Lecture suivie 4 : « La Passe-miroir » de Christelle Dabos – Épisode 3 : Livre 2 : « Les diparus du Clairdelune »

Titre : La Passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune

Auteur : Christelle Dabos

Éditeur : Gallimard Jeunesse éditions

Couverture de Laurent Gapaillard

560 pages – Prix : 19€00 – Deuxième tome d’une quadrilogie

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adolescents, Jeunes adultes, Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Si vous souhaitez lire les épisodes précédents de ma lecture suivie, ce que je vous conseille, rendez-vous ICI pour le premier et ICI pour le deuxième. Tous ces écrits sont garantis sans spoilers.


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

« Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions des personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au coeur d’une redoutable vérité. »


Voici à présent mes sentiments sur ce deuxième tome : (Juste une petite précision, j’ai écrit cet article le 24 novembre 2020. Aujourd’hui, je me décide enfin à le publier presque en l’état ; avec tout de même quelques petites corrections.)

Alors voilà, nous sommes plus tard. Mais plus tard de pas longtemps, vu que j’écris cet article le lendemain de ma rédaction de l’épisode 2, que ce dernier n’est même pas relu ni corrigé, et donc qu’il n’est même pas publié. Entre nous, ce sera bien la première fois que j’aurais de l’avance dans une chronique sur mon blog, peut-être même la seule avance de toute ma vie ! Enfin, si j’écris cet article si vite, c’est que tout est encore frais dans ma tête, que je ne veux rien oublier et que les tomes suivant me seront livrés dans la journée et je souhaite écrire ma chronique avant de commencer le suivant et de potentiellement me perdre dans mes sentiments. Je souhaite que tout ce que j’ai ressenti dans ce deuxième tome soit dans un coin de mon coeur et qu’il y ait de la place pour le tome suivant.

Donc hier, je finissais ce livre. Environ quatre heures plus tard et après avoir entendu mon chéri me dire des tonnes de fois « tu sais, tu vas devoir le poser un jour », je le lachais enfin. Ça peut paraître idiot dit comme ça, mais non, j’étais incapable de le poser. Je ne voulais pas que ce lien disparaisse. Et je ne vous parle même pas de l’état dans lequel j’étais. J’ai ressenti tellement de choses différentes dans cette lecture, qu’en plus de ne pas vouloir le lâcher, j’ai mis une heure à sécher ces larmes sileucieuses qui ne s’arrêtaient de couler. J’étais dans un état second. Un état dans lequel je n’avais jamais été auparavent. Le sentiment le plus fort qui règnait dans mon esprit était celui-là : j’étais époustoufflée ! Rappelez-vous, dans l’épisode précédent de cette lecture suivie et quand j’ai terminé le premier tome, j’avais peur de voir J.K. Rowling et son fabuleux Harry Potter se voir détrôner de la première place dans mon coeur. Même si j’espèrais, juste un peu, pouvoir de nouveau ressentir ce genre d’émotion lors d’une lecture, je n’imaginais ça pas vraiment possible. Et voilà… oui, voilà que cette chère Christelle Dabos et son Ophélie viennent de prendre la première place du podium ! Je ne doute plus. La Passe-miroir est l’histoire la plus Tout que j’ai jamais lu ! La plus belle, la plus triste, la plus tendre, la plus travaillée, la plus discrète, la plus secrète, la plus changeante, la plus mystérieuse, la plus sombre, la plus délicate, la plus rustre, la plus charmante, la plus sincère, la plus réelle, la plus imaginaire, la plus… la plus… la plus… J’en aurais encore tellement à vous en donner ! Mais si je continue, d’une vous ne me croierez pas ; de deux, vous vous demandez dejà depuis longtemps ce qu’il peut bien clocher dans ma tête ; alors je n’ai pas envie d’en rajouter ; et de trois, je ne veux pas vous spoiler.

Bon, à part toutes ces bonnes paroles, qu’est-ce que je pourrais vous dire qui ne vous en révèlerait pas trop, qui vous donnerait envie de lire ces livres ou qui vous donnerait envie de découvrir l’auteur. En fait, après tout ça, je ne vois pas vraiment ce que je pourrais vous dire de plus. Je vais quand même rajouter ça, une prouesse que peu d’auteurs sont capables de faire. Depuis le premier tome, et surtout dans ce deuxième, il y a une intrigue principale comme dans tous les livres, mais je n’ai pas souvent vu des romans avec autant d’intrigues secondaires si bien étudiées. Des histoires, beaucoup d’histoires, qui sont ultra-complémentaires au récit principal, qui auraient pu permettre à l’auteur d’écrire beaucoup plus de tomes, mais gérées d’une telle main de maître que Christelle Dabos a parfaitement réussi l’épreuve en n’en faisant qu’un tome, grâce à la légèreté de sa plume,.


Finalement, encore maintenant, encore un peu, j’ai peur. Même si je me doute que je ne serais pas déçue par les tomes suivants, je me demande s’ils seront à la hauteur des deux premiers. Le premier ayant été excellent, le deuxième encore plus, qu’est-ce qui m’attend avec le troisième… Peut-on vraiment faire mieux ? La réponse au prochain épisode.

