Stalingrad de Emmanuel Delporte

stalingradTitre : Stalingrad

Auteur :  Emmanuel Delporte

Langue : Français – Langue originale : Française

Format : Ebook – Epub

Publié le 16 Septembre 2015 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-36892-306-1 ; Prix : 3€99 ; Nombre de pages : 147

Couverture de Vael Cat

Lectorat : Adultes

Genre : Roman – Fantastique/Horreur

Tome unique

Page du livre sur le site de l’éditeur ICI


Citation :

« La forme se matérialisa très lentement. Le ciel déjà gris s’obscurcit davantage. Des traits surgirent de manière anarchique et brutale en travers des nuages et de la brume, comme si un peintre traçait de grands sillons nerveux sur une toile vierge. es chiens semblèrent fous. Ils tournaient sur eux-mêmes en hurlant à la mort. Le sifflet d’Evgeny se réchauffait à mesure que les traits noirs se multipliaient et dessinaient une silhouette. Plus aucun canon ne tonnait, aucun char d’assaut ne faisait grincer ses chenilles ni rugir ses moteurs. Le ciel était vide d’avions et d’oiseaux. Même la fumée des incendies passait au ralenti. » – Page80, Chapitre 9 – Troisième partie : La danse des crocodiles.


Résumé de l’éditeur :

« Été 1942. La domination nazie sur l’Europe atteint son apogée. L’état-major du Troisième Reich expédie plus de 900 000 soldats à l’assaut de la ville de Stalingrad. Cette bataille ne ressemble à aucune autre. Le froid intense, le volume des destructions, la présence de civils, les atrocités commises de part et d’autre, expliquent la fascination qu’elle exerce encore aujourd’hui.
Mais ses souterrains recèlent en outre les reliques d’un secret terrifiant, protégé par d’anciens rites et d’indicibles créatures.
Comme les cinq branches d’un pentagramme, cinq récits se croisent et forment la trame de ce roman épique, dans lequel la réalité historique se confond avec les figures mythiques de Raspoutine ou Baba Yaga.

Emmanuel Delporte signe son premier roman, récit historico-fantastique, uchronie spectaculaire dans laquelle il vous invite à une réflexion sur le poids du passé et de la guerre.»

Petit mot avant-garde :

C’est une nouvelle fois un plaisir de lire un roman de Emmanuel. Merci à toi, et à Lilian, de m’avoir fait découvrir cette histoire !


Ma chronique :

La seconde Guerre Mondiale et ses allemands contre ses russes. On l’a tous étudié au collège et au lycée et si vous êtes comme moi, vous l’avez bien oublié ! Je n’ai pas envie d’apprendre l’histoire avec des manuels. Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec cette période. Je ne suis tout simplement pas intéressée par les guerres mondiales. Alors vous me direz, pourquoi avoir lu ce roman ? Pour plusieurs raisons. Et bien déjà, c’est un roman ! Pas un documentaire ou un manuel de cours. Ensuite, c’est Emmanuel qui l’a écrit, et je ne pouvais tout simplement pas passé à côté d’un de ses livres. C’est son tout premier roman ! Oui, celui qui lui a fait découvrir l’écriture, donc je voulais voir ce que ça donnait. Et enfin, Je connais bien les genres de prédilections de l’auteur : l’horreur et le fantastique. Pile poil ce dont j’avais besoin ! Voilà déjà pas mal de points qui font que vous devriez vous lancer. Mais attendez de lire la suite !

Ce livre fut pour moi une magnifique découverte. Je connaissais la plume d’Emmanuel grâce à son recueil de nouvelles Aux douze coups de minuit… dont certains récits m’avaient énormément plu. Là, vu que ce roman est le tout premier qu’il a écrit, j’étais curieuse de voir l’évolution qu’il a eu. J’ai pris une sacrée claque ! Ce livre est cent fois mieux écrit que l’autre, alors qu’il y avait déjà du niveau. Mais là, tous les mots sont pesés, pensés, réfléchis, ajustés. Ils englobent l’histoire, qui est quand même assez difficile, pour la rendre poétique. J’adore ce style de plume. C’est fluide, très agréable à lire, et ça permet de profiter au maximum du récit. J’ai aussi été impressionnée par le rythme et la dynamique qu’il a réussi à donner à l’histoire. Tout est très calme, puis tout d’un coup, tout s’accélère. J’ai facilement pu retrouver ces moments que l’on appelle « Le calme avant la tempête » pendant les temps de guerre sans oublier le soupçon d’angoisse incessant ! Le tout façonné dans un récit quasiment sans dialogue ! Et en prime, ce roman est écrit sous forme de nouvelles ! Car oui, on y lit cinq nouvelles qui forment l’histoire en question.

L’histoire est contée sous différents points de vue et sous différentes façons. Vous allez découvrir un personnage, que vous ne suivrez plus ensuite, afin que ce qu’il s’est passé pendant qu’il était là soit revu par une autre personne. Mais ce n’est pas répétitif vu que tout n’est pas redit, juste des parties de l’histoire, juste des minutes précises, pour que tout soit agrémenté d’éléments et donne un sens au récit. Vous allez avoir une partie racontée au présent, une autre au passé ; avoir une partie épistolaire, une autre à la troisième personne ; ainsi de suite. J’ai juste un seul regret par rapport à l’histoire. Je la trouve vraiment très bien construite, mais j’aurais aimé avoir une partie de plus. Ce récit, hormis à être classé dans Fantastique/Horreur et un peu un Ovnis. Du coup, j’aurais bien aimé que l’écriture soit poussée encore plus loin en y lisant des coupures de journaux qui expliqueraient ce qui s’était passé pendant l’ellipse entre la partie 4 et la 5. Et là, mon coup de cœur n’aurait pas été un presque coup de cœur. C’est mon seul regret, parque j’ai adoré l’histoire, surtout la façon de découvrir ce qu’il se passe dans cette ville !

Je ne vais pas vous raconter grand chose de plus vu que ça fait un moment que j’ai lu ce roman et que je ne me souviens pas de tout. Mais vous avez ici les points les plus importants. Et pour ceux qui aiment les zombies, n’hésitez pas !
Emmanuel, pour un tout premier roman, tu as vraiment géré ! Mais attention, maintenant, je t’attends au tournant ! Le suivant à intérêt d’être aussi bien, voir mieux que celui-ci !


