu’il était : pauvre, avec une trentaine d’habitant, entouré de forêts et de montagnes. J’ai bien ressenti une nouvelle fois la proximité des ombres et l’éloignement de la civilisation. Quand j’ai lu certains passages, notamment celui de la grotte, je me suis crispée. Le temps que les personnages y arrivent, avec la folie qui commençait à les gagner, je n’étais pas du tout à l’aise. L’ambiance dans ce troisième opus est bien plus pesante, plus prenante, on est beaucoup plus réceptif à ce qui nous entoure. J’ai vraiment aimé cette façon de pré-sentir le malaise continuel du roman.

Je ne vais pas vous parler beaucoup plus de l’intrigue, vous savez bien que le roi tue tous ceux qui lui désobéissent. On sait juste que l’on va avoir le fin mot de l’histoire : qui est le roi, comment c’est arrivé la première fois et pourquoi. Mais il y a un ordre que j’ai vraiment détester lire. J’ai une peur bleue des guêpes et des frelons, c’est même pire qu’une peur… Et voilà un ordre que nous a pondu l’auteur : « Vous devez attraper vivants autant de frelons géants qu’on compte de villageois. (…) ». Mais bien sûr ! J’allais te le dire ! Vas-y toi chercher les frelons et les retenir vivants ! Je vous laisse imaginer mon état lorsque j’ai lu toute cette partie… Et encore, dans le manga, ils sont carrément dessinés ! Vous l’avez remarqué, entre cette citation et celle choisie en présentation, on a affaire à de tous nouveaux ordres et c’est vraiment super ! J’étais là, en train de lire, et n’arrêtant pas de me demander quel ordre allait nous pondre le roi ensuite. Un régal ! Sans compter la présence des policiers, qui rajoute un petit côté intéressant à l’histoire.

Bon, je ne vois pas ce que je pourrais vous dire de plus sans vous spoiler l’histoire. Sachez que pour moi, même si j’ai préféré le deuxième tome, celui là est vraiment super. Mais je suis tout de même super impatiente de lire le quatrième qui vient de sortir et qui à mon avis va tout exploser !


Des qualificatifs ? Prenant, sanglant et bien dérangeant !

King’s Game, tome 2 : Extreme de Nobuaki Kanazawa

king-s-game,-tome-2--extremeTitre : King’s Game, tome 2 : Extreme

Auteur :  Nobuaki Kanazawa

Langue : Français – Langue originale : Japonais

Format : Papier – Broché – Format 22,6 x 3,4 x 14,2 cm

Publié le 6 Novembre 2014 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-37102-025-2 ; Prix : 15€00 ; Nombre de pages : 384

Couverture de Dimitri Chappuis

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes

Genre : Roman – Thriller horrifique sous le thème de la nouvelle technologie

Deuxième tome d’une série – Trois tomes sortis en France pour cinq au Japon

Page facebook de l’éditeur ICI


Citation :

« Ven. 04/06, 00:00. Expéditeur: Roi. Titre: Jeu du roi.
Message: Toute votre classe participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24 heures.
Aucun abandon ne sera toléré.

Ordre n°2 : Élève n°6, Masatoshi Ôi, élève n°29, Aimi Murazumi.
Masatoshi doit lécher les pieds d’Aimi.

Élève n°23, Tsubasa Furusawa, élève n°30, Haruka Momoki.
Tsubasa doit toucher la poitrine de Haruka.

Élève n°20, Teruaki Nagata, élève n°24, Natsuko Honda.
Teruaki et Natsuko doivent avoir un rapport sexuel.

Élève n°1, Kenta Akamatsu.
Kenta doit donner un ordre de son choix à l’un de ses camarades. Celui qui reçoit l’ordre doit l’exécuter comme s’il provenait du roi.

Élève n°8, Aya Kuramoto.
Aya doit perdre quelque chose de précieux.

Élève n°27, Hayato Midorikawa, élève n°31, Mitsuki Yukimura.
Chacun d’eux doit envoyer le message « meurs » à deux de leurs camarades de classe.
Le gage en cas de non-exécution sera la mort. Un châtiment identique attend les destinataires de ces SMS. Il est impossible de désigner un mort.

Toute la classe.
Ne commettez pas ce qui est inutile dans le jeu du roi.

Toute la classe.
Ne prenez pas de profond repos. Avancez sur la voie tracée pour vous. END.

(…)

Ven. 04/06, 00:00. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°27, Hayato Midorikawa.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

Ven. 04/06, 00:01. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°2, Asuka Iguchi.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

(…)

Ven. 04/06, 00:03. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°3, Hanako Iketani.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

Ven. 04/06, 00:07. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°13, Megumi Sakurai.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

Ven. 04/06, 00:07. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°23, Tsubasa Furusawa.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

(…) » – Pages 57,58, 59 et 64, Ordre n°2 – Ven. 04/06, 00:00.


Résumé de l’éditeur :

« Sept mois ont passé depuis le King’s Game qui a décimé la classe de seconde de Nobuaki. Le jeune homme a déménagé, rejoint un lycée différent et s’est rapidement fait de nouveaux amis. Pourtant, chaque soir, à l’approche de minuit, il fixe avec angoisse son téléphone, redoutant l’arrivée d’un SMS du roi. L’être maléfique qui a provoqué la mort atroce de ses anciens camarades semble cependant s’être évanoui dans la nature. Nobuaki finit par croire que le cauchemar est définitivement derrière lui…

Mais un soir de juin, la spirale infernale reprend. Cette fois, l’horreur monte d’un cran : les défis et les sanctions, tous plus terribles les uns que les autres, se succèdent avec frénésie. Tous les camarades de classe de Nobuaki sont terrorisés, perdus, abasourdis face à la tragédie… sauf une. Que sait-elle du jeu du roi ? A-t-elle un lien avec l’expéditeur de ces terrifiants messages ? Si Nobuaki veut sauver ses amis et mettre un terme au jeu, il va lui falloir le découvrir, et vite !