Lecture suivie 4 : « La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos – Épisode 2 : La seconde partie

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Titre : La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver

Auteur : Christelle Dabos

Éditeur : Gallimard Jeunesse éditions

Couverture de Laurent Gapaillard

528 pages – Prix : 19€00 – Premier tome d’une quadrilogie

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adolescents, Jeunes adultes, Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Ça fait un bail que j’ai terminé ce premier tome et je n’ai jamais continué de vous conter cette lecture suivie. Il est temps d’y remédier. Si vous souhaitez lire ou relire l’épisode un, c’est par ici.


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.»


Voici à présent mes sentiments sur la seconde partie appelée « Au Clairdelune » :

Je vous ai promis de faire mes lectures suivies sans spoilers, et je compte bien m’y tenir. Et pour tout vous dire, ça va être très facile avec cet épisode 2 vu que j’ai fini la lecture de ce roman il y a six mois déjà, et que même si je me souviens de beaucoup de choses, je n’ai pas une mémoire infaillible (loin de là) et je ne voudrais pas vous tromper. Alors que vais-je bien pouvoir vous dire ?
Que je ne suis qu’une égoïste qui a voulue garder le plus longtemps possible cette histoire pour elle toute seule, que je ne voulais pas la partager, que je voulais simplement qu’elle n’appartienne qu’à moi. Ha oui, je vous donne une belle image de moi. Mais en même temps… quel lecteur, parmis tout ce que nous sommes, n’a tout simplement pas voulu garder pour lui seul au moins une fois, un coup de coeur immense ? Je ne dis pas qu’on a jamais voulu les partager, mais qu’une part de chacun d’entre nous fait que nous voulons rester seuls dans nos histoires un moment de plus. Et pour ma part, ce moment, sur ce livre, a durée une éternité !
Mais pourquoi ? Pourquoi ai-je voulu garder ce livre pour moi aussi longtemps ? Pour ça :

« Je viens de finir un livre. Je crois que si ça continue à être aussi parfait, aussi intéressant, aussi bien écrit, aussi tout, cette série risque d’être de loin ma préférée. Le tome premier est plus qu’excellent ! Harry Potter a du soucis à se faire… va-t-il se faire détrôner ??? »
publication de ma page facebook du 9 juillet 2020

J’avais peur… J’étais effrayée… Je n’ai même pas répondu aux commentaires que j’ai reçu. Mais quel livre, quel auteur serait seulement capable de détrôner J.K. Rowling dans mon coeur ? Qui oserait me faire cet affront ? Comment seulement cela serait-il posible ! Et en plus de cette peur iracible qui me tenaillait, j’avais en moi tout un tas d’émotions qui m’avait sauté dessus, sans même prévenir, à la fin du roman. J’étais épatée. Par le style de l’auteur, la qualité de l’écrit et de l’histoire, par l’entièreté des personnages, par la complexité et l’immensité des lieux. Mais surtout, j’étais épatée par le fait que tout était parfait, que tout s’emboitait à la perfection, je n’avais rien, absolument rien à redire de quoi que ce soit. J’ai été transportée comme jamais, pour être redéposée dans mon monde si banal et bancal et de façon assez brutal.
Je devais réfléchir à tout ça, je devais remettre les pieds sur terre. Je devais lâcher les personnages, leurs humeurs, leurs histoires. Je devais redevenir moi.

Le fait est que redevenir moi a été trop rapide. Et j’avais de nouveau peur… Peur de reprendre l’histoire. Peur de ne pas être prête à retrouver les héros. Peur de voir Harry Potter au second plan, même s’il faut l’avouer, ça fait rêver de lire un jour un livre si puissant que même notre sorcier préféré se retrouve destitué. Oui, je l’ai rêvé mais jamais je ne l’aurais vraiment imaginé possible. Mais surtout, et finalement, j’avais peur d’être décue. Par l’auteur, que sa qualité d’écriture ne soit plus la même. Par les personnages, qu’ils aient changés au point de ne plus me plaire. Par l’histoire, qu’elle devienne moins complexe et moins intéressante.

Tous ces éléments regroupés ont fait que même si j’ai acheté le deuxième tome la veille de la fin de ma lecture du premier, je n’ai pas pu le lire, ni l’ouvrir avant six mois. Et que je n’ai pas pu vous écrire cet épisode plus vite.


Et nous en sommes maintenant là, six mois après ma lecture du premier tome. Moi à vous écrire – enfin ! – ce deuxième épisode de cette lecture suivie, et vous à me lire et à vous demander – certainement – ce que vous apporte de lire ce genre d’article qui n’a rien d’une chronique. Et pourtant, vous êtes encore là, ainsi que moi à vous raconter tout sauf l’histoire de ces livres. Et nous serons là, plus tard, encore ensemble je l’espère, pour l’épisode trois de cette lecture suivie qui arrivera très vite.

Lecture suivie 4 : « La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver » de Christelle Dabos – Épisode 1 : Le résumé et la première partie

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/A1RXvV-a53L.jpgTitre : La Passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver

Auteur : Christelle Dabos

Éditeur : Gallimard Jeunesse éditions

Couverture de Laurent Gapaillard

528 pages – Prix : 19€00 – Premier tome d’une quadrilogie

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adolescents, Jeunes adultes, Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Bienvenu pour mon quatrième épisode de Lectures suivies ! Cela fait très très longtemps que je n’ai pas écrit d’article sur mon blog et je ne me serais pas imaginée que je pondrais une lecture suivie. J’espère ne pas avoir perdu la main, et j’espère surtout vous avoir au rendez-vous. Bon suivi à tous !