Des qualificatifs ? Fluidité, guerre, zombies, malaise

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7 secondes de Tom Easton

7-secondesTitre : 7 secondes

Auteur :  Tom Easton

Langue : Français – Langue originale : Anglais (Etats-unis) – Traduction : Émilie Gourdet

Format : Papier – Broché – Format 22,5 x 3,5 x 14 cm

Publié le 16 Septembre 2015 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-37102-036-8 ; Prix : 15€00 ; Nombre de pages : 370

Couverture de Cyril Nouvel

Lectorat : Adultes (je l’explique plus bas)

Genre : Roman – Dystopie, Action

Tome unique

Page facebook de l’éditeur ICI


Citation :

« Mila marchait ou courait sans relâche dans l’espoir de distancer ses poursuivants. Un bourdonnement se faisait entendre : des drones, tout proches, survolaient la forêt à faible allure. Le feuillage dense la dissimulait, et elle prenait soin d’éviter les clairières. Les recherches aériennes paraissaient se concentrer vers le sud, bien que de temps à autre, un ou deux appareils se rapprochent de sa position. À un moment, elle revint sur ses pas, non sans prendre la précaution de masquer son changement de direction en fermant les yeux lorsqu’elle fit demi-tour. Au bout de quelque temps, lorsque les bruits de poursuite se furent suffisamment éloignés, elle décida qu’elle avait fait assez de chemin. Elle repéra un arbre couché, se pelotonna dans le creux formé par les racines et, à bout de forces, ferma les yeux. » – Page 97, Chapitre 4.


Résumé de l’éditeur :

« Dans une société futuriste devenue folle…
Mila n’a que 7 secondes d’avance
7 seconde pour se battre
7 secondes pour sauver sa vie

Après un éprouvant voyage à travers un continent ravagé par la guerre civile, Mila a enfin atteint son but : les Îles. Elle espère se construire une nouvelle vie dans ce havre de paix, dont les habitants vivent tous avec une puce téléphonique à l’intérieur de la tête. Personne ne manque de rien, au point qu’on ne travaille que si l’on le souhaite. mais pendant qu’on implante à la jeune fille, comme à tout un chacun, un téléphone personnel, on découvre un élément étranger à l’intérieur de son crâne… un appareil qui ressemble étrangement à une bombe !

Mila n’a plus le choix, elle doit fuir. Elle se retrouve pourchassée par tous les Agents du pays – à commencer par Adam, l’homme assigné depuis le début à sa surveillance, qui, grâce à la puce en question, peut voir par ses yeux et suivre ses moindres faits et gestes. Il ne se prive pas d’essayer de la raisonner. Mais Mila est bien décidée à exploiter son seul avantage : un décalage de sept secondes dans la retransmission. Sept toutes petites secondes d’avance sur ses poursuivants, et sept seulement, pour tenter d’échapper à l’implacable traque et de découvrir ce que fait cet objet étranger dans son cerveau. Qui l’a mis là ? Et pourquoi ?

Une impitoyable course contre la montre commence, qui pousse peu à peu Mila dans ses retranchements. Contrainte de faire preuve d’une inventivité permanente, elle doit exploiter toutes les failles du système et rivaliser de sang-froid, de réactivité et de ruse pour survivre. Tout cela, alors que l’ennemi murmure à son oreille ! Découvrez une chasse à l’homme haletante où s’exprime tout l’instinct d’un maître du thriller young adult, le talentueux Tom Easton. »


Petit mot avant-garde :

Je tiens à remercier une nouvelle fois les éditions Lumen pour m’avoir permis de lire ce livre, une découverte dont je me souviendrai très longtemps !

Juste pour vous prévenir : cet avis est très personnel ! Je ne peux tout simplement pas vous parler de ce livre sans vous parler de mon ressenti qui va parfois vous paraître excessif. Il faut aussi que vous sachiez que je vais commencer par les choses qui m’ont le plus reboutées, pour finir sur les éléments plus classiques.


Ma chronique :

Cela fait un moment que j’ai lu ce roman, j’aurais dû faire ma chronique plus tôt. Je suis un peu perdu mais j’espère me souvenir de tout ce que j’avais à vous dire au fur et à mesure que j’écrirai mon avis.

Je vais commencer par l’histoire, bien que ce ne soit pas mon habitude. Je n’ai pas forcément accroché au récit. J’ai eu l’impression de me retrouver dans le dernier film Mad Max : Fury Road, vu que durant tout le livre on assiste à une fuite ; ainsi que dans un jeu/film Lara Croft, vu que l’héroïne est forte, intelligente, hyper douée, etc. ; et de plus, j’ajouterais que les méchants ne savent jamais viser… Je ne vous ponds pas un super tableau là, mais j’en ai assez de lire des livres ou de voir des films où les héros sont super puissants et les méchants super nuls. L’héroïne de ce roman est une « SuperGirl ». Au moment où l’on apprend comment elle est devenue si forte, on est vraiment déçu : j’ai eu l’impression que l’auteur s’est obligé à donner une explication, c’était trop forcé pour moi.
Je tiens à vous parler de la fin. (Pas de spoilers.) J’adore en général les fins de ce genre, mais là, je n’ai pas réussi à l’accepter. Ça a très bien marché, par exemples, dans le roman Xénome de Nicolas Debant (éditions de L’Homme Sans Nom). Ici, je n’ai tout simplement pas accepté tout ce qu’il s’est passé pour obtenir cette fin. D’un roman censé être jeunesse, ce n’est pas ce que l’on en attend. Les ados qui lisent ce genre de livre veulent de l’inédit, une vraie fin, surtout si le livre en question est un tome unique. Pour le coup, ce fut une surprise, mais très mal dosée. Avec les prouesses que nous vend notre héros tout au long de l’histoire, on ne peut tout simplement pas s’imaginer que ça se finisse comme ça. D’ailleurs, je me demande, pourquoi continuer à vivre à ce moment là.
L’histoire n’est pas du tout visuelle. Il n’y a que de l’action, aucune description. À peine un combat commencé qu’il est déjà fini. Et de suite, une nouvelle action prend sa place. Le rythme est hyper/trop soutenu. L’auteur ne prend pas du tout le temps de nous décrire les lieux, les personnages. J’ai vraiment eu du mal à m’imaginer la jeune Mila qui est décrite vers le milieu du livre. Alors oui, on a pas le temps de s’ennuyer, c’est sûr. Mais ce n’est pas suffisant pour un lecteur. On a besoin de lire certains détails pour se projeter. Là, il n’y a rien qui nous le permette.