Dans la saison 2 de King’s Game, une course contre la montre mortelle commence… Récit saisissant dont le suspense va crescendo, King’s Game Etreme ne vous laissera pas un instant de répit. Nuits Blanches garanties !

King’s Game Etreme… Le cauchemar continu ! Une seule règle : obéir ou mourir !»


Petit mot avant-garde :

Après la lecture du premier tome, je ne pouvais qu’attendre le second, vous ne croyez pas ? J’étais vraiment impatiente de voir ce que pouvait donner ce jeu du roi en mode accéléré, et je n’ai pas été déçue !

Pour retrouver ma chronique du tome 1, si le cœur vous en dit, c’est par ICI.


Ma chronique :

Le premier tome vous a bien mis dans l’ambiance… Vous connaissez bien les règles du jeu… Vous allez dès à présent retrouver Nobuaki pour une nouvelle manche… Mais attention, cette fois-ci, ce sont les mêmes règles, les mêmes enjeux, mais pas les mêmes joueurs, ni le même roi, et tout va se faire en accéléré ! (Cf. l’extrait au-dessus.) Comment vous dire que pour le coup, j’ai pris une sacrée claque ! Quand j’ai fini le premier tome, il était bien sûr évident qu’il y aurait une suite. J’avais bien compris que tout allait aller plus vite, mais quand j’ai vu que le deuxième ordre du roi en contenait finalement huit, j’ai été très surprise. Je me suis demandée comment l’auteur allait pouvoir tenir 380 pages sans rabâcher, sans trop nous faire de descriptions, sans nous perdre et sans trop nous faire attendre.

Donc là, j’en reviens à son style que je vous décris dans la chronique du premier tome. Je vous avais dit que la narration à la troisième personne était très efficace, car elle était mesurée, laissait place au lecteur pour rentrer dans l’histoire et que la plume de l’auteur promettait sûrement une belle amélioration. Et bien c’est le cas ! J’ai trouvé que Nobuaki Kanazawa s’est vraiment bien amélioré dans son écrit, autant dans le style que dans l’histoire. Dans ce deuxième tome, j’ai vraiment pu apprécier une écriture plus fluide, moins jeunesse, moins rude et une histoire décrite avec mesure et plus de profondeur. Et pourtant, on y retrouve quasiment les mêmes éléments que dans le premier. On a juste changé les personnages principaux, sauf Nobuaki, et on repart de plus belle pour étonner le lecteur. Certaines personnes pourront trouver l’histoire répétitive. Je suis d’accord sur la première moitié du roman qui effectivement peut paraître plutôt redondante, mais sur la seconde, je ne vois pas du tout où est la répétition. Donc soit ces personnes ont lu le premier tome et le résumé du tome 2, soit elles ont arrêté leur lecture au début ou au milieu du livre. Ce que sincèrement je trouve dommage vu que le roman a un très bon potentiel et puis ce n’est pas comme s’il se lisait super vite ! Tout ça pour dire que si vous avez peur de vous ennuyer ou de relire la même histoire une deuxième fois, il ne faut surtout pas vous arrêter là, ce n’est pas le cas ! Prenez le bouquin, ouvrez les premières pages, plongez dans l’histoire et dévorez ! Par contre, je vous préviens, il y a un personnage que vous allez détester au plus au point. Une pure garce. C’est simple, je n’attendais qu’une seule chose, c’est qu’elle meurt dans d’atroces souffrances… Et le pire, c’est que son personnage prend le dessus sur Nobuaki et le roi. Je sais très bien que c’est voulu par l’auteur, qu’il a rajouté du piquant pour nous faire rager, mais quand même !

Je suis en train de penser au fait que je ne vous ai pas parlé du village de Yonaki dans ma chronique du tome 1. Et pourtant, il y avait de quoi ! Moi qui adore les endroits glauques, abandonnés, sombres, … Là, j’étais servie. Et le meilleur, c’est que l’on y retourne dans ce deuxième tome, youpi ! J’adore ce lieu parce que je trouve que l’auteur à fait un super travail sur l’écrire, sur le ressenti qu’aura le lecteur dans ces parties. J’avais l’impression d’y être ! Dans King’s game Extreme, il y a aussi un autre lieu qui m’a énormément plu : les ruines de Kamegakubi. On n’y voit que l’entrée des ruines, mais elle est décrite avec minutie. Ça peut vous paraître bizarre, mais je me suis sentie happée par ce lieu et je ne sais pas trop pourquoi. Je me dis que peut-être l’auteur nous y ré-amènera, du moins, je l’espère vraiment.

Pour ce qui est de la fin (promis, je ne spoil pas), il ne pouvait se passer que ça, c’était évident. Même si on en sait maintenant beaucoup plus sur le roi, on se demande comment cela va être possible. Parce que oui, le roi commence à ne plus avoir de secrets pour nous, ou presque plus. Et vous pouvez imaginer tout ce que vous voulez, je doute que vous trouverez ^^.

Je n’ai que peu de choses à dire pour clôturer cet avis de ce deuxième tome : lancez-vous, il est encore mieux que le premier et vous allez adorer le tout dernier ordre !


Des qualificatifs ? Prenant, sanglant et immersif ! Mais tout en *2 !