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

«Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Une héroïne inoubliable, un univers riche et foisonnant, une intrigue implacable. Découvrez le premier livre d’une grande saga fantastique et le talent d’un nouvel auteur à l’imaginaire saisissant.»


Voici à présent mes sentiments sur la première partie appelée « Les Fiancés » :

La première fois que je suis allée aux Imaginales, il y avait une conférence avec l’éditeur de Bragelonne. Une des questions posée était « Comment choisissez-vous un livre parmi tous les manuscrits que vous recevez ? Qu’elle est votre façon de trier en premier lieu ? ». Il a répondu que tout ce faisait dans les premières pages d’un roman, dans les deux premières pages. Que si le style, l’histoire ou les personnages présentés ne lui faisaient rien ressentir, le manuscrit n’était pas lu. Un lecteur, quand il choisit de lire un livre ou de l’acheter, il lit en général le tout début. Si l’accroche se fait, le roman est acheté. Si non, il est reposé sur l’étagère.
Pour le coup, je suis entièrement d’accord avec monsieur Bragelonne. En librairie, ou même dans ma bibliothèque, quand je veux choisir un roman, je lis les deux premières pages. C’est là que je sais si j’ai envie de le lire ou de l’acheter. Je suis bien sûre consciente que parfois, l’auteur se révèle dans la moitié du roman ou même à la toute fin.
Enfin bref, tout ça pour dire que j’ai commencé ce livre il y a quelques jours et que je n’en ai pas parler tout de suite vu que je voulais égoïstement garder le début du roman pour moi.

Dès les premières phrases, les deux premières phrases, j’ai vu que ce livre était unique. Je cite : « On dit souvent des vieilles demeures qu’elles ont une âme. Sur Anima, l’arche où les objets prennent vie, les vieilles demeures ont surtout tendance à développer un épouvantable caractère. » Cela peut vous paraître bizarre, mais j’ai su imédiatemment que j’allais adoré ce roman. Déjà, les maisons ont une âme et un sale caractère. Non je rectifie, ce ne sont pas des maisons, mais des demeures. Oui, maisons et demeures, c’est la même chose. Mais si vous aviez lu « On dit souvent des vieilles maisons qu’elles ont une âme. Sur Anima, l’arche où les objets prennent vie, les vieilles maisons ont surtout tendance à développer un épouvantable caractère. », celà vous aurait-il fait le même effet ? Pour ma part pas du tout. Le mot maison a une connotation beaucoup plus familière que demeure. De plus, la répétition de maison se fait de suite remarquer alors que celle de demeure sonne plus discrêtement. J’étais donc déjà sûre que le style de l’auteur serait travaillé et vraiment agréable à lire. Ensuite, à la troisière phrase, on nous présente les sentiments du batiment des archives familliailes. Alors déjà il y a des archives, (oui, là c’est personnel, je rêve d’aller fouiller des archives et de découvrir pleins de secrets de famille), et en plus, ce batiment a des sentiments ! Non mais sérieusement, une maison des archives qui a des humeurs. J’adore ! Donc la première page nous décrit les sentiments des archives. Lors de la deuxième, on a la description d’un personnage entrant dans le lieu en traversant un miroir. Voilà, le tour est joué. En plus de commencer le livre en beauté en nous étonnant par l’originalité des faits, Christelle Dabos nous prouve en seulement deux pages qu’elle a un don pour les descriptions.

Je vous parle de don, je vous explique. Savez-vous comment ce roman a été choisi et comment il est arrivé sur le marché du livre ? Les éditions Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama ont organisé un concours intitulé Concours du premier roman qui visait à trouver un tout nouvel auteur, jamais publier, afin de donner sa chance à tout le monde. Les seules règles étaient d’avoir écrit un roman sur l’imaginaire et d’avoir un minimum de signes. Toujours grâce à une conférence lors d’une édition des Imaginales, Christelle Dabos a dit ne pas avoir voulu présenter son roman à la maison d’édition. Elle écrivait juste pour son plus grand plaisir, juste pour elle et pour quelques amis qui la lisait. Elle n’avait aucune intention de publication. Si mon chéri se souvient bien, car cela fait deux bonnes années que cette édition à eu lieu et que c’est lui qui a participé à la conférence et m’a rapporté les faits, elle a dit avoir tout de même envoyé son roman aux éditions Gallimard jeunesse pour le concours, car elle avait parié avec ses amis qu’elle ne serait jamais publiée. Le manuscrit est parti dans la boite lors des derniers jours du concours. Fort heureusment pour nous, ses amis ont eu absolument raison d’insister car ce livre promet d’être une belle pépite !

Mais revenons-en à notre histoire. Je ne vais bien sûr rien spoiler, je ne vais même pas vous en dire beaucoup plus que : ce livre est une romance entre le lecteur et des descriptions écritent à la perfection qui vous feront voyager et vivre une histoire où il ne se passe quasiment aucune action. Une seule action en fait. Mais elle est écrite tellement subtilement que vous ne la verrait pas en tant que telle. J’avoue juste adorer les romans où il ne se passe rien. J’adore quand on peut ressentir avec les personnages. J’adore vivre à travers les lieux et les sentiments, la pluie et le beau temps. Durant toute la première partie de ce roman, je n’ai que deux questions qui me taraudent et dont je veux absolument savoir les réponses, mais pas trop vite, car je veux continuer à prendre ce plaisir de lire une plume si raffinée.