Maintenant, que j’ai bien terni le tableau, que je donne l’impression de ne pas avoir apprécié du tout le livre, il est temps de vous donner d’autres explications.
L’histoire se passe en Angleterre dans quelques années (je ne me souviens plus de la date exacte). Ce qu’il faut savoir : L’Angleterre et ses îles sis nommée « Les Îles », dominent une partie du monde, dont l’Europe qui n’existe plus (pour ce qui est de l’Amérique, on en entend pas du tout parler). Les Îles sont très convoitées, la vie y est simple, sans dangers, tout est gratuit. C’est ce qui attire les immigrants. La vie en dehors de ce monde y est horrible : on meurt de faim, on vit dans la rue, on est malade, etc. Le problème principal des Îles est les immigrants. Ils arrivent de toutes parts, tentent de s’intégrer à la société, mais n’ont aucune chance. Ils sont soit renvoyés dans des mines très loin d’ici, soit tués. Les politiciens sont très intéressants à suivre. C’est assez drôle de voir ce qu’il font. Et ce qu’il ne font pas aussi, quand même ^^. Mais tout est beau dans les Îles, surtout le fait d’avoir un téléphone portable intégré dans les têtes. C’est obligatoire, ça vous donne une identité, vous avez accès à absolument tout (internet, téléphone, GPS, etc.), et surtout, toutes vos données sont archivées par le gouvernement (mais ça, vous ne le savez pas, cela va de soi. Ou pas). Pour vous protéger, vous comprenez ? On vous le promet, grâce à ce système, vous êtes sans danger… si vous n’avez rien à cacher (pareil, ça on vous ne le dit pas). On vous protège, en vous surveillant, mais on vous protège. Bon, je m’arrête là, vous avez compris le système. La manipulation, vous savez, celle qui est aveugle ^^. Mais dites moi, ça ne vous rappelle rien ? Le monde actuel, non ? Les dystopies sont bien sûr faites pour ça : faire une critique du monde de maintenant. Cette histoire est une énorme critique de la politique moderne de l’Angleterre. Petit détail qui vous permettra sûrement de faire le lien : l’auteur est né en Angleterre et est parti vivre plus tard aux États-Unis. Sinon, j’ai beaucoup aimé cette analyse (même si elle est un peu trop prononcée), l’herbe n’est pas plus verte chez notre voisin !
Pour le style d’écriture, je l’ai trouvé ultra simple. Je n’ai rien senti de spécial qui aurait pu apporter à l’histoire. Cependant, j’ai eu l’impression d’une écriture rapide, un texte pas forcément relu, comme des mémoires ou des coups de colère que l’on écrirait sur un agenda intime. J’ai aussi eu du mal avec la narration. Le genre dystopique marche très bien à la première personne, surtout pour des livres jeunesse. Ici, tout est écrit à la troisième personne. Pour moi, c’est un mauvais choix. L’auteur nous éloigne du personnage principal. Peut-être ne voulait-il pas que ce livre paraisse trop personnel ? Pour le coup, j’en ai ressenti tout le contraire. S’il avait été écrit au « je », je ne me serais posé aucune question sur l’auteur et serais rentrée de suite dans l’histoire.

Pour ceux qui pensent que ce livre est un livre jeunesse, détrompez-vous, il est plutôt adulte, même très adulte quand on visualise les enjeux. Mais le style d’écriture est entre la jeunesse et l’adulte. Après, pour l’histoire, si on ne prend que l’héroïne et l’action, c’est très jeunesse (badass ^^) . Quand j’ai fini le roman, je me suis énervée contre l’auteur de ne pas être allé assez loin dans son récit, j’attendais plus. Mais j’ai quand même plutôt apprécié le lire, surtout la première moitié du livre, qui me plaisait énormément. Et l’univers, le fait que l’Angleterre domine tout, j’ai bien aimé. Maintenant, c’est à vous de voir ^^.


Des qualificatifs ? Action, politique, immigration, surveillance, manipulation

King’s Game, tome 3 : [Origin]° de Nobuaki Kanazawa

king-s-game,-tome-3--originTitre : King’s Game, tome 3 : [Origin]°

Auteur :  Nobuaki Kanazawa

Langue : Français – Langue originale : Japonais – Traduction : Hana Kanehisa

Format : Papier – Broché – Format 22,5 x 3,5 x 14 cm

Publié le 17 Septembre 2015 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-37102-048-1 ; Prix : 15€00 ; Nombre de pages : 410

Couverture de Gaëtan Waquier

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes

Genre : Roman – Thriller horrifique sous le thème de la nouvelle technologie

Troisième tome d’une série – Quatre tomes sortis en France pour cinq au Japon

Page facebook de l’éditeur ICI


Citation :

« Sam. 13/08, 00:01.
Message: Tout votre village participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés dans la journée du 13 août. Aucun abandon ne sera toléré.
Ordre n°6 : Chaque villageois doit déposer la tête tranchée de l’un de ses voisins devant le panneau d’affichage de la grande place. Le gage en cas de désobéissance sera la mort par démembrement. » – Page 171, Ordre n°6.


Résumé de l’éditeur :

« 24h pour obéir, une seule sanction : La mort.
Avec King’s Game Origin, revenez aux sources mêmes de la malédiction !

Été 1977, village de Yonaki. Les adolescents de ce petit hameau de montagne ont enfin trouvé de quoi pimenter leurs longues journées de vacances : Yûji, le meilleur ami du jeune Kazunari Honda, a reçu dans sa boîte aux lettres une étrange enveloppe noire qui contient un message… plutôt effrayant. Les jeunes gens décident de se prêter au jeu de son mystérieux expéditeur, le roi, et de relever le macabre défit : ils doivent toucher avant la fin du jour un cadavre humain…
Mais ce que Kazunari et ses amis prenaient au départ pour un canular vire en un rien de temps au cauchemar. D’autres missives leur parviennent – des challenges de plus en plus insurmontables -, et les habitants de Yonaki succombent un à un aux châtiments attribués par le roi, sous les yeux de la police impuissante. Pour les 32 villageois, c’est le début d’une partie d’échecs mortelle contre un ennemi invisible et tout-puissant ! Combien survivront au carnage ?

Dans la saison 3 de King’s Game, découvrez comment tout a commencé ! Plongez dans les entrailles de Yonaki et remontez dans le temps avec cette préquelle terrifiante… »


Petit mot avant-garde :

Je tiens à remercier mille fois les éditions Lumen pour m’avoir permis de lire ce livre, de m’avoir fait confiance aussi, vu que je leur fais cette chronique longtemps après l’avoir reçu et lu. Et grâce à eux, je suis toujours aussi heureuse de pouvoir lire cette série que j’adore !

Pour retrouver ma chronique du tome 1, si le cœur vous en dit, c’est par ICI et celle du tome 2 ICI.


Ma chronique :

King’s Game [Origin]°… Disons plutôt « Les explications que vous attendez tant, avec de nombreux nouveaux ordres ». Avec le titre de ce tome 3, nous savons tous ce qui nous attend : nous allons enfin savoir d’où vient ce jeu malsain. Peut-être même qui est le roi et ce qui le maintient en vie. Même si nous avons eu quelques révélations ou explications dans le tome précédent, nous sommes vraiment restés sur nos faims.