Voici la première mini-interview de Christelle Dabos :

Normalement, cette partie est une mini-interview, mais je n’ai pas pris contact avec l’auteur. Cela viendra sûrement, encore faut-il que j’en prenne le temps vu que je dévore son roman, et bien sur que Christelle Dabos soit partante. Je vais donc vous parler d’une autre annecdocte apprise lors de cette conférence aux Imaginales. (Encore une fois, c’était il y a deux ans pour la sortie de son troisième tome et je n’ai malheureusement pas moi-même participé à ce moment, ce que je regrette énormément, donc si mes propos sont faux, je vous mettrai une petite correction.)

Christelle Dabos a confié lors d’une question qui s’adressait à l’illustrateur des couvertures, Laurent Gapaillard, qu’elle s’aidait des illustrations dès elle en avait besoin. C’était des plans précieux qui lui permettaient de se retrouver géographiquement dans certaines des structures qu’elle imaginait.


Je vous retrouve très bientôt, j’espère, pour un deuxième épisode !

Lecture suivie 3 : « L’œil d’Abaddon » de Keren Nott – Épisode 1 : le résumé et le premier chapitre

Titre : L’œil d’Abaddon

Auteur : Keren Nott

Éditeur : Underground éditions

Couverture de Camille Alquier

384 pages – Prix : 19€90 – Tome unique

Genre : Post-apocalyptique – Lectorat : Adultes

Site web de l’éditeur avec accès sur la page du livre ICI


Bienvenu pour mon troisième épisode de Lectures suivies ! J’espère que ça vous plaira de me suivre en plein cœur de ces livres qui ont des choses profondes à dire. Bon suivi à tous !


Pour bien démarrer, voici le résumé de l’éditeur :

« C’est la fin du monde. Pas de doute, nous y sommes.
J’avais appris à craindre les catastrophes naturelles, l’ire légitime de la Terre que nous détruisons chaque jour un peu plus. Perdu.
C’est autre chose qui causera notre perte à tous, quelque chose de plus grand, quelque chose de plus beau encore que la planète nous vouant au néant, excédée par nos dernières conneries, lassée du nucléaire, de la pollution, de la consommation à bâtons rompus.
La lumière… Nous qui de tout temps avons craint les ténèbres, c’est son antithèse que nous redoutons aujourd’hui.
Il est l’heure pour nous, Terriens, de nous résigner. Rien ne sert d’avoir peur, de se plaindre, de se battre. La fin est proche, et elle n’épargnera personne.
Il ne nous reste plus qu’à saluer l’apocalypse. »


Voici à présent mes sentiments sur le premier chapitre du livre :

Je ne voulais pas forcément faire une lecture suivie pour ce livre. Mais dès le premier chapitre, bien qu’il fasse moins d’une page, j’ai eu envie de partager ma lecture avec vous et de poser des questions à Keren sur son univers. Donc me voilà en train de taper des petits mots afin de vous faire découvrir de nouveau cette fabuleuse auteur.

Je ne vais pas vous dire grand chose sur ce premier chapitre, car il est tout petit et il est presque identique au résumé, à quelques mots près. Mais il est bien plus percutant. La première chose que je me suis demandée en le lisant c’était « Mais comment moi j’imagine la fin du monde ? Comment va-t-elle arriver, si peu qu’elle arrive vraiment ?! » car c’est bien là le premier sujet du livre : la fin du monde. J’ai plus tendance à dire qu’il y aura une apocalypse zombies, ou quelque chose du genre, créée par une guerre nucléaire ou par un remède médical qui fera l’effet inverse de celui voulu. Pour moi, c’est l’humain qui va détruire l’humanité, pas la Terre comme le pensais le premier personnage du livre, Kir. « Il ne nous reste plus qu’à saluer l’apocalypse. » dit-il. Et à nous, lecteurs, il ne nous reste plus qu’à tourner les pages.

Alors dites-moi, chers lecteurs, comment imaginez-vous l’apocalypse ? Et d’ailleurs, pensez-vous qu’il va y en avoir une ?


Voici la première mini-interview de Keren :

Coucou Keren ! Alors, dis-moi comment s’est passé l’écriture de ton second roman ?  »Eh bien, l’écriture de l’OEil d’Abaddon n’a rien eu de commun avec celle de Je suis un monstre. Elle a pris beaucoup plus de temps et a été assez houleuse. J’ai traversé de longues périodes sans écrire, et on peut dire que ce roman ne m’apparaissait jamais assez bien. J’étais éternellement insatisfaite. Une certaine pression s’était installée malgré moi, un stress « post-monstre ». Je voulais faire au moins aussi bien que ce premier roman mais c’était difficile pour moi de me départir tout à fait d’Edselias et d’Aiden… Néanmoins, grâce au travail des Éditions Underground, j’ai réussi à faire de L’OEil d’Abaddon un livre qui me contente aujourd’hui ! »

Comment imagines-tu l’apocalypse ? Penses-tu qu’il va y en avoir une ? Si oui, t’y es-tu préparé ? « Apocalypse est peut-être un grand mot. Il porte en lui quelque chose d’inéluctable et de terrible qui fait que ce terme est difficile à employer… Mais je ne nous pense pas à l’abri de certains conflits. Selon moi, l’apocalypse revêtirait l’aspect d’une pandémie, un virus que rien ni personne ne parviendrait à enrayer. Malgré les considérables avancées du monde scientifique et médical, l’humain reste tout de même particulièrement vulnérable face à ce type de menaces… Et je trouve qu’il n’y a rien de plus effrayant, au fond, que ce type d’ennemi insaisissable. Un autre scénario qui me vient aisément à l’esprit repose davantage sur la condition humaine. Je ne pense pas l’Homme bon par nature, et je suis persuadée qu’on finira par s’entre-tuer… Je sais, c’est d’un affreux pessimisme !
Et je n’y suis pas du tout préparée ! Je suis nourrie à la littérature horrifique et aux jeux vidéo de type survival horror depuis mon adolescence mais je ne suis pas sûre que cela suffise à me tirer d’affaire ! »