Ce troisième tome de King’s Game nous transporte dans le passé. Nous suivons Kazunari, jeune homme qui correspond en tout point à Nobuaki (héros des deux premiers tomes), qui se retrouve avec les habitants du village entraîné dans le tout premier jeu du roi. Les téléphones n’existant pas, le roi donne ses directives par lettres manuscrites. Et le temps étant bien différents, les ordres ne sont pas les mêmes. J’ai trouvé ce tome vraiment agréable. Autant par les ordres que par les personnages. Comme je l’ai dit, Kazunari est le portrait craché de Nobuaki, il pourrait être sont père. C’est bien sûr agréable de retrouver un personnage auquel on est attaché, mais j’aurais aimé parfois avoir un plus par rapport à ce que l’on connaît. Je me dis que l’auteur n’avait pas envie de voir disparaître son héros. Mais d’un autre côté, je pourrais tout aussi bien faire le rapprochement entre les autres personnages des trois tomes. J’ai eu l’impression d’avoir tout simplement vu des sosies. On a le gars qui va tout faire pour tous les sauver, la Vipère (ou garce, à vous de voir), le mec qui aime tout le monde, … Si vous voulez, vous prenez les héros des tomes un et deux, vous changez leurs noms et hop voilà de nouveaux personnages. Je ne suis pas très convaincu du système. Pour le caractère principal, je veux bien, mais pour tous… Est-ce un choix de l’auteur ? ou est-ce qu’il n’a pas fait exprès, pensant créer des personnages dignes d’une suite ? L’inconvénient c’est que vous n’y trouvez pas de nouveautés. Mais le gros avantages, c’est que vous rentrez de suite dans l’histoire, sans vous poser de questions. Vu que ce roman cerne davantage un lectorat adolescents/jeunes-adultes que adultes, je trouve que c’est mesuré et vraiment bien trouvé (si comme je l’ai dit plus haut l’auteur l’a voulu). Je ne suis pas en train critiquer les lecteurs adolescents, loin de moi cette idée, vu que j’aime beaucoup lire les romans plus jeunesse. Mais il est vrai que quand on en lit, on n’a pas envie de se poser trop de questions ou de chercher midi à quatorze heures. Et le public visé apprécie sûrement de ne pas se prendre la tête non plus, surtout que c’est souvent par ce genre de lecture que l’on commence à aimer lire. Alors je pense que c’est vraiment bien senti comme façon de « créer » de nouveaux personnages. Nobuaki Kanawaza nous montre encore sa facilité à écrire à la troisième personne. Dans ma chronique du tome deux, j’avais signifié une grande amélioration de son style littéraire : écriture plus fluide, plus mature, plus lisse. Dans ce tome, j’ai retrouvé cette qualité d’écriture et j’ai pu vraiment profiter de ma lecture. Cependant, je dirais qu’elle était un poil trop la même et que du coup, je n’ai pas réussi à me positionner en tant que personnage aux côtés de Kazunari, comme j’avais eu tant de facilité à le faire dans les deux premiers tomes. Je soupçonne l’auteur de nous pondre le quatrième tome à la première personne.
Pour ce qui est des personnages, bien que Kazunari ressemble énormément à Nobuaki, il n’est pas Nobuaki. Le héros des tomes un et deux était mon héros plein d’amour, il est très difficile pour le lecteur de le remplacer par un autre. Il faut aussi mettre en avant que l’on sait dès le départ comment fini l’histoire, cela m’est donc une certaine distance entre le personnage principal et le lecteur. On sait qu’on ne le retrouvera plus. Il y a un autre personnage dont j’ai très envie de vous parler : Mitchiko Hinaro. Cette jeune fille me fait énormément penser à Natsuko Honda, héroïne du tome deux. Elle a plein de colère en elle, est une sale garce et est prête à tout pour vivre. Mais contrairement  Natsuko, elle va vraiment au bout de ses idées. Et surtout, elle fait tout par elle-même, elle n’attend pas qu’un autre se décide à le faire pour elle. Elle va dans le tas et frappe là où ça fait mal. Il y a particulièrement un ordre que j’ai aimé où Mitchiko est mise en avant est fait une chose atroce. Mais je n’ai absolument pas réussi à lui en vouloir. Elle a sauvé sa peau et franchement fallait y penser. C’est de loin le personnage que j’ai préféré du tome, et le plus profond. Il est créé, de part ce héros, une ambiance malsaine et vibrante qui te fait vivre le récit avec passion. Avec Mitchiko, l’auteur a su donner de la nouveauté à son histoire. Et pourtant, ce n’était pas le choix le plus évident à faire.

Hormis la ressemblance des personnages avec ceux des deux premiers tomes, on peut dire que l’auteur aime bien les coins perdus, un peu glauque et sombre. Dans le tome deux, il fait aller les élèves aux ruines de Kamegakubi, lieu rempli de pierres et d’arbres entremêlés ; dans les tomes un et deux, ils vont faire un petit tour au village de Yonaki qui est complètement abandonné et très lugubre. Dans ce troisième livre, l’histoire se passe dans ce même village. On découvre Yonaki tel qu’il était : pauvre, avec une trentaine d’habitant, entouré de forêts et de montagnes. J’ai bien ressenti une nouvelle fois la proximité des ombres et l’éloignement de la civilisation. Quand j’ai lu certains passages, notamment celui de la grotte, je me suis crispée. Le temps que les personnages y arrivent, avec la folie qui commençait à les gagner, je n’étais pas du tout à l’aise. L’ambiance dans ce troisième opus est bien plus pesante, plus prenante, on est beaucoup plus réceptif à ce qui nous entoure. J’ai vraiment aimé cette façon de pré-sentir le malaise continuel du roman.

Je ne vais pas vous parler beaucoup plus de l’intrigue, vous savez bien que le roi tue tous ceux qui lui désobéissent. On sait juste que l’on va avoir le fin mot de l’histoire : qui est le roi, comment c’est arrivé la première fois et pourquoi. Mais il y a un ordre que j’ai vraiment détester lire. J’ai une peur bleue des guêpes et des frelons, c’est même pire qu’une peur… Et voilà un ordre que nous a pondu l’auteur : « Vous devez attraper vivants autant de frelons géants qu’on compte de villageois. (…) ». Mais bien sûr ! J’allais te le dire ! Vas-y toi chercher les frelons et les retenir vivants ! Je vous laisse imaginer mon état lorsque j’ai lu toute cette partie… Et encore, dans le manga, ils sont carrément dessinés ! Vous l’avez remarqué, entre cette citation et celle choisie en présentation, on a affaire à de tous nouveaux ordres et c’est vraiment super ! J’étais là, en train de lire, et n’arrêtant pas de me demander quel ordre allait nous pondre le roi ensuite. Un régal ! Sans compter la présence des policiers, qui rajoute un petit côté intéressant à l’histoire.