Un petit mot pour les lecteurs afin de leur donner envie de lire ton roman ? « L’OEil d’Abaddon a été un projet difficile pour moi. Je suis sortie de ma zone de confort avec ce roman. J’aurais aisément pu écrire un second Je suis un monstre, un livre qui sentirait le réchauffé, mais je ne pouvais m’y résoudre. Ils ont cependant des points communs : on y retrouve un certain pessimisme vis-à-vis de la part d’ombre qui réside en l’Homme, ainsi qu’une utilisation du gore et de sentiments violents qui heurtent et interrogent. Alors, si vous avez envie de me suivre pour cette nouvelle aventure, n’hésitez pas ! »


Je vous retrouve très bientôt pour un deuxième épisode !

Lecture suivie 2 : « Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages » de Elen Brig Koridwen – Épisode 3 : les six derniers livres

ELEA couv t1Titre : Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages

Auteur : Elen Brig Koridwen

Éditeur : Auto-édition

Couverture de Elen Brig Koridwen

824 pages – Prix : 4€99 (uniquement en e-book) – Premier tome d’une série qui en comptera neuf

Genre : Science-Fiction – Lectorat : Adultes

Site web de l’auteur ICI


Bienvenu pour mon deuxième livre de Lectures suivies ! J’espère que ça vous plaira de me suivre en plein cœur de ces livres qui ont des choses profondes à dire. Bon suivi à tous !

Pour voir l’épisode 1 de cette lecture suivie ainsi que le résumé du roman, c’est par et pour l’épisode 2, c’est par ICI.


Petite précision :

Cette histoire est découpée en neuf tomes, qui comprennent chacun neuf livres, dont chacun est divisé en neuf chapitres. Ici, je vous parle des livres 4 à 9 du tome 1 : Élie et L’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages, livre 4 : Le Franc-jardinier, livre 5 : L’alchimiste, livre 6 : Le Grand Maître, livre 7 : L’école des Pouvoirs, livre 8 : Sacrifices et livre 9 : La bataille des Transes.


Mon avis à chaud/mon avis final :

Je connais l’auteur de ce roman depuis plusieurs années, c’est une personne que j’apprécie beaucoup, mais son premier tome n’a pas su me convaincre, malheureusement. Je vous explique tout ensuite, en commençant par mon avis à chaud sur les six derniers livres de ce tome un et ensuite en vous faisant une synthèse sur la totalité de l’histoire.

Pour mon avis à chaud, j’ai fini il y a deux jours le bouquin. Je voulais vous faire un épisode sur les livres 4, 5, et 6 qui sont appelés Les Maîtres des Transes, mais je n’en ai pas vu l’utilité : je n’ai pas vu de coupures ou de choses s’en rapprochant. J’ai donc fini l’histoire dans le but de vous donner du concret. Pour moi, les livres 4, 5, 6, 7 et 8 sont les mêmes. Ce que je veux dire, c’est que s’il n’y auvait pas de chapitres ou de livres les séparant, je n’aurais pas vu la différence. En effet, la trame de cette partie est la suite directe des livres 2 et 3 : les cours que va recevoir le personnage principal et la somme des informations que le lecteur va devoir accumuler. Je vous en avais déjà parlé dans l’épisode 2, ici, c’est exactement la même chose. Élie, notre héroïne, est surdouée. À neuf ans, elle va passer son bac. Le fait qu’elle soit le messie n’arrange pas les choses pour le lecteur. Les cours que la petite fille reçoit sont hyper approfondis, et quand ils ne le sont pas assez selon Élie, elle pose dix milles questions pour en savoir plus. Comme précédemment, je me sens perdu. Sur les sujets qui ne m’intéressent pas ou que je ne connais pas, je n’arrive tout simplement pas à suivre. Par contre, pour les sujets que je connais ou qui m’attirent, j’adore vu que j’apprends énormément de choses. Mais, par rapport à l’histoire ou plutôt par rapport à la trame que suit l’histoire, je ne vois pas l’utilité d’en dire autant maintenant. Je suis persuadée que toutes ces informations ne sont pas utiles présentement, mais je me doute que pour les tomes suivant, elles seront très importantes. Ce qui en ressort, c’est que le livre est beaucoup trop gros. Il y a trop de longueurs et le lecteur à tendance à lâcher prise sur les personnages, sur l’histoire à plusieurs moments. Et puis on ne peut pas tout retenir, c’est juste impossible. On fait donc un tri, ce qui n’est pas forcément la bonne solution vu qu’on ne sait pas ce qui est important ou non. Par contre, je reste encore une fois ébahie par la culture qu’à l’auteur, les recherches qu’elle a du faire, le savoir qu’elle doit avoir. Sans oublier son côté visionnaire qui ressort à chaque chapitre. Petit bémol au niveau du style littéraire que je n’ai pas forcément trouvé très fluide, sûrement à cause du flot d’information donné qui gâche le reste.
Il y a un moment où j’ai vraiment décroché par rapport à l’histoire. Rappelez-vous, j’avais dit que ce livre était un mélange de livres sains, d’encyclopédies, de documentaires. Le tout dans une réalité qui ne peut être une fiction. Tout est fait pour que l’histoire paraisse la plus réelle possible. Mais mon esprit n’a pas pu accepter une chose. J’ai réussi à m’habituer à à peu près tout, sauf un fait : la résurrection. Attention, ce n’est que moi là ! Je n’arrive tout simplement pas à me dire que c’est possible. Et donc, à partir de cette page là, j’ai carrément décroché et n’ai plus pu accepter la suite de l’histoire. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder l’eau du vase. Le trop plein qui restait sagement dans son espace a fini par éclater. Désolée Elen, mais là, je n’y suis vraiment pas arrivée ^^.
Hormis ça, j’ai vraiment apprécié un personnage plus que les autres, le bras-armé, même si dès le départ j’avais deviné qui c’était et comment l’histoire aller se goupiller. J’ai trouvé ça dommage que ce ne soit pas plus discret, de façon à ce que la révélation ne soit dévoilée qu’à la fin. Élie, le héros est attachante, mais seulement comme on aime une enfant de son âge. Je n’ai pas eu plus de sentiments pour elle que nécessaire. Par contre, j’ai adoré le personnage de Pat, son caractère et sa façon de parler surtout.
Pour terminer cet avis à chaud, je vous parle rapidement du dernier livre : de la première grosse bataille. Je la trouve bien faite, bien écrite, bien décrite, bien ficelée. Peut-être encore un poil longue, comme le reste. Mais elle reste visuelle à souhait.