Bon, je ne vois pas ce que je pourrais vous dire de plus sans vous spoiler l’histoire. Sachez que pour moi, même si j’ai préféré le deuxième tome, celui là est vraiment super. Mais je suis tout de même super impatiente de lire le quatrième qui vient de sortir et qui à mon avis va tout exploser !


Des qualificatifs ? Prenant, sanglant et bien dérangeant !

King’s Game, tome 2 : Extreme de Nobuaki Kanazawa

king-s-game,-tome-2--extremeTitre : King’s Game, tome 2 : Extreme

Auteur :  Nobuaki Kanazawa

Langue : Français – Langue originale : Japonais

Format : Papier – Broché – Format 22,6 x 3,4 x 14,2 cm

Publié le 6 Novembre 2014 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-37102-025-2 ; Prix : 15€00 ; Nombre de pages : 384

Couverture de Dimitri Chappuis

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes

Genre : Roman – Thriller horrifique sous le thème de la nouvelle technologie

Deuxième tome d’une série – Trois tomes sortis en France pour cinq au Japon

Page facebook de l’éditeur ICI


Citation :

« Ven. 04/06, 00:00. Expéditeur: Roi. Titre: Jeu du roi.
Message: Toute votre classe participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24 heures.
Aucun abandon ne sera toléré.

Ordre n°2 : Élève n°6, Masatoshi Ôi, élève n°29, Aimi Murazumi.
Masatoshi doit lécher les pieds d’Aimi.

Élève n°23, Tsubasa Furusawa, élève n°30, Haruka Momoki.
Tsubasa doit toucher la poitrine de Haruka.

Élève n°20, Teruaki Nagata, élève n°24, Natsuko Honda.
Teruaki et Natsuko doivent avoir un rapport sexuel.

Élève n°1, Kenta Akamatsu.
Kenta doit donner un ordre de son choix à l’un de ses camarades. Celui qui reçoit l’ordre doit l’exécuter comme s’il provenait du roi.

Élève n°8, Aya Kuramoto.
Aya doit perdre quelque chose de précieux.

Élève n°27, Hayato Midorikawa, élève n°31, Mitsuki Yukimura.
Chacun d’eux doit envoyer le message « meurs » à deux de leurs camarades de classe.
Le gage en cas de non-exécution sera la mort. Un châtiment identique attend les destinataires de ces SMS. Il est impossible de désigner un mort.

Toute la classe.
Ne commettez pas ce qui est inutile dans le jeu du roi.

Toute la classe.
Ne prenez pas de profond repos. Avancez sur la voie tracée pour vous. END.

(…)

Ven. 04/06, 00:00. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°27, Hayato Midorikawa.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

Ven. 04/06, 00:01. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°2, Asuka Iguchi.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

(…)

Ven. 04/06, 00:03. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°3, Hanako Iketani.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

Ven. 04/06, 00:07. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°13, Megumi Sakurai.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

Ven. 04/06, 00:07. Expéditeur : Roi. Titre : Jeu du roi.
Message : Élève n°23, Tsubasa Furusawa.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END.

(…) » – Pages 57,58, 59 et 64, Ordre n°2 – Ven. 04/06, 00:00.


Résumé de l’éditeur :

« Sept mois ont passé depuis le King’s Game qui a décimé la classe de seconde de Nobuaki. Le jeune homme a déménagé, rejoint un lycée différent et s’est rapidement fait de nouveaux amis. Pourtant, chaque soir, à l’approche de minuit, il fixe avec angoisse son téléphone, redoutant l’arrivée d’un SMS du roi. L’être maléfique qui a provoqué la mort atroce de ses anciens camarades semble cependant s’être évanoui dans la nature. Nobuaki finit par croire que le cauchemar est définitivement derrière lui…

Mais un soir de juin, la spirale infernale reprend. Cette fois, l’horreur monte d’un cran : les défis et les sanctions, tous plus terribles les uns que les autres, se succèdent avec frénésie. Tous les camarades de classe de Nobuaki sont terrorisés, perdus, abasourdis face à la tragédie… sauf une. Que sait-elle du jeu du roi ? A-t-elle un lien avec l’expéditeur de ces terrifiants messages ? Si Nobuaki veut sauver ses amis et mettre un terme au jeu, il va lui falloir le découvrir, et vite !

Dans la saison 2 de King’s Game, une course contre la montre mortelle commence… Récit saisissant dont le suspense va crescendo, King’s Game Etreme ne vous laissera pas un instant de répit. Nuits Blanches garanties !

King’s Game Etreme… Le cauchemar continu ! Une seule règle : obéir ou mourir !»


Petit mot avant-garde :

Après la lecture du premier tome, je ne pouvais qu’attendre le second, vous ne croyez pas ? J’étais vraiment impatiente de voir ce que pouvait donner ce jeu du roi en mode accéléré, et je n’ai pas été déçue !

Pour retrouver ma chronique du tome 1, si le cœur vous en dit, c’est par ICI.


Ma chronique :

Le premier tome vous a bien mis dans l’ambiance… Vous connaissez bien les règles du jeu… Vous allez dès à présent retrouver Nobuaki pour une nouvelle manche… Mais attention, cette fois-ci, ce sont les mêmes règles, les mêmes enjeux, mais pas les mêmes joueurs, ni le même roi, et tout va se faire en accéléré ! (Cf. l’extrait au-dessus.) Comment vous dire que pour le coup, j’ai pris une sacrée claque ! Quand j’ai fini le premier tome, il était bien sûr évident qu’il y aurait une suite. J’avais bien compris que tout allait aller plus vite, mais quand j’ai vu que le deuxième ordre du roi en contenait finalement huit, j’ai été très surprise. Je me suis demandée comment l’auteur allait pouvoir tenir 380 pages sans rabâcher, sans trop nous faire de descriptions, sans nous perdre et sans trop nous faire attendre.

Donc là, j’en reviens à son style que je vous décris dans la chronique du premier tome. Je vous avais dit que la narration à la troisième personne était très efficace, car elle était mesurée, laissait place au lecteur pour rentrer dans l’histoire et que la plume de l’auteur promettait sûrement une belle amélioration. Et bien c’est le cas ! J’ai trouvé que Nobuaki Kanazawa s’est vraiment bien amélioré dans son écrit, autant dans le style que dans l’histoire. Dans ce deuxième tome, j’ai vraiment pu apprécier une écriture plus fluide, moins jeunesse, moins rude et une histoire décrite avec mesure et plus de profondeur. Et pourtant, on y retrouve quasiment les mêmes éléments que dans le premier. On a juste changé les personnages principaux, sauf Nobuaki, et on repart de plus belle pour étonner le lecteur. Certaines personnes pourront trouver l’histoire répétitive. Je suis d’accord sur la première moitié du roman qui effectivement peut paraître plutôt redondante, mais sur la seconde, je ne vois pas du tout où est la répétition. Donc soit ces personnes ont lu le premier tome et le résumé du tome 2, soit elles ont arrêté leur lecture au début ou au milieu du livre. Ce que sincèrement je trouve dommage vu que le roman a un très bon potentiel et puis ce n’est pas comme s’il se lisait super vite ! Tout ça pour dire que si vous avez peur de vous ennuyer ou de relire la même histoire une deuxième fois, il ne faut surtout pas vous arrêter là, ce n’est pas le cas ! Prenez le bouquin, ouvrez les premières pages, plongez dans l’histoire et dévorez ! Par contre, je vous préviens, il y a un personnage que vous allez détester au plus au point. Une pure garce. C’est simple, je n’attendais qu’une seule chose, c’est qu’elle meurt dans d’atroces souffrances… Et le pire, c’est que son personnage prend le dessus sur Nobuaki et le roi. Je sais très bien que c’est voulu par l’auteur, qu’il a rajouté du piquant pour nous faire rager, mais quand même !

Je suis en train de penser au fait que je ne vous ai pas parlé du village de Yonaki dans ma chronique du tome 1. Et pourtant, il y avait de quoi ! Moi qui adore les endroits glauques, abandonnés, sombres, … Là, j’étais servie. Et le meilleur, c’est que l’on y retourne dans ce deuxième tome, youpi ! J’adore ce lieu parce que je trouve que l’auteur à fait un super travail sur l’écrire, sur le ressenti qu’aura le lecteur dans ces parties. J’avais l’impression d’y être ! Dans King’s game Extreme, il y a aussi un autre lieu qui m’a énormément plu : les ruines de Kamegakubi. On n’y voit que l’entrée des ruines, mais elle est décrite avec minutie. Ça peut vous paraître bizarre, mais je me suis sentie happée par ce lieu et je ne sais pas trop pourquoi. Je me dis que peut-être l’auteur nous y ré-amènera, du moins, je l’espère vraiment.

Pour ce qui est de la fin (promis, je ne spoil pas), il ne pouvait se passer que ça, c’était évident. Même si on en sait maintenant beaucoup plus sur le roi, on se demande comment cela va être possible. Parce que oui, le roi commence à ne plus avoir de secrets pour nous, ou presque plus. Et vous pouvez imaginer tout ce que vous voulez, je doute que vous trouverez ^^.

Je n’ai que peu de choses à dire pour clôturer cet avis de ce deuxième tome : lancez-vous, il est encore mieux que le premier et vous allez adorer le tout dernier ordre !


Des qualificatifs ? Prenant, sanglant et immersif ! Mais tout en *2 !

King’s Game, tome 1 : King’s Game de Nobuaki Kanazawa

king-s-gameTitre : King’s Game, tome 1 : King’s Game

Auteur :  Nobuaki Kanazawa

Langue : Français – Langue originale : Japonais

Format : Papier – Broché – Format 22,6 x 3,4 x 14,2 cm

Publié le 15 Mai 2014 chez « Lumen éditions »

ISBN  : 978-2-37102-005-4 ; Prix : 15€00 ; Nombre de pages : 430

Couverture de Benjamin Carré

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes

Genre : Roman – Thriller horrifique sous le thème de la nouvelle technologie

Premier tome d’une série – Trois tomes sortis en France pour cinq au Japon

Page facebook de l’éditeur ICI


Citation :

« Ven. 23/10, 00:00. Expéditeur: Roi. Titre: Jeu du roi.
Message: Toute votre classe participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24 heures.
Aucun abandon ne sera toléré.
Ordre n°5 : Élève n°30, Shôta Yahiro.
Shôta doit donner un ordre de son choix devant tout le monde. Celui qui reçoit l’ordre doit l’exécuter comme s’il provenait du roi. END.

(…)

Ven. 23/10, 08:21.Expéditeur: Roi. Titre: Jeu du roi.
Message: Toute votre classe participe à un jeu du roi. Les ordres du roi sont absolus et doivent être exécutés sous 24 heures.
Aucun abandon ne sera toléré.
Ordre n°5: Élève n°17, Daisuke Tasaki.
Daisuke doit se tuer par pendaison. END.

(…)

Ven. 23/10, 23:55.Expéditeur: Roi. Titre: Jeux du roi;
Message: Plus que 5 minutes. END.

(…)

Ven; 23/10, 23:58.Expéditeur: Roi. Titre: Jeu du roi.
Message: Plus que 60 seconde. END.

(…)

Ven. 23/10, 23:59;Expéditeur: Roi. Titre: Jeu du roi.
Message: Élève n°17, Daisuke Tasaki.
Condamné à la mort par pendaison pour avoir failli à exécuter les ordres du roi. END. » – Pages 62, 64, 67, 71 et 72, Ordre n°5 – Ven. 23/10, 08:15.


Résumé de l’éditeur :

« Nobuaki est réveillé en pleine nuit par un étrange SMS qui met au défi deux de ses camarades de lycée de s’embrasser. Le mystérieux expéditeur du message prétend que la classe entière participe à un “King’s Game”. Jour après jour, les défis se succèdent, et les lycéens sont bien obligés de se rendre à l’évidence: ils ont 24 heures pour s’exécuter et la sanction en cas de désobéissance est la mort.

Suicides ou meurtres ? Puissance occulte ou criminel de chair et de sang ? Où qu’elles soient, quoi qu’elles tentent pour s’échapper, la mort vient trouver ses jeunes victimes, infaillible. Le couperet se rapproche dangereusement de nos héros… Parviendront-ils à découvrir la vérité avant qu’il ne s’abatte ?

King’s Game… 1 classe, 32 élèves, 24h pour obéir. Une seule sanction : la mort. »


Petit mot avant-garde :

J’ai découvert cette série grâce aux mangas. Alors quand Lumen éditions a annoncé qu’ils allaient publier les romans, je suis devenue complètement folle ! Je me suis jetée dessus dès le premier jour de publication et je n’ai pas été déçue !


Ma chronique :

Que feriez-vous si un soir, à minuit, vous receviez un message donnant l’ordre à deux de vos camarades de classe de s’embrasser ? Ça vous ferez rire, comme à tout le monde et vous jouerez le jeu. Mais quand les choses deviendront plus sérieuses, quand vous recevrez l’ordre de vous pendre, ce sera pas la même histoire !