Je suis très contente d’avoir lu ce bouquin, ou pavé, faut se le dire (824 pages pou le format Kindle et 753 pour mon format PDF, donc du texte dactylographié sur des feuilles A4). Le gros point noir de ce livre est qu’il est vraiment beaucoup trop long. Il serait excellent avec moins d’informations et donc moins de pages. Il aurait fallu adapter les points importants au premier tome et mettre le reste sur les suivants, trouver un juste milieu.

En tout cas, si vous êtes avide de connaissances, ce livre est vraiment fait pour vous ! Et encore une fois, bravo Elen, même si j’ai pas vraiment apprécié ma lecture, tu m’as épatée !


ELEA couv t1-0Mini-interview de Elen :

Tu sais exactement où tu vas dans ce récit. Mais penses-tu que c’est vraiment nécessaire de donner toutes ces informations dès le premier tome ? Les autres vont-ils être aussi complets, faire autant de pages et avoir autant de détails ? « En fait, ce premier tome était un peu particulier.
Pour commencer, comme dans toute saga je devais fournir beaucoup d’éléments pour présenter un contexte assez complexe, de nombreux personnages, et préparer la suite. Surtout, EELA possède une spécificité par rapport à la fantasy, par exemple, ou à la SF qui se situe dans un futur lointain.
En fantasy, l’on peut se contenter d’esquisser un univers plus ou moins cohérent, un simple décor peint en trompe-l’oeil, comme au théâtre, sans pour autant déranger les lecteurs. En hard SF, l’on se soucie de rendre l’aspect technique aussi vraisemblable que possible, mais pour le reste, on peut laisser libre cours à son imagination.
Or, j’avais pris le parti délicat – un véritable pari – de situer l’histoire dans un futur très proche, et de l’ancrer dans la réalité. Je devais donc brosser un tableau non seulement très vraisemblable, mais faire en sorte que le lecteur se sente complètement impliqué, comme si je l’emmenais dans ce que serait son propre monde moins de 20 ans plus tard (j’ai écrit le premier jet d’EELA en 2007).
Cela nécessitait beaucoup d’explications historiques, scientifiques, etc, pour que tous les changements apparaissent logiques et cohérents, et que la continuité avec la réalité actuelle soit fluide et assez naturelle, en dépit du fait que le monde d’EELA comporte pas mal de changements, comme l’usage de pouvoirs psychiques. Tu vois que c’était une entreprise très ambitieuse, voire un peu folle, qui m’a obligée à beaucoup plus entrer dans les détails que je ne l’aurais fait pour un univers purement imaginaire.
Il y a aussi un autre aspect. En 2007, j’étais très malade et je pensais ne jamais ressortir vivante de mon lit. J’ai écrit Les trois Sages pour mes enfants, comme une sorte de testament, en y mettant tout ce que j’avais à leur transmettre comme connaissances et convictions. Et j’ai d’autant plus chargé ce premier tome que j’étais persuadée de ne jamais avoir l’occasion d’écrire la suite…
La saga est désormais découpée en volumes de 3 Livres (1/3 de tome) chacun. Les Livres seront peut-être aussi longs, mais il y aura beaucoup moins de documentation (ce que déplorent déjà certains lecteurs) et davantage d’action. C’est sensible dès le dernier tiers du volume 4 « L’Arbre des Mondes » (autrement dit, le Livre III du tome 2), lorsque Élie et son Escorte atterrissent en Afrique pour une longue tournée qui donnera lieu à des aventures très mouvementées.
Les deux premiers Livres ont été employés à restituer le contexte et les personnages (la parution du tome 1 remonte tout de même à 4 ans…) et à poser les bases de l’intrigue ésotérico-métaphysique (le sens de la vie et de la mort) qui sert de fil conducteur à la saga. Par la suite, tout sera plus fluide, chaque tome (3 volumes désormais, pour plus de légèreté) se déroulera dans un nouveau pays, donc il y aura beaucoup de voyages et d’aventures ! Cela, même si la saga revendique un côté « découverte et réflexion »: EELA n’est pas, c’est certain, le genre d’histoire que l’on peut lire pour se vider la tête.
»