J’ai de suite accroché à cette histoire. Je dirais que c’est avant tout parce que c’est la première de ce genre que je lisais. Je l’ai découverte par le manga pour ensuite me plonger dans le récit romancé. Ce n’est pas tant le style de l’auteur qui m’a touché, mais l’histoire et le personnage principal. Quand j’ai lu ce livre, j’ai de suite était happée dans le récit. L’auteur vous présente le personnage principal, Nobuaki Kanazawa, très rapidement, ce qui permet de vous envoyer une sorte d’invitation : « Vous aussi venez participer au jeu du roi ». Le fait de tronquer la présentation du héros vous laisse de la place dans le récit. Et malgré vous, malgré tout ce qui pourrait vous arriver, vous ne pouvez qu’accepter. Non, en fait, vous ne pouvez tout simplement pas refuser. La narration à la troisième personne est là pour vous mettre en avant, vous êtes le double du héros. Ça rend les choses beaucoup plus intenses, vivantes. Vous ressentez donc beaucoup de sentiments, mais surtout les angoissants. Pour moi, cela prouve bien que le choix de narration est très efficace. Si le livre avait été écrit à la première personne, je ne suis pas sûre que j’aurais pu autant accrocher. J’ai d’ailleurs vu la différence avec les mangas qui sont présentés du point de vue du personnage principal. Vu que j’ai commencé par ce format, j’ai bien apprécié, mais après avoir lu le roman et relu les BDs japonaises, j’ai trouvé ces derniers distants par rapport à moi. Je pense que l’auteur a une plume plus appropriée à la troisième personne. Son style est classique mais tellement efficace que je ne le vois pas écrire à la première personne. Mais je me trompe peut-être et il se peut qu’un jour il écrive au « je » et que ce soit vraiment bien mesuré. À voir aussi avec l’expérience de l’écriture, voir comment son style évolue au fil des écrits. Je vous dirai ça, promis.

Comme je vous le disais, ce livre est mon premier du genre. Donc, moi qui adore les livres assez glauques et crus, King’s game ne pouvait que me plaire. Déjà, j’ai vraiment adoré que le second personnage principal soit le téléphone portable. Ce que j’ai encore plus aimé, c’est que cet objet devient une vraie personne au fur et à mesure que l’histoire avance. Il a même prit le dessus sur Nobuaki à certains moments. Qui aurait pu s’imaginer qu’un objet devienne, dans l’esprit d’un lecteur, un personnage à part entière, alors que les humains sont bel et bien présents, et profonds, dans l’histoire. Je ne m’attendais pas à ça quand j’ai commencé le livre. Mais ça fait son effet ! J’ai vraiment été tenue en haleine durant tout le roman, que ce soit par le roi « Mais quel ordre il va donner ensuite ? », par les élèves de la classe « Qui va mourir ? Qui va être nommé ? », par les gages « Comment vont-ils mourir ? » et par Nobuaki « Est-ce qu’il va réussir à les sortir de là ? ». Si on prend tous ces éléments un par un, on se demande où l’on va. Mais tous ensemble, ça donne une cohérence assez prenante : le roi va donner un nouvel ordre, à on ne sait qui ; Nobuaki va essayer de tout faire pour les protéger, mais on ne sait pas s’il va réussir ni comment il va faire ; s’il échoue, le roi va donner un gage aux élèves qui vont sûrement mourir dans d’atroce souffrances s’il n’ont pas exécuté l’ordre. Ça peut vous paraître un peu fouillis, mais ça fonctionne vraiment bien. Et il faut aussi que je relève un point que j’ai vraiment, vraiment, vraiment apprécié : Nobuaki est un adolescent, il me semble qu’il n’a que 16 ans (mais là, je me trompe peut-être), et dans cette histoire, j’ai enfin un ado qui réagit comme un ado ! Certes, il fait certaines choses, dit certaines choses qui lui donne un style un peu plus mûr, mais jamais rien de trop grandiose ou de trop intelligent pour un gosse de son âge. En fait, ce que je veux dire, c’est que pour une fois, on suit un élève normal avec des réactions normales. Et qu’est-ce que c’est appréciable !

J’ai lu ce livre en à peine deux jours et je n’avais jamais envie de le poser. Avec lui, j’ai bien ressenti tous les soucis que les lecteurs ont quand ils aiment un bouquin, vous savez, ceux où il faut qu’on abandonne notre lecture parce qu’il nous faut dormir, ou parce qu’on doit aller bosser, ou que le chéri nous parle et nous coupe en plein milieu d’une scène géniale…

Mon avis est très court comparé à d’habitude et pas très objectif. Ça fait longtemps que je l’ai lu, donc je vous mets l’essentiel de ce que j’ai retenu, mais ça englobe quand même bien mon ressenti. Si je peux vous conseiller quelque chose, c’est de lire les mangas avant le roman, même si le roman est à l’origine de l’histoire. Oui, oui, le roman a été écrit en premier et comme l’histoire marchait bien, les éditeurs japonais ont demandé à l’auteur d’un faire un manga. Donc lisez l’adaptation manga d’abord car elle vous paraîtra plus sympathique que si vous la lisez après les romans.


Des qualificatifs ? Prenant, sanglant et immersif !

« Jusqu’à la Fin des Temps » de Céline Guillaume

jusqu-a-la-fin-des-tempsTitre : Jusqu’à la Fin des Temps

Auteur :  Céline Guillaume

Langue : Français – Langue originale : Française

Format : Papier – Relié – Format 14 cm x 20 cm

Publié le 1 Mai 2015 chez « Underground éditions » – Troisième édition : paru auparavant en 2006, puis en 2010 sous le titre Le Serment de Cassandra

ISBN  : 979-1-09238-703-2 ; Prix : 16€90 ; Nombre de pages : 216

Couverture de Nessendyl

Lectorat : Jeunes adultes/Adultes

Genre : Roman – Romance avec une point de Fantastique

Tome unique

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Citation :

« J’avais sûrement perdu connaissance durant mon enlèvement, mes souvenirs me faisaient défaut.

Lorsque je rouvris les yeux, le paysage était différent de celui qui m’était coutumier depuis des semaines. J’étais restée inconsciente pus longtemps que je n’imaginais. Nous avions traversé l’Arabie déserte et étions, je le supposais, parvenus aux portes blanches de la vile lumière : Damas.

Encore un peu étourdie, je m’aperçus que je chevauchais en amazone toujours devant mon ravisseur. Je n’osais me retourner, de plus ‘étais bien trop occupée à regarder le monde qui m’entourait. » – Page 89, Deuxième partie, Chapitre XII.