Je vais te demander de nous donner envie de lire la suite. À toi de jouer ! Attention, aucun spoiler. « À partir du volume 4, Élie entame une tournée qui va la conduire dans toutes les régions du monde, à la découverte d’autres cultures, de nouveaux Maîtres et de nouveaux alliés. Du dépaysement, donc, mais aussi d’innombrables péripéties, car les dangers se multiplient et le monde sombre peu à peu dans le chaos. Les volumes 4 à 6 se déroulent en Afrique, où Élie se retrouvera en pleine zone de guerre, puis dans une situation encore plus extravagante et périlleuse, où le profil de son avatar dans le jeu en réseau « WOB » prendra tout son sens 🙂 Je n’ai pas trop spoilé, là ? »

Petit mot supplémentaire de l’auteur pour ses lecteurs : « J’ajoute que EELA peut déconcerter les lecteurs d’aujourd’hui, habitués à des histoires conçues exclusivement pour distraire : nous sommes à une époque où la culture est devenue un produit industriel, qui doit être vite consommé afin que le lecteur passe à l’achat suivant dès que possible. EELA – et c’est ce qui fait son succès auprès d’un public exigeant, quel que soit son âge – combine une trame ludique « normale » incluant de l’action, de l’humour, du suspense, avec une masse d’informations et de réflexions. C’est un roman qui tente de faire le tour du monde, au sens propre et figuré ; une sorte de vade mecum qui contiendrait « tout sur tout », ou du moins qui essaie de s’en approcher autant que possible. Bref, le livre que, personnellement, j’aurais aimé emporter sur une île déserte, parce qu’on peut le relire sans fin pour ses multiples aspects, ses différents niveaux de lecture, et l’étendue des thèmes qu’il aborde. Je l’ai dit plus haut : c’est un peu mon testament… Il contient ma vision du monde, mais aussi la tienne et celle de tous ses lecteurs. Je suis d’ailleurs navrée de voir que tant de chroniqueurs y voient surtout une histoire sur les religions – sans doute parce qu’il traite entre autres du péril terroriste, une donnée géopolitique incontournable, et de la montée des extrémismes religieux – alors qu’en vérité, c’est un livre du type « ce que je sais/ce que je crois » au sens large du mot « croyance » : ce à quoi nous sommes attachés, ce qui nous fait avancer, ce qui transforme les uns en assassins et les autres en « médecins des âmes », comme dit Vaast Van Voornaam… Si je devais résumer, je dirais « un livre sur la vie. Et sur la mort, bien sûr, puisqu’elle fait partie de la vie. » »


À bientôt !

Lecture suivie 2 : « Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages » de Elen Brig Koridwen – Épisode 2 : les trois premiers livres

ELEA couv t1

Titre : Élie et l’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages

Auteur : Elen Brig Koridwen

Éditeur : Auto-édition

Couverture de Elen Brig Koridwen

824 pages – Prix : 4€99 (uniquement en e-book) – Premier tome d’une série qui en comptera neuf

Genre : Science-Fiction – Lectorat : Adultes

Site web de l’auteur ICI


Bienvenu pour mon deuxième livre de Lectures suivies ! J’espère que ça vous plaira de me suivre en plein cœur de ces livres qui ont des choses profondes à dire. Bon suivi à tous !

Pour voir l’épisode 1 de cette lecture suivie ainsi que le résumé du roman, c’est par .


Petite précision :

Cette histoire est découpée en neuf tomes, qui comprennent chacun neuf livres, dont chacun est divisé en neuf chapitres. Ici, je vous parle des livres 1, 2 et 3 du tome 1 : Élie et L’Apocalypse, tome 1 : Les Trois Sages, livre 1 : La Révélation, livre 2 : Le Talisman et livre 3 : Le Sanctuaire.


Mon avis à chaud :

Vous avez pu voir dans mon épisode 1 que j’ai lu le premier livre en 2012 et que ma chronique n’était pas du tout objective ni très travaillée. Depuis, mon avis a bien changé, j’ai grandi et j’ai appris à voir certaines choses dans les histoires ou dans la manière d’écrire qui n’était pas dites. Je vais donc vous parler ici de mon avis présent. Cependant, il faut que vous sachiez deux petites choses avant que je vous parle de ma lecture. Les trois premiers livres de ce tome 1 sont une relecture, et comme je suis bizarre, je dois préciser que je !!! DÉTESTE !!! relire un livre. Oui, vraiment. J’ai l’impression de perdre mon temps, déjà que je n’en ai pas forcément beaucoup, alors que je pourrai lire un roman qui m’attend bien sagement dans ma PAL. J’ai donc fait un énorme effort pour relire ces 224 pages, étant donné que l’auteur m’a bien dit avoir changé pas mal de choses par rapport à la version précédente. De plus, la nouvelle version est publiée seulement en e-book ! Péché ! Je n’aime pas, mais alors pas du tout lire des livres électroniques. Je fais partie des gens qui veulent toucher le papier, sentir l’odeur si fine du bouquin, je veux qu’il soit exposé dans ma bibliothèque, etc. Donc, ces deux éléments ont fait que je n’ai pas forcément apprécié ma lecture. Attention, je dis bien que c’est moi qui pèche là, pas l’histoire, ni le style, moi et moi seule.

Que vous dire sur ce début si différent ? Ben ça tiens, différent. J’ai eu du mal à trouver un mot qui pourrait expliquer ce qu’est ce livre, et pour tout vous dire, je ne l’ai toujours pas trouvé. Mais je trouve que différent s’en approche, même si ce n’est pas exactement ça. Pour moi, ce roman n’est pas un roman, mais ce n’est pas non plus un documentaire, non plus un livre futuriste, non plus une sorte de bible, même si tout cela m’y fait grandement penser ! Je dirais que c’est un mélange de tout. Pour moi, cette histoire n’est pas vraiment une histoire, elle n’est à mon goût pas assez « romancée » pour être classée en histoire, mais trop « fictive » pour paraître dans les catégories documentaire ou livre religieux. Voilà ce qui ressort réellement de ma lecture : l’auteur sait carrément où elle va. Elle nous décrit un rêve ou une vision. Je dirai une vision dont elle ajoute certains éléments pour en faire une histoire qui paraîtra fiction. (Attention, je ne prends pas parti, je ne parle pas de ce que je crois, je dis juste ce que je ressens en lisant le livre.) Je dirais donc que ce livre est une « vision romancée ».
Dans le style de l’auteur, que je trouve plutôt fluide, j’ai eu du mal avec certains éléments : il me manque des descriptions plus génériques, il me faut des dialogues parfois plus faciles à comprendre. L’auteur sait de quoi elle parle, elle a fait des recherches, c’est indéniables. J’ai vraiment senti qu’elle a mis tout son cœur dans la recherche de la vérité (au possible) et a voulu tout nous expliquer, mais un poil trop. Certains éléments restent évasifs quand on ne connaît pas le sujet. Ou disons plutôt que ce n’est pas forcément facile de tout comprendre quand on y connaît rien ^^. Le livre est centré sur les religions, toutes confondues. Nos croyances et l’éducation que l’on a reçu font que nous en comprenons certaines, mais quand l’auteur nous parle des autres, et bien on est un peu perdu. De même pour la science et l’informatique. Je m’y connais un peu, mais juste le minimum nécessaire. Mais cela reste super intéressant ! On apprend plein, plein, plein de choses ! C’est impressionnant tout ce condensé d’informations. Je suis sûre de ne pas avoir tout assimilé. Et encore, mon cerveau n’arrête pas de faire tourner certains éléments pendant mes lectures (d’où ma remarque « style plutôt fluide », vu que l’on réfléchi plus qu’on ne lit).

Je pense qu’ici, il faut apprendre à faire la part des choses. Garder en tête les éléments importants au côté fictif, et réfléchir sur les indicateurs de la vision. En fait, il faut différencier deux catégories de lecteurs ici : ceux qui veulent lire pour le plaisir, et ceux qui veulent apprendre des choses. Après vous pouvez être un lecteur qui correspond aux deux niveaux, je vous dis chapeau si vous arrivez à tout intégrer ^^.

L’histoire de cette surprenante série est religieuse. Je dis l’histoire vu que le personnage principal ne l’est pas, ou pas encore. Élisabeth est une gamine surdouée. À neuf ans, elle est en dernière année de lycée et s’apprête à passer son bac. Un beau jour on lui apprend qu’elle est le Messie. Alors commence une nouvelle vie. À côté, les sectes religieuses, les clans, les politiciens, tous sont sur le qui-vive, soit pour la sauver, soit pour la tuer. Et accessoirement pour l’éduquer.
Ça vous paraît simple comme ça hein ? Maintenant, dites-vous que vous êtes en 2025, que les pouvoirs Psychiques sont bien présents, que vous allez apprendre plein de choses sur les religions, prophètes etc., que vous allez voyager et éviter les bombes, que vous allez jouer à un super jeu en ligne sur internet avec un casque de réalité virtuelle, que vous aller vous dire que cette gamine n’est pas normale, que son meilleur ami est top, et qu’en fait, cette histoire est dingue ! C’est un mélange de tout ça. Vous allez parfois suivre Élie dans son apprentissage, mais aussi les sectes et voir les complots. Je ne vous ai pas précisé que les terroristes font partis des personnages principaux, et Daesh secondaires. Ce livre est tellement d’actualité, comme si l’auteur avait pré-vue une partie des événements qui surviennent de nos jours (d’où le côté vision dont je parlais tout à l’heure). Enfin bref.
Pour l’histoire, je fais très court. Ce n’est que le début. Je veux juste rajouter que ça, ce n’est pas le millième de tout ce qu’il se passe dans ces trois premiers livres.


Mini-interview de Elen :

Comment t’ai venu l’histoire de Élie ? « J’ai rêvé cette histoire la nuit du 4 novembre 2007, en raccourci mais de façon assez détaillée pour en être frappée. À mon réveil, je me suis mise à l’écrire. »

Qu’est-ce que représente pour toi le fait d’écrire un livre à ce point engagé ? « Je n’aurais pas pensé à qualifier EELA (Élie Et L’Apocalypse) d’engagé, car en fait, je l’ai écrit comme une sorte de testament à mes enfants. Mais de ce fait, il reflète un certain nombre de mes convictions, c’est certain. »


Je vous retrouve très bientôt pour la suite !