Résumé de l’éditeur :

« Au milieu des bois, lors d’une nuit sans lune, elle m’apparut pour la première fois. Mythe ou réalité, annonciatrice d’infortune ou de réussite, je l’ignorais… Seule une antique pièce syrienne abandonnée sur mon siège témoignait de ma rencontre avec la Dame Blanche, messagère de l’au-delà qui allait me guider vers ma destinée tracée depuis la nuit des temps.

Huit siècles après le début de cette histoire dans l’Histoire, je tenais dans mes mains notre devenir. »


Petit mot avant-garde :

Je veux remercier de tout cœur les éditions Underground pour leur confiance, le fait d’être patient (oui, j’ai leurs livres depuis quatre mois !), et surtout, le fait de me faire découvrir des livres géniaux ! Il m’ont généreusement offert l’e-book de ce roman, mais je n’ai pas pu me retenir et j’ai acheté le roman papier. Et oui, je suis éternelle fan des beaux livres papiers.


Ma chronique :

Jusqu’à la fin des Temps est un livre qui me tentait pour sa couverture et son format relié. Comme je ne lis pas les résumés, ou vraiment qu’en diagonale et donc que je ne retiens rien, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je n’ai même pas pris le temps de voir les avis des autres blogueurs alors qu’il y a déjà plein de chroniques qui courent sur internet. Je savais juste que c’était un livre qui n’avait que plu. Et vu que je souhaitais une lecture rapide, j’ai donc choisi de me lancer dans ce roman de seulement 216 pages. Quel ne fut pas encore mon plaisir de plonger dans un nouveau livre de cette petite maison d’édition ! Ce roman n’a pas été un coup de cœur, mais vraiment une très belle lecture. Je sais que je n’en ai pas beaucoup parlé sur ma page facebook, mais c’est parce que je l’ai dévoré. Des fois, je garde tout pour moi toute seule ^^. Alors voilà, en quelques lignes, mon aventure dans la plume de Céline.

Tout d’abord, je vais vous parler de l’objet. Ce livre coûte 16€90 ; est en format relié, il a donc une couverture cartonnée et dure ; est monté à l’ancienne, donc les deux premières pages sont décorées de motifs floraux (marron foncé sur fond beige), chaque chapitre est accompagné d’un bandeau sur leur première page et d’une vignette sur les dernières et chaque partie possède un dessin faisant référence à un des thèmes du roman (seul hic, les dessins ont été sûrement trop agrandi, et donc on voit que les traits sont pixelisés. C’est dommage, mais ça n’a aucunement gâché ma lecture) ; et un marque-page cousu en tissu vient accompagner le livre. Enfin, le dessin de couverture nous donne l’effet d’ouvrir un grimoire, comme si le roman qu’on ouvrait à chaque fois qu’on se plonge dedans nous comptait l’histoire interdite de l’héroïne. Mais sans la clef du grimoire, cet objet défendu restera à jamais fermé et laissera tomber dans l’oubli cette romance, la rendant encore plus secrète qu’elle ne se perdra dans le temps. Donc vous tenez dans vos mains un objet précieux que vous n’ouvrez qu’à condition d’accepter que des éléments de l’histoire puissent vous atteindre, malgré toutes les précautions que vous prenez.

Maintenant, parlons de la plume de Céline Guillaume. Au départ, je me suis sentie chiffonnée. Le style de l’auteur est simple, rapide et efficace. Cependant, si ces trois éléments sont faits pour qu’un livre soit juste bien, j’en attends tout de même plus d’un auteur. Je ne lis plus pour me dire « cet auteur écrit bien », et je me doutais que si Céline Guillaume était publiée chez les éditions Underground, il y avait sûrement des plus qui devaient traîner dans son histoire. Mais je ne les ai pas de suite trouvés. Dans la première partie, je me suis sentie happée par l’histoire grâce à l’héroïne, mais le style me paraissait juste classique. Puis, dans les parties deux et trois, j’ai compris que l’auteur, voulant aller à l’essentiel, ne mettait pas trop de descriptions dans son récit. Du coup, tout était vraiment fluide. (Même si pour ma part, j’aurais aimé trouver plus de détails.) Et c’est là que j’ai compris : Céline Guillaume manipule dans ce livre les mots, les syntaxes, le vocabulaire, de façon à ce que le lecteur s’immerge complètement dans l’histoire, quitte à en oublier de faire attention au style. C’est par cette méthode que vous vous immergez complètement dans le récit et grâce au choix de narration à la première personne. Cassandra n’est pas Cassandra. Vous êtes Cassandra. De cela, je fais le lien avec la couverture : Vous ouvrez le grimoire interdit ; Vous avez donc accepter de subir les conséquences de cet acte ; Vous vous retrouvez à la place du personnage principal ; et donc Vous souffrez de la malédiction à sa place. Du coup, dites-moi à quoi auraient bien pu servir plus de descriptions puisse que le personnage principal, au fond, c’est vous. Mais si vous êtes le personnage principal, si vous prenez la place de l’héroïne, que deviennent votre caractère, vos sentiments, votre façon d’être ? Ils s’effacent. Tous. Pour laisser Cassandra déteindre sur vous. Donc vous souffrez, vous déprimez, vous êtes fatigué de votre vie, votre meilleure amie vous lâche donc vous pleurez avec Cassandra. Votre vie actuelle, réelle, n’a plus d’importance, vous êtes immergé dans ce roman. Le titre de ce livre était Le Serment de Cassandra lors de ses premières publications. Ce serment s’est jeté sur vous et vous ne pouvez rien faire pour vous en libérer.

Vous l’aurez compris, l’ambiance de ce roman est prenante. Les sentiments que vous ressentez vous paraissent réels. Vous avez vraiment de la peine pour le personnage principal. J’ai vraiment été étonné d’apprécier autant ce livre. Je ne m’attendais pas à ce que l’intrigue soit positionnée sur la romance, et je ne suis pas fan des romances. Et pourtant, la partie que j’ai préféré est la deuxième, celle où est centrée l’histoire originale, la romance qui est à la base de toutes ces aventures désastreuses (et j’ai adoré visiter cette époque des Croisades !). Finalement, ce livre n’est vraiment pas fait pour les enfants, ni les adolescents, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Je ne vois pas comment ils pourraient percevoir la gravité du récit, si beau soit-il, ni comment ils pourraient entrevoir toutes les subtilités que l’auteur y a placées. Je le conseille donc aux jeunes adultes matures et aux adultes. Mais à conditions que vous soyez prêts à chercher les petits indices de style que l’auteur vous a laissé.


Des qualificatifs ? Immersion complète, triste mais tellement beau !